Ramiro Pinilla

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Ramiro Pinilla

Message par kenavo le Mar 27 Déc - 7:26



Ramiro Pinilla, né le 13 septembre 1923 à Bilbao et mort le 23 octobre 2014 dans la même ville, est un écrivain espagnol.

Source: Wikipédia

Avec son premier roman Les fourmis aveugles, il obtient le Prix Nadal et le Prix National de la Critique.
Il publie ensuite chez de petits éditeurs. Son retour vers le grand public se produit en 2004 avec Vertes vallées, rouges collines, trilogie composée de La terre convulsée, Les corps dévêtus et Les cendres du fer (publiée par Andanzas) qui a reçu le Prix Euskadi 2005, le Prix national de la Critique et le Prix national du Roman en 2006.
Il publie ensuite Le figuier en 2006.
En 2007, Tusquets publie Antonio B. le Russe, qui dénonce les désastres de l'après-guerre.
Le Temps des Cerises a édité en 2014 Rien qu'un mort de plus, depuis les années 1960, aucun de ses romans n'avait été traduit en français.

Source: Editeur


Dernière édition par Kenavo le Lun 23 Jan - 8:03, édité 1 fois

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Re: Ramiro Pinilla

Message par kenavo le Mar 27 Déc - 7:26


Le figuier
Présentation de l’éditeur
La construction en 1966 d'un nouveau Collège à Getxo, au Pays basque, fait ressurgir l'histoire de Rogelio Ceron, cet homme solitaire arrimé à un terrain isolé et au seul figuier qui y pousse depuis la fin de la guerre civile. Rogelio Ceron est un ancien phalangiste, de ceux qui, à la nuit tombée, allaient de maison en maison débusquer les " rouges " pour les fusiller sans autre forme de procès. Au cours d'une de ces " expéditions " punitives, Ceron est marqué par le regard de haine que lui jette un enfant, Gabino, à qui il vient d'enlever son père et son frère. Le phalangiste se persuade aussitôt que cet enfant finira par le tuer. Le lendemain, Ceron s'aperçoit que les deux corps ont été enterrés sous un monticule de terre où a été plantée une pousse de figuier. Il se transforme alors, rompt avec les phalangistes, pour se consacrer à la mission tacitement ordonnée par l'enfant, de veiller le figuier. Il est persuadé que l'enfant et lui sont liés par le destin. Pourtant, pendant trois décennies, Rogelio et Gabino n'échangent pas un mot. Le silence est un personnage de plus dans cette tragédie. A l'image du silence des familles des victimes de la guerre civile qui ont enduré quarante ans d'un exil intérieur, sans pourvoir exprimer leur douleur. Rogelio et Gabino représentent les deux Espagne, mais au fil des années, ils sortent peu à peu du cadre initial de chacun de leurs camps. Le figuier incarne l'oubli impossible, le souvenir vivant et silencieux. Le figuier pousse et ses racines se nourrissent des morts de la guerre.
Je suis contente de voir qu’une maison d’édition a rendu ce texte tout à fait extraordinaire accessible aux lecteurs francophones.

Vu que ma lecture s’est fait il y a assez longtemps, j’ai repris le livre et mes quelques notes que j’avais faites dans le temps. Pas besoin de chercher trop longtemps, je me rappelle encore très bien de ce livre.

Et j’ai pour le pur bonheur relu plusieurs passages, mêmes des pages entières.

Je ne saurais pas énumérer tous les livres que j’ai lus concernant la Guerre d’Espagne, il y en a tellement. Ce roman de Ramiro Pinilla figure parmi les plus remarquables.

Il y a une force dans ces pages, difficile d’en parler, il n’y a en fait pas trop de choses qui vont se faire, faut le lire pour l’éprouver.

Au centre, ce jeune homme et le figuier… et une raison pourquoi il veut y rester tout près.

Cela se dévoile peu à peu… et la langue emporte le lecteur pour en faire un voyage dans le temps. On retrouve une Espagne qui ne peut que difficilement se remettre de cette guerre qui a vu une nation s’entretuer.

Ce qu’il reste de ce passé et ce qu’on peut y faire dans l’avenir… voilà l’une des approches de ce livre.

Le figuier… livre qui va remuer plein de sentiments, idées, images de ce pays qui n’a jusqu’aujourd’hui pas fait son deuil de ces années noires.


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