John Steinbeck

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Message par Queenie le Ven 21 Avr - 22:49

John Steinbeck Bb21
(27.02.1902, Salinas - 20.12.1968, New York)

Biographie

[je m’attelle plus tard à la présentation]

Bibliographie non exhaustive

1929 La Coupe d'or,
1932 Les Pâturages du ciel,
1933 Au dieu inconnu,
1933 Le Poney rouge,
1935 Tortilla Flat,
1936 En un combat douteux,
1937 Des souris et des hommes,
1938 La Grande Vallée,
1939 Les Raisins de la colère,
1942 Lune noire,
1945 Rue de la sardine,
1945 La Perle,
1947 Les Naufragés de l'autocar,
1952 À l'est d'Éden,
1954 Tendre Jeudi,
1947 Le Règne éphémère de Pépin IV,
1962 Voyages avec Charlie,

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Message par Queenie le Sam 22 Avr - 22:08

John Steinbeck 97820710
Des souris et des hommes (1937)

Je ne l'ai pas encore terminé, mais j'ai vraiment un "détail" qui m'a frappée. Pour ceux qui s'en souviennent, et qui connaissent, vous ne trouvez pas que le personnage de Small rappelle furieusement le personnage de Coffey dans la ligne verte de Stephen King ??? Deux grands gars à la force colossal, benêts, gentils mais qui se retrouvent dans des situations où ils passent pour des pervers psychopathes dangereux.


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Message par kenavo le Mer 27 Sep - 6:27

John Steinbeck Aaaa94 / John Steinbeck Aaaaa67
Travels with Charley / Voyage avec Charley
Wikipédia a écrit:Travels with Charley: In Search of America est un récit de voyage de l’écrivain américain John Steinbeck. Il raconte le road trip de Steinbeck à travers les États-Unis en 1960 en compagnie de son caniche Charley. Steinbeck écrit qu'il a fait ce voyage poussé par le désir de voir son pays sur le plan personnel puisqu'il vivait en écrivant dessus. Son voyage lui a fait posé beaucoup de questions, la principale étant « à quoi ressemblent les américains aujourd'hui (« What are Americans like today? »)? » Cependant il découvrit qu'il s'inquiétait pour la nouvelle Amérique qu'il vit durant ce voyage.
Steinbeck traverse les États-Unis dans un camping-car spécialement fabriqué pour l'occasion qu'il appelle Rocinante d'après le cheval de Don Quichote. Son voyage commence à Long Island, New York et suit approximativement la frontière extérieure des États-Unis, du Maine jusqu'au Nord-Ouest Pacifique, puis vers le Sud dans sa Vallée de la Salinas natale en Californie, à travers le Texas, puis jusqu'au Sud profond pour revenir à New York. Ce voyage fait environ 16 000 kilomètres.
John Steinbeck Aa226

Cela fait un bout de temps que je voulais découvrir ce livre…

Un passage dans le livre Ruby Tête Haute d’Irène Cohen-Janca m’a décidé d’entamer enfin ce voyage aux côtés de Steinbeck et de son chien :

Je sais aussi qu’un grand écrivain, John Steinbeck, se trouvait là un jour où la foule était déchainée. Il a écrit dans un livre que les femmes ressemblaient à de méchantes sorcières, que ces gens étaient mauvais et moi très courageuse.

Après ma lecture, j’ai fait quelques recherches autour de ce voyage, de ce récit… et j’étais étonnée de trouver qu’il y a des journalistes qui se sont mis à la recherche concernant la véracité de ses propos.

Je ne comprends pas cette démarche. Steinbeck était un romancier… qu’est-ce que cela me fait s’il a mélangé inventions et vérité. Ce qui est certain – c’est un très bon livre. La lecture est plus que plaisante.

Surtout ces journalistes auraient pu s’épargner ces fouilles : il y a une phrase dans ce texte qui montre selon mon avis ce qui en est :

I am happy to report that in the war between reality and romance, reality is not the stronger.
Je suis heureux de signaler que dans la guerre entre réalité et romance, la réalité n'est pas la plus forte.

Ce qui reste un fait : il a fait ce voyage, il a parcouru tous ces États… si les gens qu’il a rencontré (ou non) ont dit ce qu’il a écrit (ou non)… si certains de ce qu’il décrit comme vécu s’est produit de cette façon, je dois dire, je m’en f** Very Happy

Il s’agit d’un texte qui reste toujours succulent, sa façon de raconter ce voyage est extraordinaire, ses réflexions concernant le pays et les gens sont toujours valables… donc – quoi attendre de plus d’une lecture ?

J’ai adoré !
John Steinbeck Aa227

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Message par Epi le Lun 2 Avr - 16:03

@Queenie a écrit:
Je ne l'ai pas encore terminé, mais j'ai vraiment un "détail" qui m'a frappée. Pour ceux qui s'en souviennent, et qui connaissent, vous ne trouvez pas que le personnage de Small rappelle furieusement le personnage de Coffey dans la ligne verte de Stephen King ???  Deux grands gars à la force colossal, benêts, gentils mais qui se retrouvent dans des situations où ils passent pour des pervers psychopathes dangereux.

Très juste, ce sont deux personnages très similaires. Stephen King devait avoir Lennie en tête lorsqu'il a créé Coffey !

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Message par Epi le Lun 2 Avr - 16:04

Of Mice and Men (Des souris et des hommes)
John Steinbeck Of_mic10

Je connaissais l’histoire de George et Lennie mais je ne m’attendais pas à ce que ce soit si moderne autant dans le propos que dans le style et surtout que soit aussi intense et chargé en émotion.

Alors, on est en Californie, en plein dans les années 30 pendant la grande dépression qui a ruiné des millions de vies. George et Lennie sont travailleurs itinérants, allant de ferme en ferme, là où il y a du travail, pour quelques jours, quelques semaines. C’est une vie rude et misérable mais ils ont un rêve, celui de tout américain : posséder un petit lopin de terre qu’ils pourraient travailler et qui les ferait vivre. Ils seraient leurs propres patrons, ils cultiveraient un potager, rien de grandiose, juste de quoi les nourrir. Et puis, il y aurait une ou deux vaches, des poules et surtout des lapins. Les lapins, c’est le truc de Lennie, parce que c’est doux et Lennie aime par-dessus tout ce qui est doux. Ce qui pose souvent problème. Comme dans cette ferme qu’ils ont dû quitter un peu rapidement parce qu’une femme n’a pas compris que ce qu’il voulait, c’était seulement toucher sa robe en velours. Ou bien ces souris qu’il trimballe dans sa poche, et qu’il aime caresser, pauvres bestioles, parce que Lennie, s’il a l’âge mental d’un petit enfant, est un colosse et il ne contrôle pas sa force. George veille sur lui, c’est la tête pensante du duo, et il sermonne souvent Lennie, lui dit combien il serait mieux sans lui. Mais bien sûr, George a autant besoin de Lennie que Lennie a besoin de George.

George:
"Guys like us, that work on ranches, are the loneliest guys in the world. They got no family. They don't belong no place. They come to a ranch an’ work up a stake and then they go inta town and blow their stake, and the first thing you know they’re poundin’ their tail on some other ranch. They ain’t got nothing to look ahead to."
"With us it ain't like that. We got a future. We got somebody to talk to that gives a damn about us. We don't have to sit in no bar room blowin' in our jack jus' because we got no place else to go. If them other guys gets in jail they can rot for all anybody gives a damn. But not us."
Lennie:
"But not us! An’ why? Because… because I got you to look after me, and you got me to look after you, and that’s why."

Non, ils ne sont pas seuls, ils sont ensemble et ensemble ils vont réaliser leur rêve et Lennie aime que George lui raconte encore et encore la vie qui les attend. En y associant Candy, le vieil homme qui a perdu une main et qui possède un petit pécule caché quelque part, le rêve semble enfin à leur portée et on se prend à y croire aussi. Mais il y a les autres, ceux qui cherchent la bagarre à tout prix, parce que pour survivre, on ne peut pas se permettre d’être faible. On est dans un univers cruel, raciste, sexiste, on sacrifie sans état d’âme ceux qui ne sont pas adaptés, les hommes comme les chiens. Et puis, il y a la femme du patron, qui pour tromper sa solitude aime aguicher les ouvriers et qui a les cheveux si doux…

C’est écrit dans une prose brute, un style direct, peu de descriptions (mais saisissantes), beaucoup de dialogues. C’est pourtant un roman bouleversant, très fort, et une des plus belles histoires d’amitié que j’ai pu lire. Je crois que je ne l’oublierai jamais et d’ailleurs, je pense que je le relirai. Souvent.

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Message par domreader le Lun 2 Avr - 17:30

J'adore Steinbeck !! Il faut que je le relise. Je trouve que ça ne prend pas une ride, comme tous les grands romans. J'ai essayé de retrouver mon commentaire des Raisins de la Colère, mais impossible.

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Message par Aeriale le Mar 3 Avr - 11:42

Merci @Epi, je sais que tu as des soucis de connexion, ton commentaire vaut double!

Je n'ai plus lu Steinbeck depuis Tortilla Flat. Et 'A l'est d'Eden dans ma jeunesse, c'est dire.

J'y revendrai forcément!
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Message par Epi le Jeu 5 Avr - 21:57

Oui, oui il faut le (re)lire ! Mon prochain sera sans doute A l'Est d'Eden ou Les Raisins de la Colère... Pas encore décidé mais je ne vais pas attendre très longtemps.

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Message par kenavo le Ven 6 Avr - 5:50

Moi j'ai adoré ses romans qu'on pourrait appeler "plus léger" comme Rue de la sardine et sa suite Tendre Jeudi, mais aussi Les Naufragés de l'autocar... tous prédestinés pour passer un très bon moment

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Message par Epi le Sam 7 Avr - 22:27

Je pense que je finirai par en lire plusieurs, même si ça va forcément prendre du temps.

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Message par Nightingale le Dim 8 Avr - 12:25

@Epi a écrit:Oui, oui il faut le (re)lire ! Mon prochain sera sans doute A l'Est d'Eden ou Les Raisins de la Colère... Pas encore décidé mais je ne vais pas attendre très longtemps.

Absolument magnifiques ces deux-là ! Parmi mes meilleurs souvenirs de lectures. cheers

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Message par kenavo le Sam 13 Avr - 6:12

John Steinbeck Aaa_ve11 / John Steinbeck Aaa472
The Grapes of Wrath / Les raisins de la colère
Résumé
Années 1930, Oklahoma. Tom Joad est libéré de prison suite à un homicide involontaire. Il retourne à la ferme familiale mais une mauvaise surprise l'attend : la ferme a été saisie par une banque et sa famille, totalement ruinée, est sur le départ. Elle s'apprête à partir en Californie, avec l'espoir de trouver un emploi et de vivre dignement.
La famille Joad, partagée entre la peine de devoir quitter "la terre de ses pères" et l'espoir d'une vie meilleure, entame donc un long périple sur la route 66, à travers les grandes plaines de l'ouest, en direction d'une Californie mythifiée. Mais le voyage ne se fait pas sans difficulté. La dislocation de la famille commence.
John Steinbeck Aaa_ve12

Dorothea Lange, Farmers in Oklahoma

Publié il y a 80 ans, le 14 avril 1939, en ce qui me concerne, ce livre peut être considéré comme classique.

Cela faisait déjà un bout de temps que j’ai voulu lire ce roman.
Un reportage autour de la série de photos de Mark Power, On the Trail of The Grapes of Wrath m’a donné envie de franchir finalement le pas.
John Steinbeck A566

Mark Power, Sallisaw, the original home of the Joad family in John Steinbeck's novel 'The Grapes of Wrath'. Oklahoma

Je dois avouer, envisager de m’attaquer à un tel monument de la littérature... j’avais un peu peur au début.

Mais cela a changé déjà après quelques pages. Je me sentais tout à fait à l’aise avec ce texte (qui est par moment quand même une « corvée » : je l’ai lu en version anglaise et l’américain parlé est en transcription pas toujours facile à lire… mais là aussi, après les premiers moments cela devenait une habitude)

Donc, un « géant » mis à genoux Cool

Et voilà aussi un bon argument pour continuer avec mes classiques du mois… j’adore me retrouver avec des lectures qui ne me seraient pas venues sans ce petit engagement de lire des livres plus anciens que la dernière rentrée.

Revenons à ces raisins… en effet, il y a de la colère, du désespoir, du sable, de la chaleur, des gens en quête de se retrouver une meilleure situation.

Partons donc vers cette Californie qui semble la terre de toutes les promesses en ces années de dépression dans le Dust Bowl.

John Steinbeck A424

Arthur Rothstein, Fermier et ses enfants, pris dans une tempête de poussière dans le comté de Cimarron (Oklahoma)

Ce qui m’a surtout frappé : beaucoup de dialogues, très peu de descriptions. On est dès le début tout près des différents personnages et on vit leur aventure avec eux. Et ce ne sera pas donné ce qu’ils doivent vivre pendant les 600 pages.

Par moment j’avais l’impression qu’en fait je ne me retrouve pas dans de la fiction, mais le travail des photographes de la Farm Security Administration (FSA) a implanté la vision des années de dépression dans mon visuel... je me suis retrouvée dans ces images de Dorothea Lange, Walker Evans, Marion Post Wolcott, Arthur Rothstein et autres...

Un livre extraordinaire dont je comprends mieux l’impact qu’il a eu. Une histoire poignante qui résonne encore aujourd’hui. Une histoire prenante. Des personnages en chair et en os.

Bref, un moment fort de lecture !

John Steinbeck Aaa473

Dorothea Lange, Five Children and no car, Oklahoma

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Message par Aeriale le Sam 13 Avr - 10:46

Ah oui, un monument! 

...Que je n’ai jamais eu le courage d'entamer ( 600 pages tout de même) mais tu le présentes si bien que ça m’y encourage! Merci ;-)
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Message par Nightingale le Sam 13 Avr - 12:13

Il peut impressionner, mais franchement c'est une lecture tout à fait aisée et limpide (en tout cas en français pour ma part). Wink

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Message par kenavo le Dim 14 Avr - 6:00

@Aeriale a écrit:Ah oui, un monument! 

...Que je n’ai jamais eu le courage d'entamer ( 600 pages tout de même) mais tu le présentes si bien que ça m’y encourage! Merci ;-)

@Nightingale a écrit:Il peut impressionner, mais franchement c'est une lecture tout à fait aisée et limpide (en tout cas en français pour ma part). Wink
en effet, on peut être impressionné, mais pas au point de ne pas s'attaquer à ce monument et certainement pas perdre courage à cause des 600 pages Very Happy

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