Gabriele Tergit

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Gabriele Tergit

Message par kenavo le Mer 31 Mai - 4:57



Gabriele Tergit, de son vrai nom Elise Hirschmann, mariée Reifenberg (4 mars 1894, Berlin - 25 juillet 1982, Londres) est un écrivain et journaliste allemand.

Biographie
Gabriele Tergit étudie la philosophie et l'histoire. À partir de 1920, elle travaille dans la presse, notamment comme chroniqueuse judiciaire. De 1925 à 1933, elle est membre de la rédaction du Berliner Tageblatt. En 1933, après la prise du pouvoir par les Nazis, les S.A. font une irruption violente dans son appartement. Elle émigre rapidement avec son époux en Tchécoslovaquie, puis dans la même année en Palestine. En 1938, le couple déménage pour Londres où elle continue à travailler pour divers journaux.

Œuvre
En 1931, Tergit publie un roman Käsebier erobert den Kurfürstendamm (« Käsebier conquiert le Kurfustendamm »). Ce roman berlinois, dans le style de la neue Sachlichkeit, qui décrit une ascension et le déclin éclair d'un chanteur, est un succès et la rend célèbre du jour au lendemain. Dans l'après-guerre, elle ne retrouve plus cette notoriété, malgré la publication en Allemagne d'un second roman en 1951 auquel elle a travaillé depuis 1938


Source : Wikipédia

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Re: Gabriele Tergit

Message par kenavo le Mer 31 Mai - 4:58

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Käsebier erobert den Kurfürstendamm / L'inflation de la gloire : Berlin 1931
Présentation de l’éditeur
« Il n’est pas facile d’écrire sur Berlin et les meilleurs s’y sont déjà cassé les dents. Peut-être qu’on ne peut faire qu’un film sur cette ville », lance un personnage du roman. C’est dire que l’auteur, Gabriele Tergit, était consciente de la difficulté de son entreprise. Elle a malgré tout tenté l’aventure et le résultat est une réussite qui lui a valu d’emblée un immense succès. Le pari était d’autant plus difficile que le Berlin dont elle parle est le Berlin des années 1930 – plus exactement entre 1929 et 1931 –, une ville en pleine transformation dans un pays en plein bouleversement. Or Tergit prend le parti de ne jamais parler de politique, sauf par de brèves allusions, et, surtout, jamais le nom d’un homme politique n’apparaît dans le roman. L’angle d’attaque choisi par Tergit est celui du journalisme. Elle connaissait son affaire puisqu’elle a travaillé longtemps comme journaliste au Berliner Tageblatt (tirage de 250 000 exemplaires en 1920) qui apparaît dans le roman sous le titre Berliner Rundschau. L’histoire est simple et pourrait se résumer en deux mots : gloire et déclin. Gloire et déclin d’un homme répondant au nom de Käsebier. Gloire et déclin d’une société qui se croyait enfin sortie de l’inflation. Gloire et déclin des idéaux humanistes qui ont porté au pouvoir la République de Weimar, première république dans l’histoire millénaire de l’empire germanique, première parenthèse démocratique qui a duré de 1919 à 1933. Faute de nouvelles intéressantes, un journaliste écrit un jour un article sur un petit chansonnier répondant au nom de Käsebier et qui se produit dans un cabaret des quartiers populaires. Cet article est repris par un écrivain en vue qui cherche justement une nouvelle inspiration pour répondre à une commande sur la vie à Berlin. Du jour au lendemain, le chansonnier est propulsé sur le devant de la scène et une multitude d’intérêts vient se greffer sur cette gloire montante : financiers, immobiliers, sociaux, amoureux même. Ce roman fait valser les intrigues et les amours, les carriéristes et les idéalistes, les hommes et les femmes qui, en cette période de rupture, accèdent à plus d’indépendance, de droits et d’émancipation. Il y a beaucoup de dialogues pétillants dans ce roman aux accents berlinois. Il y a du réalisme, de la satire, du drame et du grotesque. Plein de vie, il est aussi plein d’actualité, car le même système de satirisation est toujours à l’œuvre aujourd’hui : aussi fragile que clinquant, aussi arbitraire que souvent de mauvais goût, ce que nous appelons aujourd’hui : « faire le buzz ».


Affiche publicitaire lithographiée d'Ephraim Moses Lilien (1899)


Je dois l’avouer, j’avais un peu de peine au début de ce roman. Cela semble tellement décousu. Plein de dialogues, plein de personnages dont on doit se faire « un plan » avant de les situer… je voulais le mettre de côté… mais la « mélodie » de Gabriele Tergit m’avait happée à ce moment.

Son écriture retrouve le style de journaliste, des phrases courtes et poignantes. Ses mots vibrent et chantent, le tout redonne l’atmosphère et la vie pulsante de Berlin de ces années.

Et c’est ahurissant combien ce roman a gardé son actualité. Il n’y a aucun problème de voir cette histoire se dérouler de nos temps.

Si on adhère à ce style de la nouvelle objectivité, c’est une lecture tout à fait réjouissante.

J’ai beaucoup aimé cette voix qui ajoute un mosaïque aux lectures de Berlin des années 20-30.


j’adoooore la couverture de la version française


bien que j’ai trouvé l’image dans l’autre sens en couverture de ce livre… aussi un exemple de la littérature faisant partie de la Nouvelle Objectivité


Rudolf Braune, Das Mädchen an der Orga Privat (pas traduit)

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