Philippe Néricault dit Destouches

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Philippe Néricault dit Destouches

Message par Arabella le Jeu 5 Jan - 22:24

Philippe Néricault dit Destouches






Source : site de la commune de Villiers-en-Bière (77)

Philippe naît  à Tours le 7 avril 1680 dans une famille de condition modeste du nom de Néricault et originaire de Richelieu en Poitou. Il fait ses études à Tours, au collège des Jésuites, puis comme externe à Paris, au collège des Quatre-Nations. Plus tard, il rejoint une troupe de comédiens ambulants. Incartade de jeunesse, à laquelle il met fin en s’engageant dans l’armée. Il participe sans doute à la guerre d’Espagne en 1697. C’est en 1699 qu’il rencontre Monsieur de Puysieux, ambassadeur français en Suisse, lequel, charmé de son esprit, le forme au métier de secrétaire, puis de secrétaire d’ambassade, en Suisse.

Dès cette époque, il fait des vers sur des sujets religieux. Il soumet ses essais à Boileau qui l’encourage puis il s’initie à l’art dramatique. En 1709, il fait jouer Le Curieux Impertinent qui séduit les comédiens amateurs du château de Soleure, en Suisse, avant d’être admise au répertoire de la Comédie Française en 1710 où elle sera jouée dix-sept fois, preuve de son succès. C’est cette pièce qui le fait connaître. Cela encourage le jeune écrivain dans sa voie et la succession de ses succès théâtraux lui vaut l’amitié du Régent.

En 1715, recommandé par M. de Puysieux, Destouches accompagne le futur cardinal Dubois en Angleterre le secondant avec habileté dans la négociation qui aboutira, en 1717, à la Triple-Alliance entre la France, l’Angleterre et la Hollande contre l’Espagne. Après la retraite de Dubois, alors qu’il exerce les fonctions de ministre plénipotentiaire pendant six ans, il tombe éperduement amoureux d’une jeune anglaise catholique, Dorothée Johnston de Blackborn, qu’il épouse secrètement à Londres, le 21 septembre 1721. Il tiendra cette union cachée jusqu’à son retour en France. Dorothée Johnston sera par la suite naturalisée à Paris, le 8 février 1725.

Les premiers succès littéraires de Néricault-Destouches et la reconnaissance de Dubois lui ouvrent les portes de l’Académie Française où il est élu, le 25 août 1723. A son retour en France, il est reçu par le Régent qui lui déclare : «Je vous donnerai des preuves de ma satisfaction qui vous étonneront vous-même, ainsi que tout le royaume». Mais le 2 décembre 1723, le Régent décède sans réaliser ses promesses et Destouches ne recueille d’autre fruit de ses travaux et de ses succès diplomatiques qu’une gratification de cent mille livres.

Il aspire, à 45 ans, à la vie de gentilhomme campagnard. Il recherche à la fois le calme et un moyen de venir en aide à sa famille, peu aisée. Il se fait pourvoir, en 1727, d’une charge de Garde de la Porte du Roi au château de Fontainebleau et achète, devant Le Meignan, notaire à Paris, le 1er décembre de la même année, à Hilaire Armand Rouillé du Coudray, une petite terre à deux lieues au sud de Melun composée des seigneuries-prévôtés de Fortoiseau et de Vosves, relevant du roi, et du fief des Vives-Eaux.

Le château de Fortoiseau, entouré d’un jardin, d’un parc et d’une métairie devient ainsi la résidence habituelle du nouveau gouverneur de Melun.

Il meurt  à Fortoiseau à 6 heures du matin, le 4 juillet 1754, à l’âge de 74 ans. Il est inhumé dans l’église de Villiers-en-Bière, sa paroisse.

Avec 27 pièces répertoriées dont dix-neuf montées à la Comédie Française et un total de 2050 représentations entre 1710 et 1860, Destouches vient au quatrième rang des auteurs du XVIIIème siècle les plus joués à la Comédie Française, juste après Voltaire (4000 représentations), Régnard et Dancourt. La dernière édition de ses oeuvres complètes date de 1810 et son théâtre disparait de la scène après 1860.

Quelques citation célèbres extraites de ses oeuvres :

Les absents ont toujours tort (l’Obstacle imprévu, I, 6)
Chassez le naturel, il revient au galop (id, III, 5)
La critique est aisée, et l’art est difficile (Le Glorieux, II, 5)

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Re: Philippe Néricault dit Destouches

Message par Arabella le Jeu 5 Jan - 22:38

Le glorieux

Une comédie qui transmet une morale, ainsi pourrait on résumer cette pièce. Le glorieux, est un comte trop fière de sa noblesse et de son origine. Il veut épouser une jeune fille, Isabelle fille d'un riche bourgeois. Ce dernier est d'accord, la jeune fille aussi. Une intrigue un peu compliquée concerne le père de notre comte, qui va se charger de rabaisser l'orgueil démesuré de son fils. Un heureux dénouement et deux mariages terminent la pièce.

Destouches écrit bien, et il possède indéniablement l'art de la formule. La pièce possède une incontestable vivacité, ainsi que des passages plutôt drôles. Après, tout cela n'est pas très vraisemblable, et le côté un peu leçon (l'orgueil puni, mais pas trop, parce que ce n'est pas le pêché le plus capital) paraît u peu dépassé.

Au final, la comédie du du XVIIIe siècle semble avoir moins mal vieilli que la tragédie.

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