Jessica Bruder

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Message par kenavo le Sam 2 Mar - 6:22

Jessica Bruder Aaa543

Jessica Bruder vit à Brooklyn avec son chien Max et une forêt de plantes vertes.

Elle enseigne le journalisme à la Columbia University depuis 2008. Sur son sujet de prédilection, les dessous de l’économie, elle a publié plus de 120 articles dans le New York Times et d’autres dans divers journaux et revues, de Wired au Washington Post en passant par Harper’s Magazine.

Considéré par les libraires américains comme l’un des dix meilleurs livres publiés en 2017, Nomadland a obtenu de nombreux prix et a été finaliste du prestigieux prix d’excellence en journalisme Helen Bernstein.


Source : Editeur


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Message par kenavo le Sam 2 Mar - 6:22

Jessica Bruder Aa644 / Jessica Bruder A702
Nomadland
Présentation de l’éditeur
Les mensonges et la folle cupidité des banquiers (autrement nommée « crise des subprimes ») les ont jetés à la rue. En 2008, ils ont perdu leur travail, leur maison, tout l’argent patiemment mis de côté pour leur retraite. Ils auraient pu rester sur place, à tourner en rond, en attendant des jours meilleurs. Ils ont préféré investir leurs derniers dollars et toute leur énergie dans l’aménagement d’un van, et les voilà partis. Ils sont devenus des migrants en étrange pays, dans leur pays lui-même, l’Amérique dont le rêve a tourné au cauchemar. Parfois, ils se reposent dans un paysage sublime ou se rassemblent pour un vide-greniers géant ou une nuit de fête dans le désert. Mais le plus souvent, ils foncent là où l’on embauche les seniors compétents et dociles : entrepôts Amazon, parcs d’attractions, campings… Parfois, ils s’y épuisent et s’y brisent.
Jessica Bruder Aaa32

H-a-l-l-u-c-i-n-a-n-t !

Je savais déjà avant cette lecture qu’il y a plus d’un dysfonctionnement social aux Etats-Unis… mais en découvrant la réalité dans ce livre… on a parfois du mal de ne pas se croire dans un récit fiction.

Il y a quelques années j’avais un contact journalier avec une femme qui vivait dans un petit village au sud de Chicago. Elle avait vingt ans de plus que moi et vivant dans d’autres contrées, elle aurait pu se réjouir de sa retraite. Au « pays de toutes les possibilités », sa réalité se résumait à un travail de 40 heures par semaine (et à 65 ans, pas de fin en vue).
En plus la menace de déclarer banqueroute à tout moment lui donnait des cauchemars.

Je pensais dans le temps, que cela existe en effet chez eux, mais que ce n’était pas si commun. Après Nomadland je sais que cela fait partie de leur réalité. Et pour beaucoup de gens. Et pour beaucoup de gens très âgés.

Devoir courir comme un lapin 10 heures par jour avec 65 ans et plus dans un dépôt Amazon… wow, voilà des «rêves» de retraites qu’on n’envie pas.

Et le tout est embellie par le fait que ces gens n’ont plus de maison mais doivent vivre dans des « caravanes » (toute sorte, parfois il ne s’agit que d’une voiture dans laquelle ils dorment, parfois des ‘self-made caravanes’…) et les informations où on peut trouver eau/gaz/électricité/douches/toilettes s’échangent entre ces « nomades » comme monnaie courante.

J’ai trouvé quelques commentaires pour ce livre et la plupart a fait une référence avec Raisins de la colère de John Steinbeck (que j’ai lu récemment, il va être mon classique en avril, date d’anniversaire de publication est le 14 avril) et Jessica Bruder le mentionne aussi.
Mais elle dit aussi qu’il y a une grande différence : la famille Joad se met en route vers la Californie pour y trouver une meilleure situation. Tandis que tous ces gens qui sont à l’instant sur la route en Amérique savent qu’il n’y a pas une meilleure situation là où ils vont. Seulement l’espoir de trouver un emploi pour gagner quelques dollars pour pouvoir continuer leur périple…


Une interview avec l’auteur : ici

Un commentaire dans Le Temps

Jessica Bruder Aa79

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Message par Queenie le Sam 2 Mar - 9:26

On me l'a apporté il y a deux jours, la couverture est extra, et ce que tu en dis donne follement envie de s'y mettre (mais comme j'essaye de sortir de mes genres de lectures habituels... Grrr)

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Et, du monde indistinct des rêves, là où se terrent les secrets mystiques, une réponse surgit.
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Message par Aeriale le Sam 2 Mar - 9:30

Wa. En effet c'est assez flippant quelque part.

A l'heure des Gilets jaunes et des retraites grignotées un peu plus chaque jour, réduisant le pouvoir d'achat des plus agés en France, on se dit qu'il y a peut-être pire? 

Je retiens, merci @Kenavo!
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Message par kenavo le Dim 3 Mar - 4:55

une lecture quelque peu "déprimante" mais qui est quand même importante
le fameux "rêve américain" qui vire au cauchemare...

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