Klaus Modick

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Klaus Modick

Message par kenavo le Mer 19 Avr - 6:11



Né en 1951 à Oldenburg, Klaus Modick est un écrivain et traducteur allemand.

Il rédige ses premières nouvelles en 1984 et comptabilise à ce jour de nombreux romans, essais et poèmes.


Source : Editeur

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Re: Klaus Modick

Message par kenavo le Mer 19 Avr - 6:11

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Konzert ohne Dichter / Concert sans poète
Présentation de l’édieur
En 1905, le peintre Johann-Heinrich Vogeler reçoit, distinction suprême des artistes allemands, la Große Goldene Medaille für Kunst und Wissenschaft pour Ein Sommerabend in Worpswede/Un soir d'été à Worpswede, tableau mythique de l'art-déco kitsch qui tient la part centrale du roman.

En se rendant à la remise du prix, Vogeler se souvient du phalanstère d'artistes qu'il a créé dix ans plus tôt dans sa villa de Basse-Saxe, à Worpswede, Allemagne du Nord. Il se rappelle l'échec de cette communauté esthétique, son amitié avec le jeune Rilke, " l'âme sœur ", et les raisons pour lesquelles il a fini par en caviarder le portrait, qui tenait, et pour cause, la place centrale du tableau.

Superbement écrit, rythmé comme la partition d'une musique de chambre close, avec la douceur sure d'un pastel passé, Concert sans poète déroule les doutes en volutes d'un artiste qui contemple sa notoriété. C'est l'histoire d'une jalousie (Vogeler est riche, Rilke est pauvre), le roman de l'impuissance amoureuse (la relation triangulaire entre Rilke, sa femme et Paula Modersohn-Becker), la symphonie sourde d'une stérilité créatrice (Clara Rilke, elle, a du talent). C'est surtout le portrait inattendu et réaliste de l'écrivain de langue allemande préféré des Français : un jeune poète un peu sale, très ombrageux et terriblement misogyne, pour qui les femmes sont au mieux des maîtresses, au pire des muses.
Livre qui a été salué –presque - unanimement en monde germanophone. Aussi bien côté critiques que lecteurs, à l’exception des adeptes de Rainer Maria Rilke. Tous ceux qui l’ont apprécié n’ont pas manqué d’avertir que le poète n’a pas le bon rôle dans ce roman et son portrait est plutôt ‘négatif’. Mais puisque je n’ai pas d’affinités pour lui, je me suis réjouis de cette lecture !

L’auteur prête sa voix à Heinrich Vogeler et il revient aux moments de la rencontre entre le peintre et le poète et les quelques années qu’ils étaient amis. Jusqu’au point où leurs chemins se sont à nouveau séparés. Et cet éloignement s’est fait si grand que Vogeler a choisi de retirer Rilke de son tableau, Un soir d’été, où il tenait la place centrale.

Intéressée par la Colonie d’artistes de Worpswede, j’ai adoré cette lecture.

Bien que les autres personnages importants dans ce mouvement ne sont qu’au deuxième rang, c’est quand même une bonne ‘introduction’ dans ce monde du début du XXème siècle.

Ecriture fluide et passionnante, un roman qui fait plaisir à découvrir.

Petite remarque concernant le titre : ce tableau, dont il est question dans le roman, a eu comme premier titre Le concert  (qu’il garde encore en allemand en deuxième lieu) et c’est seulement l’acheteur qui a choisi d’en donner le titre de Un soir d’été.


Heinrich Vogeler, Un soir d'été à Worpswede, 1905

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