Afonso Henrique Lima Barreto

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Afonso Henrique Lima Barreto

Message par Arabella le Jeu 3 Aoû - 18:56

Afonso Henrique Lima Barreto (1881 - 1922)






Fil de métis et orphelin précoce, il est né le 13 mai 1881 et  il assiste l’année de ses 7 ans à l’abolition de l’esclavage et la même année perd sa mère. Grâce aux bonnes relations de son père, il a pu faire ses études dans le meilleur lycée de Rio de Janeiro, puis entrer à la prestigieuse Ecole Polytechnique dans la même ville. Mais son père devient subitement fou, et Lima Barreto doit abandonner ses études et entrer dans l’administration à un poste très subalterne. Il doit aussi s’occuper de son père, et de ses jeunes frères.

Malgré tout, il devient également journaliste à partir de 1903, publiant des chroniques, reportages..Il semble avoir été assez provocateur (il s’oppose par exemple au football). En parallèle, il a aussi une activité d’écrivain, même s’il ne termine pas tout ce qu’il commence.

Il a largement recours à l’alcool, et fait plusieurs séjours dans des hôpitaux psychiatriques.

Il est surtout connu comme le romancier (ou nouvelliste) des petites gens, de Rio ou des faubourgs.

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Re: Afonso Henrique Lima Barreto

Message par Arabella le Jeu 3 Aoû - 18:58

L’homme qui parlait javanais


Un petit recueil de 6 courtes nouvelles pour découvrir un auteur peu publié dans nos contrées. Nous sommes à Rio au début du vingtième siècle, et le soucis principal des petites gens, dont il est question dans ce livre, est surtout la survie, la moins mauvaise possible, en espérant gagner à la loterie pour améliorer l’ordinaire. Mais comme cela n’arrive pas vraiment souvent, en attendant, il faut faire preuve d’imagination pour gagner sa vie.

Comme le personnage principal de la première nouvelle, L’homme qui parlait javanais. Voyant une annonce demandant un professeur pour enseigner cette langue des plus rares, et se trouvant aux abois, notre héros, après quelques petits séjours en bibliothèque pour acquérir un vernis, se présente comme candidat au poste. La raison pour laquelle son riche élève veut acquérir ce savoir étant des plus fantaisiste, et sa motivation des plus vacillante, notre professeur auto-proclamé, peut sans grand risque occuper le poste rémunérateur.

Les jeunes filles, quand à elles, rêvent plutôt de prétendants, pouvant leur permettre de sortir de pénibles routines familiales, vouées surtout aux tâches ménagères les plus ingrates. Et même rêver d’un luxe qu’elles ne font qu’entrapercevoir de loin, dans les endroits chics de la ville.

Des histoires un peu cruelles, un peu drôles, voire même fantaisistes, centrées sur des personnages, saisis à un moment significatif. C’est concentré, comme doit l’être la nouvelle, mais sans rien omettre d’essentiel. Un fond de tristesse imprègne même les moments drôles, parce qu’ils ne le sont pas forcément pour les gens qui les vivent, comme le jeune homme dont on se moque pendant le carnaval. Mais l’humour permet un peu d’échapper au désespoir.

Un auteur intéressant.

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