Marco Martella

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Message par kenavo le Mer 30 Mai - 7:10

Marco Martella A681

Marco Martella est écrivain, jardinier, et membre de l’Institut européen des jardins et des paysages.

Depuis 2010, il dirige, la revue Jardins aux Éditions du Sandre et, désormais, aux Pommes sauvages.

En utilisant des hétéronymes, il a publié Le Jardin perdu (Jorn de Précy, Actes Sud, 2011) et Jardins en temps de guerre (Teodor Cerié, Actes Sud, 2014), édités également en Italie et en Espagne.


Source : Editeur

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Marco Martella Empty Re: Marco Martella

Message par kenavo le Mer 30 Mai - 7:11

Sous le hétéronyme de Jorn de Précy

Marco Martella A682
Le jardin perdu
Présentation de l'éditeur
Première traduction française du précis sur l’art des jardins de Jorn de Précy, une des voix les plus énigmatiques et originales de l’Angleterre victorienne. A la fois traité fondateur, manifeste existentiel et réflexion sur le rapport de l’homme à la nature qui préfigure les théories contemporaines de l’“écologie profonde”, cet essai rappelle que jardiner est avant tout une façon d’être au monde. Mais il affirme également que le jardin est devenu un lieu de résistance, en rupture avec la société de masse dominée par l’économie. Qui est Jorn de Précy ? On sait peu de choses sur cet Islandais mystérieux et solitaire, né en 1837. Il aurait quitté très jeune son pays pour visiter l’Italie et la France, et plus précisément leurs célèbres jardins. Il se serait ensuite établi en Angleterre, pour façonner patiemment, durant près d’un demi-siècle, son célèbre “ jardin sauvage” de Greystone. En 1912, à la fin de sa vie, il rédige ce précis, qui est bien davantage une réflexion sur le rapport de l’homme à la nature et une biographie jardinière qu’un traité technique. Il y expose ses idées sur les jardins mais aussi ses observations sur les mutations sociales d’une époque où se manifestaient les prémisses de la modernité : la perte du spirituel, le matérialisme triomphant, l’urbanisation et la dégradation des paysages. Au fil d’un récit où le lecteur voit défiler les grands jardins de l’époque, des jardiniers et des philosophes amis de l’auteur, Précy laisse apparaître peu à peu sa vision du monde : comment renouer avec la nature, comment comprendre et respecter l’esprit d’un lieu, comment, pour citer Hölderlin, “habiter le monde en poète”. Chez Jorn de Précy, le jardin devient un espace propre à sauver l’homme des fléaux modernes, seul apte à le ressourcer et à lui faire prendre conscience du fait qu’il appartient à cette Nature qu’il prétend dominer. Tour à tour badin, mélancolique, ironique, féroce et touchant, ce texte frappe par sa stupéfiante actualité. Les idées de Jorn de Précy parlent de notre monde contemporain et semblent paradoxalement très en avance sur leur temps : la solitude de l’homme-masse, la prolifération des “non-lieux”, le nomadisme de l’individu moderne… En matière de jardins, Précy semble anticiper sur les pratiques “écologiques” d’aujourd’hui, de même que sa conception du wild garden préfigure des théories contemporaines comme le “jardin en mouvement” ou le “jardin planétaire” de Gilles Clément. Depuis sa sortie en 1912, ce court et brillant essai circule presque clandestinement en Angleterre.
Qu’est-ce qu’il me reste encore à dire après cette sublime présentation, qui en plus dit tout vrai !

J’ai relu ce livre pour ouvrir ce fil et ma fascination pour ce texte reste la même que lors de ma première rencontre.

Depuis ce temps mes envies pour ce sujet ont grandi et j’ai fait plusieurs lectures, mais Le jardin perdu reste parmi mes préférés.
Marco Martella A683

Jardins de Sceaux

.. c’est dans un parc conçu par le jardinier André Le Nôtre que j’ai saisi consciemment, pour la première fois, la précieuse singularité du jardin


Mais c’est bien plus qu’un livre sur les jardins


.. la ville s’est affranchie peu à peu de son territoire, jusqu’à devenir un monde en soi. Une création entièrement artificielle, autonome, ennemie jurée du monde naturel. Elle n’est désormais composée que d’espaces froids, inhospitaliers, tous semblables les uns aux autres, au point qu’on aura bientôt du mal à distinguer les quartiers modernes de Londres de ceux de Manchester ou de Berlin. Ces endroits anonymes, ineptes, faits pour la foule et non pour l’individu, ne sont que des substituts de ce qu’étaient autrefois les lieux de la vie humaine. Ils découlent d’une idée abstraite, et donc déshumanisante, de l’homme.

Marco Martella A684

Giardino Giusti


Il ne s’agit pas simplement de préserver les beaux paysages des assauts de la modernité, mais de modifier en profondeur notre relation au vivant, jusqu’à considérer la planète entière comme un vaste jardin. Car, si le jardin est le seul lieu où le rêve d’une relation harmonieuse entre homme et nature est encore réalisable, pourquoi ne pas élargir les frontières de cette utopie à l’échelle de la terre ?

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Message par kenavo le Mer 30 Mai - 7:11

Sous le hétéronyme de Teodor Cerič

Marco Martella A679
Jardins en temps de guerre
Présentation de l’éditeur
En 1992, lorsque la guerre éclate en Bosnie, l’étudiant poète Teodor Cerič  quitte Sarajevo. Pendant sept ans, il voyage à travers l’Europe, et au fil de son exil, il découvre des jardins souvent méconnus – à la marge, nés des rêves de leurs singuliers créateurs. Du jardin de Beckett, en Seine-et-Marne, au parc paysager de Painshill, près de Londres, Cerič  raconte ces lieux et en révèle la dimension poétique et existentielle.

Je ne saurais pas dire pourquoi Marco Martella a besoin d’utiliser plusieurs hétéronymes… mais peu importe, aussi bien pour Jorn de Précy que pour Teodor Cerič, les résultats sont de très beaux textes autour des jardins.

Avec ce livre, Marco Martella fait voyager son lecteur. Il visite plusieurs jardins à travers le monde.

Il s’agit de très belles promenades sereines dans des endroits enchantant.

Même si on n’est pas fasciné par ce sujet, je pense qu’on peut y passer un très beau moment.



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Message par kenavo le Mer 30 Mai - 7:12

Marco Martella A860
Un petit monde, un monde parfait
Présentation de l’éditeur
Depuis toujours, l’homme entretient une relation étroite avec le jardin. Espace à la fois clos et ouvert sur le territoire qui l’entoure, le jardin lui offre la possibilité de faire un pas de côté, de tenter d’autres manières d’être au monde, loin des modèles politiques ou existentiels dominants. Aujourd’hui, il se peut que le jardin soit là pour nous rappeler que c’est poétiquement, comme le dit Hölderlin, que nous habitions autrefois cette terre, ou pour nous sortir de la solitude dans laquelle la foi dans le progrès et la technologie nous ont enfermés. Retrouver à contre-courant le chemin du jardin, c’est, dès lors, retourner à nous-mêmes ou à cette marge d’humanité qui résiste en nous. Au fil des pages, on se promène dans des jardins célèbres Bomarzo et Ninfa en Italie ; Versailles et la Vallée-aux-Loups en France, Sissinghurst, en Angleterre-, mais aussi dans des enclos verdoyants plus intimistes et cachés.
Par l’évocation de ces lieux et de poètes qui, comme Philippe Jaccottet, Chateaubriand, Hermann Hesse ou Vita Sackville-West, ont exploré la question du paysage et le rapport entre la poésie et la nature, cet ouvrage propose une réflexion sur la place que le jardin occupe dans la modernité ; Il nous éclaire sur les raisons qui poussent les hommes à cultiver des parcelles de terre destinées à devenir « des petits mondes, des mondes parfaits ».
Voilà qu’il prend son propre nom Wink pour partager sa passion avec ses lecteurs.

Et il est vraiment un féru des jardins.

Tout comme pour Jardins en temps de guerre, sous le nom de Teodor Cerič, il partage ses visites de ces lieux, souvent magiques, qui prennent une nouvelle forme sous sa plume.

Tout au long du livre il y a des photos en noir et blanc des jardins visités
Marco Martella Dscn0131

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