Richard Brinsley Sheridan

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Message par Arabella le Jeu 2 Mai - 13:58

Richard Brinsley Sheridan (1751 - 1816)



Richard Brinsley Sheridan Sherid10


Source : Wikipédia


Richard Brinsley Sheridan, né à Dublin le 30 octobre 1751 et mort le 7 juillet 1816 à Mayfair en Londres, est un homme politique et dramaturge irlandais.


Son père, Thomas Sheridan, était directeur de théâtre et sa mère, écrivaine (The Memoirs of Sidney Biddulph).


Il fréquente la Harrow School dans le but de devenir juriste, mais son mariage romantique avec Elizabeth Linley (fille de Thomas Linley) compromet ces plans.


Fiancé avec Elizabeth Linley, fille du musicien Thomas Linley, il dû se battre en duel avec le fils de Thomas Mathews qui la harcelait.
Eliza du fuir dans un couvent à Lille, ils se marièrent secrètement à Calais au printemps 1772, puis ils à l'église St. Marylebone le 13 avril 1773.


Eliza chante pour George III et sa famille à Buckingham Palace et le roi dit qu'il "n'avait jamais entendu une voix aussi belle".
Mais après leur mariage, Sheridan refuse d'autoriser sa femme à chanter en public, bien qu'il ait organisé des soirées privées au cours desquelles elle était la vedette.


Il écrit sa première pièce, The Rivals qu'il produit à Covent Garden en 1775. La première représentation est un four et Sheridan embauche un nouvel acteur pour le rôle comique de l'Irlandais. La seconde représentation est un succès et établit immédiatement la réputation d'auteur du jeune homme. Il en écrira plusieurs autres, dont la plus célèbre est L’école de la médisance.
Il est aussi auteur de poèmes et de discours politiques.


Entré au Parlement en 1780 avec le soutien de Georgiana, duchesse du Devonshire, ce grand orateur et figure éminente du parti whig y restera jusqu'en 1812. Il est aussi le grand-père de Caroline Norton et l'arrière-grand-père de Lord Dufferin, troisième gouverneur général du Canada et vice-roi des Indes. Sheridan Le Fanu, célèbre auteur de récits de fantômes est son petit-neveu.


À sa mort, Sheridan fut enterré dans le Coin des poètes de l'abbaye de Westminster.

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Message par Arabella le Jeu 2 Mai - 13:59

Les rivaux


Auteur de théâtre considéré comme un classique outre Manche, Richard Brinsley Sheridan est un quasi inconnu en France. Fils d'un directeur de théâtre, ayant embrassé la même carrière et ayant renouvelé la comédie anglaise du XVIIIe siècle, il a tenté dans un deuxième temps de faire carrière dans la politique, ce qui ne lui a que moyennement réussi, et a limité son oeuvre théâtrale. Un incendie de son théâtre l'a au final ruiné.

Les rivaux sont la première pièce de Sheridan, écrite à 24 ans et représentée pour la première fois en 1775. Il se serait inspiré de sa vie, de ses amours tumultueux avec celle qui deviendra sa première femme, Elizabeth Linley. Après des débuts désastreux, la pièce connaîtra un succès durable.

La pièce en cinq actes repose sur des intrigues assez compliquées et implique de nombreux personnages, parmi lesquels il s'agit de se retrouver. L'intrigue principale concerne les amours de Jack Absolute, capitaine de son état, et de Lydia Languish. Influencée par la lecture de romans sentimentaux, Lydia rêve d'amours interdits, d'enlèvements, de mariages secrets. Pour la conquérir, Jack se fait passer pour un pauvre aspirant, et gagne les faveurs de la belle, qui pense bien contrarier sa famille, en la personne de Mrs Malaprop, sa riche et ridicule tante. Cette dernière a résolu son mariage avec Jack Absolute qu'elle ne connaît pas, sir Absolute, le père du jeune homme arrive à Bath pour conclure le mariage. Découvrant la présence de son fils dans l'endroit, il lui annonce qu'il le marie, sans préciser le nom de la promise. Jack refuse dans un premier temps, puis découvrant qu'il s'agit de Lydia, semble se soumettre à la volonté paternelle. Mais il continue de louvoyer avec Lydia, pour qu'elle n'apprenne pas tout de suite qu'il est en réalité Jack Absolute. La supercherie est découverte, et la demoiselle fort fâchée. Mais un duel, un semblant de froideur du jeune homme et quelques menus incidents, finissent par réconcilier les amoureux. Une intrigue secondaire a lieu entre Julia, la cousine de Lydia, qui aime Faulkland, un ami de Jack. Faulkland se montre soupçonneux et vétilleux en tout vis-à-vis de sa promise, au point de risquer de la perdre : ce ne sont que différents et raccommodements provoqués par le caractère impossible du garçon. Autour des personnages principaux tournoie tout un essaim de valets et de rivaux, plus ou moins ridicules, qui ont chacun leurs scènes comiques, assorties à leurs personnalités.

La pièce est un peu décousue, avec des morceaux de bravoure drôles, l'intrigue principale étant quelque peu invraisemblable et assez légère. le comique a un petit goût caustique et satirique, plus que tendre, l'auteur se moque des moeurs de son époque, des ridicules de ses contemporains, plus qu'il ne dresse des portraits psychologiques approfondis. Ce n'est sans doute pas un chef d'oeuvre, mais une pièce enlevée, qui peut permettre de briller à des acteurs déchaînés. le XVIIIe siècle n'est sans doute pas le siècle le plus marquant pour la production théâtrale, et ce ne sont pas ces Rivaux qui me feront changer d'avis sur le sujet, mais c'est intéressant de connaître un peu mieux ce qui s'est écrit dans le domaine en Grande-Bretagne.

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