Henri Bosco

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Message par Arabella le Mar 17 Oct - 20:39

Henri Bosco 1888 - 1976


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Henri Bosco est né le 16 novembre 1888 à Avignon, d'une famille provençale et piémontaise. Son père, Louis Bosco, fut tailleur de pierre, luthier, puis artiste (ténor de grand talent).

La première enfance d'Henri Bosco se déroule dans la Cité des Papes mais, dès sa troisième année et jusqu'à 17 ans, son existence fut essentiellement campagnarde.


Sa mère, qui fut aussi sa première institutrice, lui enseigna les rudiments de la lecture et du calcul.

Après des études au lycée d'Avignon, à l'Université de Grenoble et à l'Institut français de Florence, agrégé d'italien, il enseigne cette langue dans sa ville natale à Avignon, puis à Bourg en Bresse, Philippeville (Algérie) et Rabat (Maroc).
Henri Bosco écrit un premier roman, illustré par ses soins, dès l'âge de sept ans. A seize ans, il se vit attribuer un prix de poésie par une revue suisse.

Son premier roman, "Pierre Lampédouze", sera publié en 1924. On y trouve déjà toute l'atmosphère qui sera celle de ses romans et de ses poésies : mystère mêlé à la réalité quotidienne, monde paysan avec ses croyances ancestrales, magie de la Provence...
De nombreux prix littéraires vont couronner son oeuvre (une trentaine de romans, des livres pour les enfants, des poésies) : le Prix Renaudot en 1945, le Prix des Ambassadeurs en 1949, le Grand Prix National des lettres en 1953, le Grand Prix de la littérature pour les jeunes en 1959, et le Grand Prix de littérature de l'Académie française en 1968.

Henri Bosco est mort à Nice en 1976.

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Message par Arabella le Mar 17 Oct - 20:42

Le mas Théotime



Le narrateur du roman, Pascal Dérivat, est le propriétaire du mas du titre, qui lui vient d’une branche de sa famille. Nous sommes en Provence, à la campagne, une campagne d’autrefois. La propriété est cultivée par une famille de métayers, les Alibert. Les relations sont difficiles avec un voisin, Claudius, un peu cousin de Pascal Dérivat. La situation va se compliquer à cause de l’arrivée au mas d’une cousine de Pascal d’une autre branche, Geneviève. Une étrange relation s’est établie entre eux dans leur enfance, entre attirance et rejet. Geneviève depuis a vécu, a fait des expériences qui l’ont mis un peu au ban de la famille. Son arrivée inquiète Pascal, qui succombe pourtant vite à son charme. Mais Geneviève a un secret, elle est en fuite, et va amener le danger dans la maison de son cousin.

Ma seule approche d’Henri Bosco date de mes années collège, et elle n’a pas vraiment été positive. J’ai voulu y revenir maintenant, encouragée par beaucoup d’avis favorables autour de moi concernant cet auteur. Je ne peux pas dire que cette deuxième tentative m’ait réellement convaincue. Je reconnais les qualités de l’écriture d’Henri Bosco, mais elle ne possède pas la petite musique, le rythme, la respiration, qui me transporteraient. Cette histoire de paysans d’une autre époque, d’attachement viscéral à la terre, de jalousies, de querelles de voisinage, de lignées, d’héritages, ne m’ont pas spécialement passionnés. Les personnages féminins m’ont semblé un peu caricaturaux.


Bref, à mon regret, je ne suis pas vraiment entrée dans cette lecture. Je ferais peut être une autre tentative avec cet auteur, mais après un petit moment.

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Message par kenavo le Mer 11 Avr - 6:37


Henri Bosco Aaaaa288
L’enfant et la rivière
4ème de couverture
'Mon père m'avait averti :
- Amuse-toi, va où tu veux. Ce n'est pas la place qui te manque. Mais je te défends de courir du côté de la rivière.
Et ma mère avait ajouté :
- À la rivière, mon enfant, il y a des trous morts où l'on se noie, des serpents parmi les roseaux et des Bohémiens sur les rives.
Il n'en fallait pas plus pour me faire rêver de la rivière, nuit et jour. Quand j'y pensais, la peur me soufflait dans le dos, mais j'avais un désir violent de la connaître.'
Avant ma découverte de l’adaptation de cette histoire par Xavier Coste, je voulais d'abord lire le texte à la base.

Après ma lecture je comprends pourquoi il y a tant de différentes versions illustrées, c’est un récit qui est fait pour être mis en image.

Mais j’ai choisi la version folio, que des mots, je voulais garder toute mon attention pour la version de Xavier Coste par après.

« Magie » sera un des mots que je vais associer au futur avec ce roman.

Qu’il s’agit des descriptions de la nature, les aventures des deux garçons, ce moment de théâtre qu’ils vont vivre… tout est envoûtant.

Je me suis retrouvée dans mon enfance et les souvenirs de ces jours paisibles où chaque petite découverte peut devenir mystère, secret, moment à saisir.

Très beau moment de lecture.

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Message par Arabella le Mer 11 Avr - 7:33

J'ai fusionné avec le fil que j'avais ouvert il y a quelque temps. Wink

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Message par kenavo le Mer 11 Avr - 8:05

@Arabella a écrit:J'ai fusionné avec le fil que j'avais ouvert il y a quelque temps. Wink
oups, en effet, je n'avais pas vérifié, merci Very Happy

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Message par Liseron le Mer 11 Avr - 9:56

Un beau souvenir, L’Enfant et la rivière, encore un classique à relire...

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Message par Arabella le Sam 15 Juin - 11:22

Un rameau de la nuit


Le personnage principal-narrateur nous raconte un moment de sa vie particulièrement important, central. C'est un homme tourné vers la vie de l'intérieur, l'étude, la concentration sur soi et sur les mots ; un paysage, une sensation, un objet, une rencontre fugitive peuvent donner lieu à une forte résonance, une sorte d'onde qui se propage, qui fait sens, qui continue à vivre et à provoquer d'autres réactions. C'est un rêveur, pour qui ses rêves ont plus de réalité que la réalité triviale de la plupart des gens.

Au début du roman nous le suivons dans un voyage à pied, dans lequel il arrive dans un village, Géneval, qui se dépeuple, il rencontre Rose qui tient le café-hôtel pour ainsi dire désert, et où il s'installe, sensible à l'atmosphère du lieu et à l'affection qui lui porte Marcellin, le jeune neveu de Rose. Mais il finit par fuir, et revenir à sa vie, celle d'un traducteur-chercheur, même s'il a l'impression que ce séjour a modifié ses perceptions. Toutefois, il n'en a pas finit avec ce village. Une étrange aventure, dans un grand navire hors d'usage, dans lequel il va rencontrer quelque chose qui ressemble à des fantômes, modifie quelque chose en lui.

En reconvalescence, il se voit proposer de louer une maison à proximité de Géneval. Tout le monde fait référence à un homme mort, celui dont il a frôlé une trace dans le navire abandonné, et de mystérieux phénomènes se produisent dans les environs ; tout une galerie de personnages sortant de l'ordinaire semblent vouloir le faire rentrer dans leur monde, et le faire disparaître en tant que tel pour faire revivre le mort à travers son corps. L'affaire devient encore plus complexe avec l'arrivée d'une femme, Clothilde, la nièce du défunt, dont il tombe amoureux, et qui essaie, encore plus que les autres, de le faire s'abandonner à la présence du disparu.

Comme souvent avec Bosco, je suis partagée en ce qui concerne cette lecture. L'écriture est magnifique, l'auteur installe un climat, trouble, incertain, vénéneux. La première partie est de toute beauté. Mais comme souvent avec cet auteur, j'ai eu au bout d'un moment, la sensation d'un enlisement, d'en rester à un climat, à une attente de quelque qui ne vient pas en fin de compte. D'être dans un couloir à la lumière diffuse, avec plusieurs portes, mais au final les seules qui s'ouvrent débouchent sur un autre couloir. Certains passages, certains moments m'ont plus captivé, plus envoûté, puis dans d'autres je me suis un peu ennuyé, avec élégance, compte tenu de la qualité du style, mais ennuyé quand même. Ce n'est pas encore avec ce livre que je vais devenir une inconditionnel de l'auteur, même si je reconnais que c'est doute un écrivain qui mérite la lecture, avec un univers et une écriture bien à lui.

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