Véronique Ovaldé

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Véronique Ovaldé

Message par kenavo le Ven 19 Mai - 6:17



Véronique Ovaldé, née le 12 avril 1972 à Le Perreux-sur-Marne , est une écrivaine française.


source et suite

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Re: Véronique Ovaldé

Message par kenavo le Ven 19 Mai - 6:17

Véronique Ovaldé écrit aussi pour la jeunesse, mais pour l’instant je ne vais pas lui ouvrir un fil dans cette section, seulement mettre les liens vers les fils des illustrateurs pour les livres dont elle a signé le texte :


Paloma et le vaste monde: ici





le livre de la jungle: ici

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Re: Véronique Ovaldé

Message par kenavo le Ven 19 Mai - 6:19

Illustrations : Véronique Dorey


Quatre cœurs imparfaits
Présentation de l’éditeur
Ce beau livre somptueusement illustré en noir et blanc évoque, dans un registre baroque, le destin étrange de quatre sœurs, la vierge, la folle, la prostituée, la morte. Ce texte très court est dans la meilleure veine de Véronique Ovaldé.
Un ovni… un bijou !

Première phrase de ce court texte intense:

« Rosa Luisa avait eu trois sœurs.
La plus jeune était folle, la deuxième était pute, la troisième était morte.
J’étais la fille de la troisième et j’habitais avec Rosa Luisa, l’aînée des sœurs. »


Les images sont un très bel atout, mais il ne faut pas croire que ce livre fait partie d’albums de jeunesse. Aussi bien texte qu’illustrations sont clairement pour un public plus âgé.

En principe je ne m’aventure pas dans le rayon ‘morbide’, mais ici tout est délicieux.

Si ces deux-là vont décider d’en faire d’autres livres, je suis preneuse !




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Re: Véronique Ovaldé

Message par kenavo le Ven 19 Mai - 6:19

Illustrations : Véronique Dorey


La science des cauchemars
Présentation de l’éditeur
Le duo Véronique Ovaldé et Véronique Dorey à nouveau réuni pour un bel ouvrage.
Une jeune fille est chargée de délivrer un vieil homme de ses cauchemars. L'alchimie fonctionne remarquablement cette fois encore entre un texte surprenant et des illustrations envoûtantes.
Tout comme pour Quatre cœurs imparfaits, il y a des illustrations… mais on est loin de la section jeunesse.

Encore moins que dans l’autre livre de ces deux.

Mais j’adore, autant que leur première collaboration.

La couverture donne déjà le ton, faut s’attendre à quelques vrais cauchemars.

L’écriture de Véronique Ovaldé m’a tout de suite happé. Il est vraiment temps que je lise un de ses romans Wink

Même si j’espère qu’il va y avoir d’autres livres d’elle et de Véronique Dorey.






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Re: Véronique Ovaldé

Message par Aeriale le Ven 19 Mai - 8:59

J'étais persuadée qu'elle avait déjà son fil! Une auteure décidément très inventive, au style parfois baroque comme il est dit dans l'article que tu as cité, mais dotée d'une écriture qui happe très vite. Une sacrée conteuse à l'univers débridé :-)
Tu devrais essayer un de ses romans, oui @Kenavo!

J'avais commencé avec Et mon coeur transparent-


L'histoire commence par l'annonce d'une mort brutale, inexpliquée. Lancelot, héros déphasé à l'armure bien fragile, perd en une nuit le seul être qui le faisait sortir de sa torpeur. Sa chère Irina, brune ravageuse, aussi fantasque et mystérieuse que lui n'est cadré et passif.
Flash-back: On le retrouve en mari qui végète, correcteur solitaire et amoureux des camphriers, au côté de sa femme Elizabeth, une instit qui lui parle comme si elle lui faisait un cours. Un jour il rencontre fortuitement la chaussure d'une belle qui va subitement l'ensorceler et lui faire perdre la tête. Quittant tout (c'est à dire pas grand chose) pour elle il se jette aveuglé dans les bras voluptueux d'Irina, chasseuse d'ours à ses heures.
Jusqu'à ce soir fatal où on la retrouve noyée au volant de la voiture d'un autre. Mais qui était-elle finalement? Que sont tous ces mystères, et pourquoi lui cachait-elle des choses?

J'ai foncé dans ce récit, amusée par l'écriture fantaisiste et drôlissime de Véronique Ovaldé. On nage en plein délire, dans le monde fantastique de l'auteure où les meubles disparaissent sans qu'on y prenne garde et où les gens portent de drôles de noms. On rit souvent lorsque le héros se dédouble (tout dupliqué qu'il est! ) sous l'effet des tranquillisants et les dialogues nous percutent par leurs côtés absurdes et inventifs. Un univers singulier, souvent même extravagant, avec des personnages décalés et un paumé sympathique pour héros, ce qui me convient bien d'habitude.

Mais j'ai trouvé la seconde partie, consacrée à l'enquête, bien moins réussie. L'auteur navigue entre le burlesque et le désespoir de son héros. Et n'arrive pas, selon moi, à trouver la juste mesure. J'ai suivi les tribulations de notre homme, amusée mais aussi un peu détachée parfois. Entre le chagrin et le fantasque, je n'ai pas trouvé de marques, et me suis légèrement lassée. Une petite lecture sympathique mais dont la fin ne m'a pas convaincue. Pourtant cette fille a un certain talent de conteuse, c'est sûr!

Mon deuxième d'elle m'avait bien embarquée, par contre:
Ce que je sais de Vera Candida


Voilà un petit roman à l'allure de conte où les pêcheuses devenues princesses vivent un temps recluses dans des châteaux de pacotille mais se réveillent à la maternité et décident alors de changer de vie. Il y a encore dans ce récit, un mélange de poésie et de réalisme qui caractérisait son précédent livre, En mon coeur transparent: un ton fantasque et léger qui lui est propre et qui accroche d'emblée, mais l'auteure a trouvé ici la juste mesure entre les deux. Dès les premières pages on est pris par cette atmosphère où l'exotisme et les couleurs de ce pays imaginaire (qui ressemblerait un peu au Brésil pour moi) nous captent dans leurs filets. Des odeurs, des couleurs, une façon de décrire et un rythme enlevés, de l'humour mais aussi de la gravité parfois.

Rose lui apprit à ne pas accepter les compromissions avec les tyrans, elle lui enseigna comment lutter contre le chant des sirènes, elle lui dit N'oublie jamais ta colère. Et si la colère s'effaçait en faveur d'un sentiment plus confus et paralysant comme la culpabilité, alors il fallait la réactiver, et quel meilleur moyen que de se planter devant le miroir de la chambre, soulever son maillot et compter les traces laissées par le si grand amour de Violette Bustamente [...] Ces cicatrices là, mon sucre, sont des étendards, disait grand-mère Rose. Quand le mal qui t'est fait est seulement à l'intérieur alors ne pas perdre de vue ta colère et ta juste rage demande un bien plus gros effort.

Car Véronique Ovaldé ne perd jamais de vue la trame de son récit. Sous la fable reste le propos, cette histoire générationnelle de femmes en lutte contre leur destinée et perdues dans un univers âpre et violent, mais qui ne renoncent jamais! Sous le charme ;-)

Des vies d'oiseaux


Ce roman commence là où se terminent en général les contes de fées : un beau prince charmant sort sa princesse d’une ville pouilleuse au milieu du désert pour l’emmener dans son château de la Coline Dollar. Vingt ans ont passé, le beau prince charmant s’est transformé en roi toujours aussi clinquant que superficiel et creux, le palais de la reine vacille tandis que la princesse, sa fille Paloma de 18 ans, s’est fait la malle avec un mauvais garçon.

L'univers de Ovaldé c'est pour moi cette image: Des princesses qui se réveillent non par le baiser du prince mais sous le coup de la morsure de la vie, un peu groggy sous les longs voiles, mais "encore vivante dans leur tombe". La plume gracieuse et inspirée de l'auteure leur recrée un espace coloré, sensoriel, et transporte le lecteur -complètement sous le charme -dans ces envolées à deux où les frontières du réel s'estompent, mais où les impressions restent tangibles.

Taïbo sentait les cascades et les marécages, la mangrove et la roche rouge du désert, il sentait la selle des chevaux, il sentait Liberty Valance et la tristesse chilienne, il sentait les pays que l'on quitte et le cuir patiné....cet homme avait la possibilité d'être tout près de vous et très loin à la fois, c'était une sorte de qualité mélancolique, de qualité tragique, son absence était palpable et douce, Vida aurait pu embrasser l'absence de cet homme...

Il y a du rêve, du fantasque dans ce récit, mais aussi les blessures du passé, la douleur et les soumissions, puis soudain cette porte ouverte vers l'ailleurs, la puissance et la foi en l'autre qui les font s'affranchir du vécu et devenir vraiment eux mêmes. Des passages qui mêlent la gravité et parfois une légère touche de fantastique.

elle était dans une si grande confusion que, lorsqu'une bestiole a gratté au volet, elle a cru qu'un jeune dragon voulait entrer dans la chambre. Elle s'est assoupie mais s'est presque aussitôt réveillée, elle a ouvert la fenêtre pour faire entrer le jeune dragon et il n'y avait que la nuit irigoyenne, si étoilée qu'elle en paraissait laiteuse, un liquide noir s'écoulant de ses blessures".

J'ai trouvé l'idée très belle, l'émancipation de Vida par le biais de celle de sa fille, la renaissance pour l'une et l'envol pour l'autre, ce sentiment partagé de liberté qui se passe de mots pour les deux, et qui nous offre un superbe final.

 Toutes deux ont attendu presque silencieusement, elles se souriaient, et c'était un moment si calme, si placide, si doux que Paloma s'est dit,"Je vais revenir ici. Après notre voyage à mon amour et moi, je vais revenir ici

Ce roman est réellement et de loin le plus abouti des trois que j'ai pu lire avant. On y sent une maturité qui pointait déjà dans le dernier, et qui se marie superbement avec cette fantaisie plus débridée des premiers. Un petit bonbon ce livre!
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