Josep Maria de Sagarra

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Josep Maria de Sagarra

Message par kenavo le Dim 8 Jan - 6:53



Josep Maria de Sagarra i de Castellarnau, né le 5 mars 1894 à Barcelone (Catalogne) et mort dans la même ville le 27 septembre 1961, était un écrivain catalan du XXe siècle dont l'œuvre participa, avec celles de Salvador Espriu et de Josep Pla à la Renaixença, renaissance de la littérature catalane.


Source: Wikipédia


Dernière édition par Kenavo le Lun 23 Jan - 8:01, édité 1 fois

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Re: Josep Maria de Sagarra

Message par kenavo le Dim 8 Jan - 6:54


Vies privées
Présentation de l’éditeur
Peu connu en France, Josep Maria de Sagarra est considéré en Espagne comme un des auteurs majeurs de la littérature catalane du XXe siècle. Son roman Vies privées, paru en 1932, est désormais considéré comme un classique. Paru en 1932, ce texte a fait scandale pour sa dimension sulfureuse. Il a ensuite fait l'objet d'une version expurgée en 1961, avant d'être rééditée en 1982 dans sa version originale. En 2007, le 75e anniversaire de sa parution a même été célébré dans une édition commémorative.
Josep María de Sagarra offre la chronique d'une famille barcelonaise et en particulier des frères Lloberola, deux "fins de race" : Frédéric, l'héritier veule et incapable, et Guillem, son cadet, prostitué, tous deux fils de Tomàs, aristocrate réactionnaire, catholique, royaliste, carliste, qui assiste à l'effondrement de son monde. L'histoire se déroule entre 1927 et 1932. La première partie, qui s'étend sur cinq mois, dans le quartier huppé de la rue Mallorca ou à l'Eixample, s'articule autour d'un chantage dans lequel se trouvent impliqués des membres de la vieille noblesse et de la nouvelle aristocratie, englués dans des affaires de sexe et d'argent. La seconde partie nous transporte cinq ans après la mort de la victime du chantage, au moment de l'instauration de la République, après la dictature de Primo de Rivera. On y suit principalement les enfants de Frédéric : Maria Lluïsa et Ferran. Portant les stigmates de la décadence familiale initiée par la génération antérieure, ils ont intégré le vice et l'argent comme valeurs de substitution de l'ancien ordre. Marquée par une forme de réalisme pessimiste, la narration est rythmée par une série de portraits physiques et moraux, de descriptions, qui brossent une satire noire, mais non dénuée d'humour, de la société barcelonaise, dans une langue d'une grande intensité expressive. Josep Maria de Sagarra s'attache à décrire et à analyser les changements profonds qui affectent la haute société catalane ou majorquine dans cette première moitié du XXe siècle, secouée par les convulsions politiques qui précèdent l'avènement de Franco, l'effondrement moral et économique de la vieille aristocratie terrienne et l'avènement d'une haute société ambitieuse, frivole et cynique.


Ramon Martí i Alsina, View of Barcelona from a Rooftop in Riera de Sant Joan

En lisant la quatrième de couverture de ce roman, j’ai réalisé qu’après tant et tant et tant de lectures d’auteurs espagnols, il n’y a pas beaucoup de sujets qui parlent de l’Espagne avant 1936.

Mais il y a bien eu des histoires qui se sont déroulées dans ce pays avant la guerre… et voici une des plus marquante et belle que j’ai pu découvrir !

Quel opus qui donne une image de la ville de Barcelone, mais surtout de cette société avant le déclanchement des hostilités. Et en plus on comprend mieux comment cela s’est pu se produire, cette guerre d’un peuple entre eux.

Par moment j’ai pensé aux Buddenbrook de Thomas Mann, avec son écriture débordante en moins. Et chez Josep Maria de Sagarra il y a certainement aussi un peu plus de sexe que chez le cher Thomas, bien que c’est écrit d’une manière très décente et laissant beaucoup de place à l’imagination. Mais c’était encore trop explicite, ainsi ce livre se trouvait banni pendant des années en Espagne.


Date marquante dans le livre est certainement cette Exposition Mondiale de 1929.

On rencontre la bourgeoisie de Barcelone de ces années et leur « vies privées » qui ne sont rien de tel puisque « tout » Barcelone se fait le plaisir de savoir et de parler de toutes les cachotteries qui se font dans cette ville.

J’ai adoré du début à la fin. Bien qu’il s’agisse d’un vrai pavé (513 pages) cela se lit tout seul. Un pur délice !



Isidre Nonell, Mujer (extrait), 1907

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