Niviaq Korneliussen

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Niviaq Korneliussen

Message par Queenie le Ven 6 Avr - 9:33


Niviaq Korneliussen

Née en 1990, Niviaq Korneliussen a grandi à Nanortalik, au sud du Groenland. Homo sapienne marque un tournant dans l’histoire littéraire groenlandaise en rejoignant un lectorat en dehors de la terre natale. Selon The New Yorker, l’écrivaine inuite s’affirme avec ce premier livre comme la «nouvelle étoile du Nord».

Homo Sapienne, trad. du danois Inès Jorgensen, ed la peuplade (2017)

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homo sapienne

Message par Queenie le Mer 11 Avr - 9:04


Homo Sapienne (oct. 2017, ed. La peuplade)
Écrit en groenlandais puis en danois par l'auteur.
Traduit du danois par Inès Jorgensen, validation linguistique à partir du texte groenlandais par Jean-Michel Huctin.

Portrait de la jeunesse groenlandaise. Personnages que l'on découvre chez eux ou à une fête. Récits construits en parties : à chacune son narrateur. Monologues intérieurs puissants. Des histoires d'amour qui se terminent, à décrire avec une violente justesse la mort des sentiments, l'ennui, la colère, le dégoût de l'amour de l'autre. Des histoires d'amour qui naissent, une rencontre à une soirée, une fille magnifique, le "courant passe", l’électricité palpable à chaque mot. Le besoin de fête, d'alcool, de bruits, de mouvements, pour oublier que ce pays est une prison, cloisonne, n'offre pas de perspective, tourne en rond.
La sexualité, le questionnement du genre, fait avec naturel, évidence, mais sans fermer les yeux sur le rejet, parfois, des parents, d'une famille qui nous ferme la porte, et une autre qu'on se crée, avec qui on est soi.

Nivaq Korneliussen délivre un roman coup de poing, direct et uppercut. Pas de fioritures, le lecteur est propulsé au cœur des émotions à vif des personnages, de leurs colères, de leurs passions, de leurs questionnements. Elle les fait vivre avec densité, complexité. Ils sont vrais.
L'écriture de Korneliussen s'adapte au personnage narrateur, tantôt sèche, dure, à transpirer la colère et la frustration, tantôt longue, fluide, à se coucher sur un lit de mélancolie ravagée et ravageuse.
Mais jamais apaisée.
Parsemée de mots anglais, de références musicales, d'emails, de textos, Korneliussen donne à lire un récit qui colle à son époque et à ses personnages. On passe d'une langue à l'autre, d'une forme d'expression à l'autre, on est submergé de mots et on cherche à s'en sortir pour passer à l'acte.

A lire.
Il emporte, il remue, il frappe.

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Re: Niviaq Korneliussen

Message par Aeriale le Mer 11 Avr - 9:16

Ah oui, il a l'air de dégager pas mal de choses!

Je le retiens, bien sûr, mais pour un peu plus tard. J'attends de digérer le livre de Gabriel Tallent qui n'est pas de tout repos non plus :p
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Re: Niviaq Korneliussen

Message par Queenie le Mer 11 Avr - 13:55

Ce n'est pas oppressant comme Tallent. Ça s'enchaîne très bien Razz

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Re: Niviaq Korneliussen

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