A l'affiche

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Re: A l'affiche

Message par silou le Mer 7 Mar - 22:40

@Aeriale a écrit: Une réflexion troublante sur ce que peut constituer un couple, sur la part de mystère, de soumission voulue, jouée ou interchangeable, et de ce jeu pervers qui peut exister entre deux personnes et qui échappe à notre entendement lorsque celui-ci est vu de l'extérieur.
Oui, c'est très vrai, on peut aussi toujours se demander à quel point les personnes sont conscientes de la réalité de ce jeu.

Quand je pense que Daniel Day-Lewis a annoncé que c'était son dernier film cela donne encore une autre ampleur à son personnage.
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Re: A l'affiche

Message par silou le Jeu 8 Mar - 0:19

Dans le cadre des Leçons de cinéma d'Arte, un long entretien de Paul Thomas Anderson à propos de Phantom Thread,  à voir ICI
@Domreader, le choix et le rôle de la musique y sont entre autre assez longuement détaillés.
Il y parle aussi de l'influence des contes, en particulier de The tailor of Gloucester de Beatrix Potter.


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Re: A l'affiche

Message par Aeriale le Jeu 8 Mar - 8:56

@Silou a écrit:Quand je pense que Daniel Day-Lewis a annoncé que c'était son dernier film cela donne encore une autre ampleur à son personnage.
Oh mince! Je ne savais pas :-(

@Silou a écrit:Oui, c'est très vrai, on peut aussi toujours se demander à quel point les personnes sont conscientes de la réalité de ce jeu
Tout à fait! Ce qui se passe au sein même d'une relation amoureuse (et surtout passionnelle, comme ici) est si complexe, si insaisissable qu'elles mêmes en sont peut-être inconscientes. C'est très bizarre.

A voir, à l'extrême, les histoires de violence dans le couple, souvent les femmes reviennent vers leur bourreau. La manipulation est infiniment délicate à mesurer.

PS: La vidéo s'est bloquée...Je n'arrive plus à visionner  Crying or Very sad
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Re: A l'affiche

Message par silou le Jeu 8 Mar - 10:16

@Aeriale a écrit:
PS: La vidéo s'est bloquée...Je n'arrive plus à visionner  Crying or Very sad
J'espère que tu pourras faire une autre tentative plus fructueuse, j'ai trouvé la fin particulièrement intéressante, notamment quand il parle du choix et de l'interprétation de Vicky Krieps. Il parle aussi des films qui ont pu influencer l'écriture à 4 mains du scénario, ce qui a allongé ma LAV ! mais de manière très raisonnable Smile .
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Re: A l'affiche

Message par Aeriale le Lun 12 Mar - 10:08

@silou a écrit:
@Aeriale a écrit:
PS: La vidéo s'est bloquée...Je n'arrive plus à visionner  Crying or Very sad
J'espère que tu pourras faire une autre tentative plus fructueuse, j'ai trouvé la fin particulièrement intéressante, notamment quand il parle du choix et de l'interprétation de Vicky Krieps. Il parle aussi des films qui ont pu influencer l'écriture à 4 mains du scénario, ce qui a allongé ma LAV ! mais de manière très raisonnable Smile .
Toujours pas réussi malgré mes deux tentatives. Je vais essayer du teléphone...

Sinon on a vu The disaster artist



Tirée d'une histoire vraie, The Disaster artist raconte le parcours halluciné de Tommy Wiseau, et de son film The room, oeuvre déjantée, complètement surréaliste et connue pour être le pire film de tous les temps.

Tout démarre en 1998, dans un cours de théâtre, un jeune comédien débutant, Greg Sestero, rencontre Tommy un type extravagant qui n hésite pas à se rouler par terre et hurler sur la scène pour dégager ses émotions. Fasciné par son look et sa démarche "artistique", il lui demande conseil et Tommy lui propose alors de faire route à LA pour réaliser leur rêve. Arrivés là bas, et échouant à percer, Wizeau qui détient une fortune personnelle considérable, décide de réaliser son propre film avec lui.



Cela vaut surtout pour le côté véridique, James Franco ayant adapté le bouquin de Greg Sestero dévoilant tout du tournage plus que chaotique. Il y a des moments drôles, on rit de bon coeur des élucubrations de ce doux dingue tout en se forçant à croire que c'est vraiment arrivé. Le générique de fin nous le prouve en dévoilant en parallèle les images de The room et The disaster, absolument identiques.



On n'en saura  pas plus sur ce le pourquoi de cet ONVI devenu culte, ni sur la personnalité de son créateur, ce fameux Wizeau, dont Franco est le clone ou presque. Oui, bon...c'est sûr qu'on fait avec!
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Re: A l'affiche

Message par Arabella le Jeu 15 Mar - 20:22

La belle et la belle  / Sophie Fillières







Margaux rencontre Margaux, une a 20 ans et l'autre 45. Elles ont très vite le sentiment qu'elles sont la même personne à des âges différents. L'une voudrait savoir comment faire les bons choix, l'autre voudrait peut-être changer certains choix qu'elle a faits. La venue entre les deux du grand amour de Margaux, Marc, va tendre la situation.

Les acteurs sont excellents, aussi improbable que soit l'histoire, on a aucun mal à y croire, il y a des répliques qui font mouche, et c'est par moments assez drôle. Mais c'est quand même très léger, et par forcément dans le bon sens, et pas très léger à d'autres moments, surtout à la fin. J'ai d'ailleurs commencé à décrocher dans la deuxième moitié du film. Ce n'est pas désagréable, mais pas vraiment indispensable non plus, enfin pour moi.

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Re: A l'affiche

Message par domreader le Sam 17 Mar - 19:55

Tu confirmes ce que je pressentais @Arabella !

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Re: A l'affiche

Message par Pia le Mar 27 Mar - 17:25





"Les gardiennes" de Xavier Beauvois


Joli film. Les acteurs jouent très sincèrement. Les images sont très belles de ces femmes qui travaillent durement pour faire tourner la ferme. Les scènes de travail aux champs sont bien reconstituées. Et le casting très bon. Belle découverte Iris Bry. On croirait voir des photos du début du siècle qui prennent vie. Le film prend son temps (parfois un peu trop? En tous cas je me suis laissée faire) comme pour nous faire comprendre la lenteur de la maturation des plantes, l’abrutissement du travail physique constant, l’abnégation à continuer sans avoir l’assurance du retour ce ceux qu’on aime. Je n'ai pas lu le livre de d'Ernest Pérochon, je ne pourrais donc pas dire si le film est fidèle au livre.
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Re: A l'affiche

Message par Aeriale le Mar 27 Mar - 19:12

Merci les bookies, j'irai voir ces deux là. (Je vous dirai si La belle et la belle m'a ennuyée)

-Call me by your name-



Elio a 17ans, il passe ses vacances dans la demeure familiale italienne (Près de Lac de Côme, on suppose) entouré de ses amis et des siens. Musique classique, culture gréco-romaine, ici on parle au moins cinq langues et on s'intéresse à l'art sous toutes ses formes. Un matin, un américain beau comme un dieu, Oliver, débarque pour préparer une thèse auprès du père, professeur d'université. Au départ méfiant et quelque peu irrité par sa superbe, Elio va peu à peu se sentir attiré par le nouveau venu..



Les amours éphémères, l'été et la beauté de l'Italie comme toile de fond, l'éveil à la sexualité, l'amour entre deux garçons d'âge différent. Des thèmes qui ont un relent de déjà vu, il faut avouer, mais le metteur en scène joue sur la finesse des dialogues, la justesse du sentiment amoureux (et de sa fin) et la superbe beauté des paysages ou des décors en général. Si bien que malgré certaines longueurs (surtout lorsque l'histoire entre Elio et Oliver se passe) c'est indéniablement un beau film.



Il ne serait quand même pas si réussi sans l'interprétation absolument parfaite de cet acteur, déjà entraperçu dans Lady bird, Timothée Chalamet, époustouflant de naturel, et celle de son interlocuteur, Armie Hammer, dont le magnétisme charme d'emblée. Mais je retiendrai surtout la scène d'aparté père/fils, une scène d'une rare intelligence, un petit bijou d'humanité que j'aurais aimé revoir plusieurs fois < 3

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Re: A l'affiche

Message par Aeriale le Jeu 29 Mar - 15:06

@Arabella a écrit:
La belle et la belle  / Sophie Fillières




Les acteurs sont excellents, aussi improbable que soit l'histoire, on a aucun mal à y croire, il y a des répliques qui font mouche, et c'est par moments assez drôle. Mais c'est quand même très léger, et par forcément dans le bon sens, et pas très léger à d'autres moments, surtout à la fin. J'ai d'ailleurs commencé à décrocher dans la deuxième moitié du film. Ce n'est pas désagréable, mais pas vraiment indispensable non plus, enfin pour moi.

@Arabella, tu as tout dit! L'histoire est improbable, mais bizarrement on se laisse porter par la fantaisie du propos, et surtout le jeu de Kiberlain que j'adore. Pour le reste ça ne va pas chercher trop loin, et ça s'embourbe même un peu avec la romance en doublé ( Plaisir de retrouver Melvil Poupaud quand même) mais bon, on ne retiendra que la petite leçon sur ces destins croisées: les faux pas que l'on peut regretter et les belles opportunités à saisir quand il est temps.
 
Frais, sympathique et vite oublié, je crois aussi, mais on passe un bon moment.




Par contre quelle drôle d'idée de casting avec cette Agathe Bonitzer, toujours sombre et boudeuse à l'opposé de la pétulante et  radieuse Kiberlain. Neutral
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Re: A l'affiche

Message par Arabella le Ven 30 Mar - 8:55

Razzia / Nabil Ayouch





J'avais beaucoup aimé le précédent film de Nabil Ayouch, Much Loved, évoquant un groupe de prostituées marocaines, avec de magnifiques portraits de femmes et en arrière fond un constat impitoyable sue la société marocaine actuelle. Tellement d'une brûlante justesse, qu'interdit au Maroc. J'attendais donc avec impatience le film suivant du réalisateur, et je n'ai pas été déçue par Razzia.

C'est un film choral, nous passons d'un personnage à un autre, et aussi nous naviguons entre deux époques : 1982 et 2015. Les personnages ont tous des liens, plus ou moins lâches les uns avec les autres, mais ils se croisent. Sans forcément se rencontrer, car ils vivent dans des univers différents. Là encore, Nabil Ayouch analyse de façon acérée la société marocaine et ses impasses. Le poids écrasant de la religion, l'arabisation forcée, mais aussi l'existence d'élites fortunées, arrogantes et sûres d'elles, en décalage avec le quotidien et les difficultés du reste de la population. Le hiatus entre une certaine vision traditionnelle dont sont en premier victimes les femmes, et des forme extérieures d'une modernité de façade, qui est avant tout l'expression de l'identité d'une classe dominante sûre de ses droits. Mais qui ne fait que maquiller un état d'esprit qui n'a pas forcément changé en profondeur.

Malgré cette analyse sans concession, le film reste profondément optimiste, humaniste, pourrais-je dire, en dressant de beaux portraits de personnages, qui à leur niveau, à leur manière, luttent pour se garder un espace de liberté, ne pas se trahir eux-même, ne se laissent pas embrigader, emporter par l'esprit de haine et de vengeance. Tant qu'ils existent, tout les espoirs sont permis, y compris celui de faire changer les choses pour tous.

Nabil Ayouch a un don pour raconter, pour créer des personnages forts, dans des situations signifiantes, et il y a un incroyable talent pour filmer, en mouvement, ou d'une façon plus contemplative. Son film, d'une grande densité et d'une forte charge émotive, est de ceux qui restent longtemps en mémoire, et qui marquent les spectateurs.

J'attends maintenant le suivant avec impatience.



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Re: A l'affiche

Message par Aeriale le Mer 4 Avr - 17:41

-Le collier rouge-





Dans une petite ville, écrasée par la chaleur de l’été, en 1919, un héros de la guerre est retenu prisonnier au fond d’une caserne déserte. Devant la porte, son chien tout cabossé aboie jour et nuit. Non loin de là, dans la campagne, une jeune femme usée par le travail de la terre, trop instruite cependant pour être une simple paysanne, attend et espère. Le juge qui arrive pour démêler cette affaire est un aristocrate dont la guerre a fait vaciller les principes. Trois personnages et, au milieu d’eux, un chien, qui détient la clef du drame…

Ca ne m'inspirait pas plus que ça, je me méfie des adaptations de Becker, ici d'après un roman de Jean-Christophe Rufin. Mais une amie voulait le voir. Bof, bof, c'est bien plat et convenu. Ca roule tranquille, on regarde sans grande émotion mais sans déplaisir non plus, la photo est très soignée et les scènes de guerre hyper réalistes. Quant aux acteurs, ils font leur prestation sans débordements excessifs et se contentent du minimum syndical.

Tout ça ne pèse pas très lourd, il faut reconnaître, à tel point qu'on a fini par décrocher et trouver l'ensemble vraiment gnan gnan. Reste le chien, lui je serais bien partie avec. Trop choupi, il mérite une palme, en plus du collier I love you

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ready player one

Message par Queenie le Jeu 5 Avr - 9:38

Ready Player One, Steven Spielberg
Adapté du roman de Ernest Cline



Le film trop chouette d'action, science-fiction, révolution, ponponpon.

Des références à tous les coins de toile sur le ciné et les jeux vidéos cultissimes des années 80-90. ça fait sourire toutes les dix minutes !
Des scènes qui s'enchaînent bien, vite, et cohérentes.
Des personnages choupi.
Des images trop joulies.

Du plaisir en barre, c'est bath !

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Re: A l'affiche

Message par eXPie le Jeu 5 Avr - 20:51

@Queenie a écrit:Ready Player One, Steven Spielberg
Adapté du roman de Ernest Cline



Le film trop chouette d'action, science-fiction, révolution, ponponpon.

Des références à tous les coins de toile sur le ciné et les jeux vidéos cultissimes des années 80-90. ça fait sourire toutes les dix minutes !
Des scènes qui s'enchaînent bien, vite, et cohérentes.
Des personnages choupi.
Des images trop joulies.

Du plaisir en barre, c'est bath !

Un bon film pop-corn, où il ne faut pas trop réfléchir (si on peut quitter le jeu en enlevant son masque, pourquoi certains personnages ne le font-ils pas quand ils sont en danger ? C'est peut-être explicité dans le livre...), où tout est calculé pour plaire aux gens (il y a un Chinois pour intéresser le marché Chinois, un Japonais pour la même raison, etc.).
C'est très sympathique, assez classique en terme de scénario, mais ça marche pas mal : il y a des passages rigolos, des combats entre personnages totalement différents (la poupée Chucky m'a bien amusé) ; les scènes dans l'hôtel de Shining, c'était rudement bien fichu, aussi. Je l'ai vu en 2D, on m'a dit que la 3D était très réussie. Je suppose que la 3D doit rajouter une dimension, sans jeu de mots, du type mise en abyme.
Alors, certains ont dit que, contrairement à Tarantino qui arrive à cumuler des références pour en faire quelque chose, Spielberg ne fait que les mettre les unes à côté des autres sans que ça forme quelque chose de neuf. C'est possible, mais qu'importe.
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Re: A l'affiche

Message par Queenie le Ven 6 Avr - 9:13

On m'a aussi dit que la 3D valait le coup. Je n'en doute pas.

Et pour Tarantino qui sait faire quelque chose avec des références... ben... là, on ne m'aura pas là-dessus, je ne supporte pas ses films qui me semblent justement être un paquet de références mis dans un panier, mélangées, et recrachées dans un bloudiboulga chiant et racoleur.

Spielberg a ce côté naïf, enfantin, gentil, qui fait que pour moi ça passe.
Il a le sens du spectacle !

C'est très sympa !



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