Friedrich Torberg

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Friedrich Torberg

Message par Merlette le Ven 30 Déc - 13:53



ZOE, l'éditeur, a écrit:Critique, journaliste, traducteur et écrivain à Vienne et à Prague, Friedrich Torberg (1908-1979) est contraint d'émigrer en France en 1938 puis aux Etats-Unis où il travaille comme script pour Hollywood et comme journaliste pour le Time magazine. Il retourne à Vienne en 1951 où il reste jusqu'à la fin de sa vie. Parmi ses œuvres les plus connues figurent L'élève Gerber (1930), Me voilà, mon père (1948) Le Retour de Golem (1968), Les Héritiers de la tante Jolesch (1978) et Cela aussi était Vienne (1984)

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Re: Friedrich Torberg

Message par Babur le Ven 30 Déc - 19:40

Pour les germanophones intéressés je recommande la biographie de Friedrich Torberg par David Axmann.
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Re: Friedrich Torberg

Message par Merlette le Ven 30 Déc - 20:23

Merci pour cette suggestion Babur, il a eu une vie bien riche apparemment.

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Re: Friedrich Torberg

Message par Merlette le Mer 11 Jan - 12:00

L’Élève Gerber
Der Schüler Gerber
1930



L'éditeur a écrit:En 1930, l'élève Gerber s'apprête à entrer dans sa dernière année de lycée, laquelle doit se conclure par le difficile examen de fin d’études (Maturité). Il est brillant mais non sans quelques faiblesses : les mathématiques, un amour immodéré pour la jeune et volage Lisa et un fichu caractère. Aussi, lorsque le nom de son professeur de mathématiques tombe : Kupfer, Gerber reçoit le conseil avisé de changer de lycée, ce qu'il refuse. Il affrontera le surnommé Kaiser Kupfer, despote qui s'est juré de le mater. Le duel sera sans pitié, et inégal. Car l'un est jeune et fougueux, l'autre a le pouvoir et l'expérience. Ce roman d'une grande modernité sur la pédagogie et le harcèlement fut un immense succès lors de sa sortie en 1930 ; il est traduit dans une dizaine de langues et a été adapté au cinéma.

Ce roman a donné lieu à une LC, voici mes impressions finales.

Elles sont mitigées, je l'avoue. 
D'une part, je ne suis pas mécontente de la découverte. Ce roman offre un éclairage intéressant sur le système éducatif autrichien dans les années 30, et souvent les situations décrites (comportement des enseignants et des élèves) sont franchement réalistes. Qui enseigne (ou tout simplement qui a suivi des cours au lycée) les aura sûrement déjà rencontrées, sauf le cas de Kupfer, qui reste du domaine de la caricature.
Et c'est là que le bât blesse...Le style de ce roman fait tellement dans l'hyperbole qu'il m'a d'abord décontenancée et ensuite assez vite ennuyée. A quoi cette exagération tient-elle ? Volonté de pasticher le romantique (Les souffrances du jeune Gerber?)? De reproduire à l'écrit le style expressionniste alors en vogue dans les arts ? De montrer que pour des adolescents sous la pression des attentes des profs, des parents, de la société, tout revêt une importance démesurée ? Cette dernière supposition semble la plus plausible...d'autant que le point de vue narratif change constamment, de celui d'un narrateur omniscient à des plongées dans les pensées de plus en plus chaotiques et hallucinées de Gerber.
Malheureusement, au lieu de nous rapprocher du héros et de compatir à ses affres, tant d'outrance, d'ironie et de (mélo)dramatique a l'effet inverse. Cela ne devient plus tant crédible.
Torberg précise en exergue qu'il a écrit ce roman à la suite d'une série de suicides lycéens, une façon donc d'analyser et de comprendre ce qui peut bien pousser un jeune à cet acte. Cette enquête porte-elle trop la marque de la subjectivité de l'auteur, qui a visiblement des comptes à régler avec le corps enseignant et le système éducatif, puisqu'il a lui même raté sa Maturité ?
Si comme je le disais plusieurs des questions qu'il soulève sont pertinentes et toujours d'actualité (notamment sur les modalités d'évaluation), l'analyse psychologique et l'écriture manquent hélas de la subtilité qu'aurait nécessité un tel sujet. Ou alors le style est-il tellement marqué par son époque qu'il nous semble bien daté aujourd'hui ? En tous cas, dommage!

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