Camilo Castelo Branco

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Camilo Castelo Branco

Message par Arabella le Dim 3 Sep - 22:03

Camilo Castelo Branco (1825- 1890)





Né à Lisbonne, il passe son enfance dans l'atmosphère sauvage de Tras-os-Montes. Il reçoit les ordres mineurs, mais abandonne l'église avant de devenir prêtre, car il a déjà découvert la poésie et la littérature. Il commence par écrire de la poésie, avant de se lancer dans le roman, qui le consacre très vite. Son oeuvre compte plus de cent volumes et appartient à tous les genres  : poésie, théâtre, roman, histoire, biographie, critique littéraire, traduction...Fait vicomte de Correia-Botelho en 1885 et pensionné par le gouvernement, il connut une fin de vie pénible, perclus de douleurs et devenu aveugle, il finit par se suicider.

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Re: Camilo Castelo Branco

Message par Arabella le Dim 3 Sep - 22:05

Amour de perdition


Il s'agit du roman le plus connu de l'auteur, qualifié du plus grand roman d'amour portugais. L'auteur l'aurait écrit en 15 jours, pendant un séjour en prison. Il nous conte la tragique histoire d'amour entre une jeune fille, et son oncle paternel, Simon. Les aventures amoureuses et tumultueuse du propre père de l'écrivain y sont aussi brièvement racontées.

Simon et Thérèse jeunes adolescents tombent amoureux en se voyant par la fenêtre. Malheureusement pour eux, leurs familles sont mortellement brouillées, et s'opposent à toute union éventuelle. En plus Simon a déjà commis quelques frasques qui font que son père n'a aucune envie de passe sur de nouvelles erreurs. Lorsque les familles apprennent l'amour des jeunes gens, elles feront tout ce qu'elles peuvent pour les séparer, et il y aura tentatives d'assassinat, un enferment au couvent, et autres péripéties.

C'est terriblement romanesque, les péripéties s'enchaînent et on peu mourir d'amour à volonté. La société portugaise de l'époque, terriblement archaïque nous est rendue avec toutes ses couleurs violentes, tuer un homme ne semble pas y être grand chose, surtout si la famille a des appuis solides. Cela date par moment terriblement, mais garde un charme un tant soit peu désuet, comme un album de photos aux couleurs un peu passées. L'écriture est un de grands atouts du livre, sobre et en même temps imagée, un petit quelque chose d'élégant qui rend tous les débordement de passion finalement digestes. J'ai tout particulièrement apprécié le personnage de Mariana, qui est une jeune femme active et décidée, plus attachante que la malheureuse Thérèse, que l'on enferme et que l'on fait passer d'un couvent à un autre.

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Re: Camilo Castelo Branco

Message par Arabella le Dim 3 Sep - 22:06

Mystères de Lisbonne


« J'étais un garçon de quatorze ans et je ne savais pas qui j'étais »

Ainsi débute ce roman de 600 grandes pages. Ces pages sont remplies de secrets de famille, d'amours passionnels, dont certains coupables, et d'autres malheureux, de duels, de meurtres, ou tout au moins de tentatives, de dévouements exemplaires, d'entrées au couvents...En un mot il s'agit d'un roman foisonnant, qui reprend des péripéties et des conventions du roman feuilleton en partie. Au centre du récit le personnage de Père Dinis, alias Sebestiao de Melo alias….Mais il ne faut pas révéler tous les mystères du personnage à ceux qui voudraient lire ce livre. Et il n'en manque pas.

Bon Samaritain, voulant apporter réconfort et soutien à ceux qui souffrent, comme le narrateur du début du récit, enfant abandonné dont la naissance cache des secrets inavouables et terribles, il est en contact avec énormément de gens, puissants ou humbles. Il ne semble ignorer aucun secret, ni aucun malheur. Autour de lui, une vaste comédie humaine, faite de violences, d'ambition, d'amours, de haines, se révèle petit à petit au lecteur.

Mais le malheur et la mort semblent suivre le père Dinis à la trace. La vie de ceux qui l'ont côtoyé, qui ont partagé sa route, à qui il a manifesté de la bienveillance ou qu'il a voulu aider, ne baigne pas dans le bonheur et la quiétude. Une fatalité semble s'abattre sur eux. Une langueur, une mélancolie, une fatalité, imprègnent tout le roman. Entre Lisbonne, Paris, et quelques autres lieux, les personnages vivent leur vies, comme des ombres, qu'ils sont plus ou moins rapidement destinés à devenir, en ayant connu avant de disparaître des malheurs, des souffrances, des tristesses.

Une lumière crépusculaire baigne le roman, une sorte de poétique du dépérissement, qui fait que les conventions du mélodrame sont en quelque sorte magnifiées, dépassées. C'est à la fois très prenant, plein de mystères, de révélations, de romanesque à l'état pur, et au-delà du romanesque dans une sorte de mystique, il s'agit d'une sorte d'élégie en honneur de personnages successifs, et au-delà peut être en honneur de l'espèce humaine, tellement inapte au bonheur.

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Re: Camilo Castelo Branco

Message par kenavo le Lun 4 Sep - 6:22

hm... tout cela sonne très bon... merci en tout cas pour ces beaux commentaires

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Re: Camilo Castelo Branco

Message par Arabella le Lun 4 Sep - 7:45

Pour Mystères de Lisbonne, tu as aussi une série de Raoul Ruiz, qui est très réussie, très fidèle au roman.

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Re: Camilo Castelo Branco

Message par kenavo le Mar 5 Sep - 4:59

ah oui, j'avais entendu parler de cette série mais oublié de faire le lien avec ce livre

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Re: Camilo Castelo Branco

Message par domreader le Sam 7 Oct - 13:33

Très romanesque, on dirait Alexandre Dumas. Je note donc.

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Re: Camilo Castelo Branco

Message par domreader le Dim 25 Mar - 9:44

Amour de perdition

Camilo Castelo Branco

 

Un grand classique de la littérature populaire portugaise du 19ème siècle, ce roman baroque nous raconte l’amour impossible de Simon Botelho et de Thérèse d’Albuquerque. Ces deux jeunes gens à peine sortis de l’adolescence se consument d’amour l’un pour l’autre, mais voilà, leurs deux familles sont ennemies et aucune des deux ne veut consentir à leur union. Les pères sont entêtés et irascibles et les enfants ne cèdent à aucune pression familiale ce qui entraînera les uns et les autres dans un cercle vicieux de répression et d’actes désespérés.
 

Voilà un roman au romantisme tragique qui est en fait basé sur une histoire vraie. Camilo Branco l’a écrit en 15 jours alors qu’il était en prison, c’est l’aventure de son oncle qu’il narre ici. Les sentiments des deux jeunes gens sont farouches, exacerbés et portés à leur paroxysme sous la forme d’actions violentes. Cela se lit vite, presque d’une traite car on se demande où la folie obstinée des uns et des autres va s’arrêter. C’est un peu désuet cette histoire de passion et de mort, mais on admire la fluidité romanesque de Castelo Branco qui rejoint celle de nos grands romanciers du 19ème siècle. Il faut dire que son auteur a lui aussi eu une vie très romanesque et qu’à ce titre il sait fort bien mettre en scène les sentiments violents animés par la passion ou le désespoir.
Il a été adapté au cinéma par Manoel de Oliveira.

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