Klaus Mann

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Klaus Mann

Message par kenavo le Jeu 22 Déc - 6:21



Klaus Heinrich Thomas Mann, né le 18 novembre 1906 à Munich, mort le 21 mai 1949 à Cannes, est un écrivain allemand. Il est le fils de l'écrivain Thomas Mann, le neveu de Heinrich Mann et le frère, entre autres, d'Erika et Golo Mann.

Entré en littérature dans les premières années de la République de Weimar, il se montre d'abord sensible à un esthétisme inspiré par Stefan George et écrit La Danse pieuse, le premier roman allemand homosexuel. Il quitte l'Allemagne lors de l'arrivée au pouvoir des nazis en 1933 ; son œuvre prend une nouvelle orientation, résolument engagée. Déchu de la nationalité allemande en 1935, il devient peu après citoyen tchécoslovaque. Installé aux États-Unis en 1938, il prend la nationalité américaine en 1943 et s'engage dans l'armée américaine. Victime de la drogue, dépressif, ne trouvant pas sa place dans l'Europe de l'après-guerre, il se suicide en avalant une forte dose de somnifères.

Son œuvre, négligée de son vivant, n'a été redécouverte que bien des années après sa mort. Il est aujourd'hui considéré comme l'un des représentants les plus importants de la littérature de langue allemande du XXe siècle, en particulier de la littérature de l'émigration.


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Dernière édition par Kenavo le Lun 23 Jan - 8:28, édité 1 fois

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Re: Klaus Mann

Message par kenavo le Jeu 22 Déc - 6:22

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Der Vulkan / Le volcan
Présentation de l’éditeur
Publié en 1939, " Le Volcan " fut écrit dans la fièvre des événements.
Il s'agissait pour le fils aîné de Thomas Mann de combattre le nazisme qui l'avait contraint à quitter son pays en 1933, et l'avait déchu de la nationalité allemande l'année suivante.
De Paris à Vienne en passant par New York, Klaus Mann peint avec une extraordinaire acuité l'Internationale des proscrits, la résistance passive, impuissante, de ces intellectuels, de ces juifs, devenus citoyens de nulle part. Humiliés. Pathétiques.
Ce roman-document, traversé par la guerre d'Espagne et l'Anschluss, brasse des dizaines de personnages, qui ne sont pas tous des héros.
La foi humaniste, la clairvoyance de Klaus Mann illuminent cette chronique, arc-boutée contre un régime qui fit d'une partie de l'Europe nu " volcan " bavant une lave honteuse et meurtrière.

Klaus Mann a considéré lui-même Le volcan étant son meilleur roman. Autant  commencer avec le meilleur.
Et oui, j’ai lu pas mal de livres de son père, quelques-uns de son oncle, de sa sœur et ainsi aussi les deux qu’il a co-écrit avec elle, mais pour ses propres romans, jamais fait le pas. Il était temps de découvrir sa voix.

Ce roman porte comme sous-titre Roman unter Emigranten (Roman parmi d’émigrés) tandis qu’en français on a choisi de mettre Un roman de l’émigration allemande 1933-1939, ce qui n’est pas tout à fait la même chose.
Klaus Mann ne s’est pas considéré comme ‘émigrant’, il était dès ses débuts agité et ‘sur la route’. Rien que pour éviter le champ magnétique qui se trouvait autour de son père qui ne lui convenait pas. Il se trouvait d’autres lieux, idées, façons de vivre. Ainsi il trace avec cet ajout, Roman parmi d’émigrés, une frontière entre lui, l’auteur, et les émigrants dont il va parler dans ce roman. Il devient témoin de leurs soucis, problèmes, combats pour mener un quotidien à peu près vivable…

Mais il ne les traite pas avec dédain, au contraire. Il montre leurs nouvelles vies avec beaucoup d’empathie. Pour plus d’un cela commence avec le problème de la langue, dans ces temps bon nombre de gens ne parlaient que leur langue maternelle. Ensuite les soucis de se procurer d’argent pour arriver à survivre.

C’est d’une force incroyable. Son écriture m’a électrifiée. J’étais sous le charme dès le début et j’en ressors enthousiaste.

Dommage qu’il a vécu toute sa vie dans l’ombre de son père bien que celui-ci lui a écrit après la lecture du volcan : On ne t’a longtemps pas pris au sérieux […] mais maintenant on ne peut plus le contester, tu peux faire plus que la plupart.



Sanna Dullaway

Entre 1939 et 1945, plus de 60 millions d’Européens durent fuir les horreurs de la guerre.
Une série de photographies aujourd’hui colorisées montre leur voyage.
Des images qui mettent en perspective ce que peuvent vivre les migrants actuels

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