Camille Laurens

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Message par Aeriale le Dim 5 Nov - 20:21

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Camille Laurens est née en 1957 à Dijon. Agrégé de lettres modernes, elle a enseigné en Normandie, puis au Maroc où elle a passé douze ans. Depuis septembre 2011, elle enseigne à l'Institut d'études politiques de Paris/
Elle a reçu le prix Femina 2000 pour son roman Dans ces bras-là.

Index. 1991 ;
Romance. 1992
Les Travaux d'Hercule. 1994
Philippe. 1995
L'Avenir. 1998
Dans ces bras-là. 2000
L'Amour. 2003
Cet absent-là. 2004
Ni toi ni moi, roman. 2006
Romance nerveuse. 2010
Celle que vous croyez. 2016
La petite danseuse de quatorze ans-2017


Celle que vous croyez

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(Mes impressions à chaud à sa sortie, récupérés sur un autre support)

Claire doutant de son amant volage, s'est créée un faux profil Fb pour l'espionner et entre en contact avec son colocataire, un homme qui tombe dans le panneau et qui prend le temps de la connaître. Peu à peu un petit jeu s'installe entre eux et Claire se prend au jeu. Lorsqu'elle se confie à son psy, on se doute que tout cela va mal tourner, mais on ne sait pas quoi au juste.

Un roman qui démarre fort. On a du mal à lâcher ce récit qui nous parle des femmes, de leur place laissée par les hommes dans un monde fait pour eux, de l'âge, du vieillissement, de cette difficulté pour elles de se sentir encore désirables à l'heure de la folie Facebook et des rencontres virtuelles. C'est tendu, vif, parfois déroutant, et souvent féroce. Sans complaisance aucune.

...

Je n'ai pas été déçue par la fin. Camille Laurens, qui ne m'avait pas laissé un souvenir impérissable depuis Dans ces bras là a réussi là un livre complexe par son jeu entre fiction et réalité et le le miroir qu'elle nous tend. On ne sait plus très bien où se situe la frontière entre les deux et l'auteure joue avec cette ambiguïté jusqu'à maintenir un suspense dérangeant vers la toute fin. Une bonne lecture parmi la liste des Livres Inter 2016.
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Message par Aeriale le Lun 6 Nov - 19:51

-La petite danseuse de quatorze ans-

Camille Laurens La-petite-danseuse-de-quatorze-ans

"Je suis triste de quitter mon personnage. Il m'obsède. Je continue de penser à lui, à elle..." D'habitude, les auteurs qui prétendent cela m'exaspèrent, je les trouve conventionnels, hypocrites, ridicules. Pourtant, c'est ce que j'éprouve aujourd'hui avec la petite danseuse, avec -ma- petite danseuse, ai-je failli écrire. C'est peut-être parce qu'elle a un corps; fût-il en cire ou en bronze sous mes yeux, ce corps a existé, il a traversé des rues de Paris où je peux suivre sa trace aujourd'hui.

Ce n'est pas un roman (ce que j'imaginais, en fait) mais une véritable recherche et une réflexion sur cette célèbre sculpture, étayée de nombreuses références (toutes numérotées) qui nous apprennent beaucoup, c'est vrai, sur le mode de vie de ces petites danseuses lancées très tôt (parfois vendues même) dans le monde du travail, car c'en était bien un.

On apprend donc par la plume de l'auteure que cette jeune adolescente que tout le monde connait mais dont très peu peuvent en décrire le parcours, se nommait Marie van Goethem, habitait dans le 8eme et gagnait sa vie comme petit rat de l'Opéra au XIX siècle, tout en arrondissant ses mois comme modèle. On est loin du conte de fée, ce n'est même pas le rêve de finir ballerine qui la motive mais celui de gagner sa croûte et aider sa famille. Un métier dur, voire harassant, et qui demandait beaucoup de rigueur.

Son enquête nous révèle donc plein d'infos sur la condition des filles pauvres en 1881, sur les moeurs de l'époque. Des petits rats souvent exploités et obligés parfois de se prostituer pour survivre. Camille Laurens nous replonge dans un contexte social précis et très documenté. De même pour ce qui entoure l'oeuvre elle même, décriée au début, adulée par certains, elle reflète le paradoxe qui caractérise Degas lui même. Un homme aisé, un bourgeois attiré par la misère que les riches feintaient de ne pas voir. Voulant la dénoncer davantage que de glorifier un état de grâce auquel la statuette pourrait faire penser au premier abord. L'artiste casse ainsi les codes.

C'est un livre agréable à lire, surtout dans sa première partie, mais j'avoue que cette accumulation de références pèse parfois, j'imaginais quelque chose de plus ludique, de plus imaginatif. L'auteure précise qu'elle tient à sauvegarder l'authenticité des faits et, manquant sans doute de matière, elle élargit son propos jusqu'à ses propres souvenirs dans la dernière partie. Ou bien extrapole sur la signification de la sculpture et du rapport artiste/modèle.

C'est louable mais mon attention a tout de même fléchi à un moment. Je pense qu'elle a comblé avec les moyens du bord, et au final l'ensemble est intéressant mais pas passionnant. A lire si le sujet interpelle, certains vont se sentir frustrés.
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Message par Queenie le Lun 6 Nov - 20:31

Je sens complètement le bouquin pas pour moi !

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Message par kenavo le Mar 7 Nov - 5:50

je ne le sens plus trop pour moi non plus...
merci en tout cas pour ton commentaire

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Message par Aeriale le Mar 7 Nov - 8:24

@Queenie a écrit:Je sens complètement le bouquin pas pour moi !

@kenavo a écrit:je ne le sens plus trop pour moi non plus...
merci en tout cas pour ton commentaire

@Queenie je ne la vois pas trop, non Wink
 
@Kenavo, peut-être plus. Il n'est pas désagréable à lire non plus, il est relativement clair et de toutes façons court (165 p) Mais il faut être averti avant. La première partie est pas mal!

@Domreader, si tu as le temps, viens nous préciser ce qui t'a déroutée!
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Message par domreader le Mar 7 Nov - 21:40

Je veux bien te dire ce qui m'a déroutée mais je n'ai rien lu d'elle. Quand on en a parlé je disais juste que je lirais bien son dernier roman.

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Message par Aeriale le Mer 8 Nov - 8:34

J'ai fait une confusion. Tu disais avoir été déroutée, mais en fait par le Gonzalo Tavares, sur un autre post où je citais les deux.

Celui ci n'a rien déroutant, effectivement :-)
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