Jose Maria Eça de Queiroz

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Jose Maria Eça de Queiroz

Message par domreader le Dim 16 Sep - 10:19



Source Wikipedia

Né à Póvoa de Varzim au Portugal en 1845 d'un père magistrat et d'une mère issue de l'aristocratie du nord du pays, José Maria de Eça de Queirós est baptisé à Vila do Conde. Il vit jusqu'en 1855 à Verdemilho, dans une zone rurale, près d'Aveiro, avec ses grands-parents. C'est cette même année qu'il entre au collège de Lapa à Porto jusqu'à son entrée à l'université. En 1861, il commence sa première année de droit à l'université de Coimbra. C'est là qu'il connaîtra Teófilo Braga entre autres intellectuels. Il fondera avec eux lors d'une série de « Conférences du Casino » une nouvelle génération d'écrivains, poètes, chercheurs, historiens, beaucoup plus tournée vers la réalité et la critique sociale.

En 1866, il s'installe à Lisbonne et il commence à se faire connaître dans la Gazette du Portugal où il publie plusieurs textes romanesques. Il part à Évora pour exercer le métier d'avocat en 1867, où il fonde une revue d'opposition, Distrito de Évora. Il retourne cependant rapidement à Lisbonne où il collabore pour la Gazette du Portugal. Entre-temps, il fait un voyage en Égypte et il publie à son retour plusieurs articles sur le sujet du Canal de Suez dans le journal portugais Diário de Notícias, auquel il collabore entre 1880 et 1897. Il est nommé consul à La Havane, aux Antilles espagnoles en 1872 d'alors. En 1873, il fait un voyage dans le cadre d'une mission diplomatique en Amérique : il s'arrête au Canada, aux États-Unis et en Amérique Centrale. O Crime do Padre Amaro est publié dans une revue en 1875.

En 1878, il retourne en Europe où il est nommé consul à Bristol et Newcastle en Angleterre. En 1885, il se rend en France pour rendre visite à Émile Zola et en 1888 il est nommé consul à Paris. La même année le roman Les Maia est publié. Il manifeste contre la condamnation de Dreyfus en 1899. Il meurt à la suite d'une maladie le 16 août 1900 à Neuilly.

Queirós a beaucoup voyagé, de Lisbonne à Cuba, de Newcastle à Bristol, pour finalement finir ses jours à Paris. Eça de Queirós est enterré au cimetière de Santa Cruz du Douro, dans un petit village de montagne du nord du Portugal, qu'il a immortalisé dans son roman 202, Champs Elysées sous le nom de Tormes.

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Re: Jose Maria Eça de Queiroz

Message par domreader le Dim 16 Sep - 10:26

Les Maia
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Voici ici une saga sociale et une fresque familiale dans le Portugal du 19ème siècle un peu dans la veine des Buddenbrook, ou de la Saga des Forsytes. Elle s’organisera principalement autour de trois hommes de la grande et ancienne famille Maia : le grand-père Afonso Maia, un homme fier, droit, fidèle en amitié qui a une admiration sans borne pour son petit-fils Carlos qu’il a dû élever. Eça de Queiros passe rapidement sur Pedro son fils, mort prématurément, victime d’un mariage tragique dont les conséquences rejailliront bien longtemps après sur la famille.

D’ailleurs c’est principalement autour de Carlos et de son entourage que le roman s’articule. Ce dernier, chéri par son grand-père, fait des études de médecine puis voyage surtout à Paris et à Londres où il vit pour un temps, puis il décide un jour de revenir au Portugal pour installer son cabinet à Lisbonne. Il est plein d’une belle énergie et compte aussi écrire une sorte d’enclyclopédie médicale, de même que son meilleur ami qui ambitionne d’écrire une vaste œuvre littéraire aux contours très flous.

Mais Carlos, ou ses amis sont d’attachants dilettantes qui passent leur temps en mondanités diverses, en discussions politiques, philosophiques, théologiques ou littéraires autours de bonnes bouteilles. Il ne faut pas oublier les femmes, essentiellement des maîtresses, mariées de préférence qu’ils poursuivent de leurs assiduités et qui sont trop heureuses de succomber. Tous ces jeunes gens sont aisés, issus de la bonne société pour la plupart, mais ils sont oisifs, et toutes leurs belles velléités se perdent dans un tourbillon de dîners, d’alcool, de bals, d’aventures amoureuses sans lendemain, de querelles aussi et de duels projetés mais jamais aboutis.

On sent dans cette œuvre d’Eça de Queiros, une critique parfois humoristique du Portugal de son temps, de ses institutions et de ses politiques, de ses classes dominantes, mais aussi un grand attachement, un véritable amour de son pays : tout est mieux ailleurs, mais en fait tout est meilleur au Portugal. Un joli roman, que j’ai mis du temps à lire (800 pages tout de même) mais qui m’a semblé parfois répétitif surtout dans les passages où les uns et les autres échangent sur la politique d’alors (ce sont les passages que l’ont peut lire en diagonale.)

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Re: Jose Maria Eça de Queiroz

Message par Aeriale le Dim 16 Sep - 11:46

Il a l'air bien.

Je retiendrai le nom, mais pour plus tard. 800 pages avec toutes les tentations en ce moment...Je ne vais pas y arriver!
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Re: Jose Maria Eça de Queiroz

Message par Arabella le Dim 16 Sep - 14:54

Lu il y a bien longtemps, mais j'avais beaucoup aimé. J'y avait trouvé un côté un peu vénéneux, décadent, en plus d'une description sociale.

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Re: Jose Maria Eça de Queiroz

Message par Arabella le Dim 16 Sep - 14:57

Contes et nouvelles



Eça de Queiros pratiqua la forme de la nouvelle pendant toute sa carrière d'écrivain, signant dès 1865, à vingt ans sa première nouvelle, son dernier texte court date de 1898, soit deux ans avant sa mort. Même si cet intérêt a une source artistique, la production de formes courtes a aussi une origine plus matérielle, la publication de ces textes par les journaux et revues s'avérant un apport financier appréciable, et les relations de Eça de Queiros avec la presse ont toujours été étroits.

Compte tenu du fait que ces textes ont été écrits régulièrement pendant toute la carrière littéraire de leur auteur, ils fournissent un panorama de l'évolution de son art. du récit romantique et baroque, à la satire réaliste de la société, jusqu'au conte d'inspiration religieuse de sa fin de carrière. C'est forcement inégal, et moins intéressant que ses grands romans, c'est toutefois brillant, surprenant, toujours merveilleusement écrit.
Les plus étonnants sont pour moi les contes, ces histoires avec la présence du diable et du fantastique, bien loin des romans réalistes ; mais les nouvelles contemporaines sont marquées par une subtile ironie, une vision désenchantée du monde et des petitesses humaines qui font tout leur intérêt.

Une lecture délectable.

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Re: Jose Maria Eça de Queiroz

Message par Arabella le Dim 16 Sep - 14:59

202, Champs-Elysées



Dernier roman de l'auteur, paru à titre posthume en 1901, sans que l'ensemble de texte ait pu être revu par l'auteur, ce qui explique sans doute les quelques incohérences et imprécisions du le texte.

Zé Fernandes, jeune Portugais, nous raconte la vie de son ami Jacinto. Cette vie peut se divise en deux parties, d'égale longueur dans le livre. D'abord l'enfance et la jeunesse à Paris, dans laquelle sa famille est partie s'installer pour des raisons « politiques ». Et puis le départ pour le Portugal sous un prétexte secondaire, qui déclencha un changement de vie complet chez le jeune dandy.

Jacinto est riche, très riche. Et féru de progrès. Sa maison parisienne (le fameux 202, Champs Elysées) est remplie d'inventions aussi saugrenues qu'un ascenseur, mais aussi toute sorte d'engins bizarres, qui ont l'habitude de tomber en panne au plus mauvais moment pour plonger leur propriétaire dans l'embarras. Et puis malgré une vie sociale brillante, notre Jacinto s'ennuie, il s'ennuie même de plus en plus.

D'où l'idée de partir au Portugal, pour d'abord un court voyage, et finalement s'installer dans une demeure montagnarde, dépourvue de tout confort, mais dans laquelle notre jeune blasé va retrouver le goût des plaisirs simples de l'existence. Et oublier son ennui.

Un roman plaisant, bien drôle par moments, même si aussi parfois un peu caricatural. On dirait qu'Eça de Quieroz, consul du Portugal à Paris depuis plusieurs années pendant la rédaction de ce livre, s'ennuyait de son Portugal natal et lui faisait une déclaration d'amour à distance. Je pense que le livre aurait aussi sans doute était plus poli et achevé par l'auteur s'il en avait eu le temps. Tel quel, c'est un bon moment de lecture, même si à mon avis ce n'est pas l'ouvrage le plus intéressant de son auteur.

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