Marie Hélène Lafon

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Re: Marie Hélène Lafon

Message par Arabella le Sam 6 Jan - 20:00

Joseph n'est pas le plus aimable je dirais, même si je l'ai beaucoup aimé. Essaie celui-ci, pour l'instant c'est celui que je préfère, il est d'une certaine façon plus facilement gratifiant.

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Re: Marie Hélène Lafon

Message par Aeriale le Dim 7 Jan - 17:59

Arabella a écrit:L’écriture ramassée, épurée, de Marie-Hélène dresse les portraits des êtres, avec tendresse, mais sans complaisance. En empathie, mais sans idéaliser. C’est d’une immense justesse, tout est en place avec peu de choses
Voilà, c'est tout à fait ça, et c'est aussi mon préféré. Si tu ne l'a pas lu, il va te plaire, je pense @Darkanny :-)

Une auteure qui a des choses à dire, avec une écriture qu'on met parfois du temps à apprivoiser, très pudique et resserrée comme tu dis Arabella, mais c'est à nous de rentrer dans le psychisme des personnages. Et parfois on passe à côté (Ca a été mon cas pour Joseph)
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Re: Marie Hélène Lafon

Message par Arabella le Jeu 27 Sep - 7:58

Histoires


Ce livre est composé de 19 courts récits, et d’une sorte de postface dans laquelle Marie-Hélène Lafon explique un peu comment elle conçoit l’écriture, les histoires et personnages qui se mettent en place, comment elle navigue entre nouvelle et roman, comment une nouvelle peut se transformer en roman, parce que le personnage n’a d’une certaine façon pas dit son dernier mot.

Nous sommes essentiellement dans l’univers rural, sans doute en grande partie disparu maintenant, et surtout dans le vécu des personnes qui l’ont habité. Avec des mentalités, un rapport à l’espace, aux autres, au groupe social, qui doit avoir existé depuis des siècles et des siècles. Et dont on voit par certains aspects le délitement, le remplacement par une autre chose que l’on ne fait qu’entrapercevoir, par exemple dans ces figures de tantes qui après des études s’installent à Paris et mènent une autre vie, même si cette dernière reste mystérieuse.

Mais les personnages de Marie-Hélène Lafon sont toujours dans l’espace rural ancestral, dans lequel les rôles des hommes et des femmes sont clairement définis, où la faiblesse ou la différence n’ont pas leur place, dans lequel la lutte pour la survie la plus élémentaire n’est pas oubliée, même si un semblant de confort et de progrès matériel s’est un peu installé. C’est un monde dur, voire impitoyable, l’expression des émotions et sentiments est rare et difficile.


Les récits captent des moments forts, ou des personnages dans leurs destins. Tout est dit en peu de pages. C’est dense, peut-être trop. J’avoue préférer les romans de Marie-Hélène Lafon qui laissent la place aux personnages de s’installer davantage, à l’auteur de ciseler plus leurs figures, dans le quotidien, dans le temps. La condensation de la nouvelle a un côté un peu brutal, impitoyable, car ce ne sont pas des vies heureuses pour la plupart. Mais c’est prenant, et la magnifique écriture de l’auteur donne une dignité, une existence à des personnes qui semblent être le contraire de personnages de roman.

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