Julián Ayesta

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Julián Ayesta

Message par kenavo le Mer 20 Juin - 6:55



Julián Ayesta (Gijón 1919 - Madrid 1996).

Après l’échec de la deuxième république, Ayesta entra dans la diplomatie, mais ses liens avec certains dissidents l’écartèrent des postes clés.

Il publia des poèmes, des nouvelles et un seul roman, en 1952, sous l’aile du prix Nobel Vicente Aleixandre.


Source : Editeur

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Re: Julián Ayesta

Message par kenavo le Mer 20 Juin - 6:55


Helena ou la mer en été
Présentation de l’éditeur
Se tournant vers son enfance, un homme voit renaître une Espagne révolue où les rues sentaient la mer, où l'insouciance s'alliait aux mystères du désir naissant, à l'orée des rites initiatiques immémoriaux, dans les suavités d'une vie peuplée de personnages truculents, les tantes jacasseuses, les oncles buveurs de cidre, les cousins de Madrid, et les cousines aussi, qui sont des sottes, sauf Helena. Helena, douce et chaude respiration du soleil, mélancolie d'un monde perdu.
Un livre que j’ai lu lors de la publication en 2004… pour dire qu’il ne me restait que quelques souvenirs. En voyant la publication en poche c’était le bon moment de faire une relecture… surtout avec l’été qui pointe son nez.

La mer… l’été… le titre donne déjà l’indice ce qu’on va vivre dans ce roman. Les jours innocents de l’enfance. Tous ces moments qui vont devenir des petites madeleines qu’on va chérir toute sa vie.

Au début les enfants ne font qu’un cœur, un « nous » dont on ne distingue pas de différence. À part Helena qui se fait remarquer déjà lors d’un premier été.

Le narrateur partage deux étés et un hiver avec son lecteur. Des instantanés qui pourraient aussi figurer comme nouvelles.
« Déjeuner au jardin », « Sur la plage », « Une nuit »… des moments agréables, plein de soleil, bonne nourriture, de la boisson… un été somptueux.

Après l’hiver on est de retour en été et le narrateur prend un nom pour mieux approcher « sa » Helena. L’amour prend forme pour ces deux.

C’est un livre court qui se lit d’une traite.

Une très bonne lecture d’été.

Une entrée parfaite dans la nouvelle saison…



La couverture du poche montre un détail du tableau Petite fille au ruban bleu de Joaquín Sorolla



La présentation - plus longue - de la maison d'édition Les Allusifs
Et nous marchâmes ensemble, remplis d'amour, vers les grands pays de l'Après-midi.
Un homme se tourne vers son passé, vers sa ville natale des Asturies, sur le golfe de Gascogne, et il retrouve la mélancolie d'un monde où l'insouciance s'alliait volontiers aux mystères fascinants du royaume des adultes, où les rues du matin se remplissaient de l'odeur des algues de la mer, où la vie était une douce et chaude respiration du soleil.
Dans le même souffle toute une Espagne renaît par enchantement, et avec elle l'enfance d'un homme qui n'a rien oublié de la suavité des parfums de cette ancienne vie peuplée de personnages truculents — les tantes jacasseuses et les oncles buveurs de cidre, les curés à l'odeur de savon doux, les cousins étourdissants de Madrid, et les cousines aussi, « qui sont des sottes, sauf Helena ». Mais Helena est aussi une échappée de ciel par où s'insinuent les angoisses de l'enfant qui se métamorphose, dont la peur du péché — qui équivaut à couronner Dieu d'épines une fois encore —, pour ainsi dire la peur éternelle de la mort, cette « grande solitude pareille à un énorme vide amer », semblable à la frayeur de nager seul dans l'océan obscurci. Dans ce monde-là, on ne s'explique pas pourquoi Dieu a créé la mer et les étoiles ni pourquoi les enfants d'Adam et Eve se sont mariés entre frères et sœurs ; et l'on s'effraie des vertigineuses mises en abyme d'univers gigognes où les atomes d'un cosmos sont les systèmes planétaires d'un autre monde infinitésimal. Ainsi, dans ce monde, c'est en pleurant d'émotion qu'on accueille le mystère de la grâce et de la miséricorde, mais aussi les arcanes du désir naissant et de la sensualité. Sensible aux plus subtils frémissements de l'air, attentif aux murmures et aux couleurs des choses vivantes, aux paysages, à la beauté, et à la délicatesse des sentiments, le narrateur nous emmène par les bois mythiques jusqu'à la mer troublante, où se confondent l'innocence et la conscience, à l'orée des grands rites initiatiques. Et soudain les âmes sœurs échangent leurs sangs dans des rituels immémoriaux, « comme une espèce de péché », sous une « lumière de terreur mystérieuse descendant d'un ciel énorme et solitaire », mais c'est l'amour qui descend ainsi sur ce monde révolu où il suffisait de prendre doucement la main de sa cousine pour mourir de plénitude.

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