A l'affiche en 2017

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Re: A l'affiche en 2017

Message par domreader le Dim 21 Mai - 11:47

Oui j'ai pensé aussi à Bright Star en le voyant, Le Dickinson est plus sobre en effet.

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Re: A l'affiche en 2017

Message par eXPie le Mar 23 Mai - 22:34

@Aeriale a écrit:-Get out-



Rose et Chris forment un couple  amoureux. Le jour où Rose programme un week end chez ses parents, Chris, un photographe noir, s'inquiète de leur réaction (ils ne sont pas au courant) mais  celle ci le rassure, ses parents sont très libéraux, son père "aurait volontiers voter une troisième fois Obama". Plus ou moins rassuré, il consent à l'accompagner mais une fois sur place, et malgré la bonne humeur affichée des parents, tout vire bizarrement.
J'ai moi aussi bien aimé l'atmosphère. Les invités qui se la jouent cool, anti-racistes en insistant sur le fait qu'ils aiment Tiger Woods ou Barack Obama, et que ça saoûle un peu le héros, c'était marrant. Tout le mystère, ces gens qui ont des attitudes un peu bizarre, juste un peu mais pas trop, c'était bien.
Après, la résolution du mystère est effectivement un peu en-dessous des attentes, mais quand les attentes sont hautes, c'est toujours comme ça, du coup je n'ai pas été vraiment déçu. Et le côté grand-guignol ne m'a pas gêné.
J'ai donc trouvé le film bien sympa. C'est clair qu'on n'est pas dans le néo-réalisme, mais c'est plutôt bien réalisé, ce qui est rare pour un film catégorisé "horreur" (d'accord, c'est soft, on n'est pas dans Cannibal Holocaust), et les acteurs sont aussi de vrais acteurs.
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Re: A l'affiche en 2017

Message par Aeriale le Mer 24 Mai - 11:51

@eXPie a écrit:J'ai donc trouvé le film bien sympa. C'est clair qu'on n'est pas dans le néo-réalisme, mais c'est plutôt bien réalisé, ce qui est rare pour un film catégorisé "horreur" (d'accord, c'est soft, on n'est pas dans Cannibal Holocaust), et les acteurs sont aussi de vrais acteurs.
Tu as raison, c'est très fort dans la réalisation, ce qui n'était pas évident sur un tel sujet. Après je préfère que ce ne soit pas trop gore, perso je n'aime pas.

C'est un film bien prenant, mais c'est juste que j'étais surprise par les critiques dithyrambiques ;-)

@darkanny a écrit:

J'ai bien aimé ce film bien qu'il repose sur un scénario à priori banal.
Un homme, adepte du jeu et des paris, ne parvient pas à se faire une place dans la société.
Il est séparé de sa femme et de son fils, il leur doit une pension alimentaire qu'il n'arrive pas à gérer, il a pourtant un avenir d'écrivain puisqu'il a écrit un roman primé, mais les années passent et le deuxième roman tarde.

Le metteur en scène apporte une attention toute particulière à ses acteurs qui sont impeccables de justesse et de sensibilité jusqu'au bout.

Mention particulière à la mère du héros, une petite vieille, veuve, vivant dans une cité HLM très à l'étroit où se heurtent en permanence les personnages du film, notre héros, sa soeur, son ex femme et son jeune fils.

Cette petite vieille est exceptionnelle, futée, bienveillante, instruite, c'est le pôle du film.

De très bons dialogues, une ambiance caractérisée par des moments assez dramatiques où l'humour se taille une bonne part, ce qui fait un très bon moment de cinéma.


Je reposte ton commentaire @Darkanny, car il est perdu dans le fil et un modo pourrait l'intégrer au fil de Kore -Oda, merci!

J 'en ai fait aussi un petit topo ici
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Re: A l'affiche en 2017

Message par silou le Ven 26 Mai - 15:17

Quelqu'un a vu I Am Not Your Negro ? J'ai trouvé le film vraiment passionnant.
Du coup j'ai envie de découvrir d'un peu plus près les textes de James Baldwin et les autres films de Raoul Peck, si vous avez des conseils ..
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Re: A l'affiche en 2017

Message par Arabella le Ven 26 Mai - 21:03

Pour Baldwin un livre pas trop long et que j'aime énormément, La chambre de Giovanni.

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Re: A l'affiche en 2017

Message par kenavo le Sam 27 Mai - 3:07

@Arabella a écrit:Pour Baldwin un livre pas trop long et que j'aime énormément, La chambre de Giovanni.
dito Very Happy

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Re: A l'affiche en 2017

Message par silou le Sam 27 Mai - 9:39

Merci Smile, en plus il est à la médiathèque voisine.
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Re: A l'affiche en 2017

Message par Aeriale le Mar 30 Mai - 9:01

-L'amant double-



Chloé est dépressive et souffre de maux de ventre. Sa gynéco, pensant à un problème psychosomatique, lui conseille de consulter un psy. Après quelques séances où ce dernier, Paul, l'aide à libérer sa pensée et décrypter son mal être, une idylle se noue entre eux. Ils décident alors d'arrêter la thérapie et d'emménager ensemble. Mais un jour, Chloé persuadée de le reconnaître dans la rue alors qu'il est censé être à l'hôpital, commence à douter...Qui est vraiment Paul?

La première partie est plutôt bien amenée, et quelques bonnes idées dans la façon de filmer (toujours sur le thème du dédoublement, du vide et de la confusion, comme ces sculptures dont elle est la gardienne au musée ou ces escaliers filmés en contre plongée) Mais la seconde m'a paru complètement foutraque. On sait que le cinéaste aime bien jouer avec le public et l'entrainer dans des chemins détournés. Ici fantasme et réalité se mélangent mais il manque une cohésion, une charpente plus solide, quelque chose qui trouble vraiment et interpelle en profondeur comme c'était le cas pour Frantz. J'ai plutôt l'impression qu' Ozon s'est un peu perdu à trop charger l'intrigue, et j'ai fini par trouver l'ensemble prétentieux, pas du tout convaincant à vrai dire. Dommage, mais je comprends pourquoi il n'a rien eu à Cannes. Un semi loupé, pour moi!

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Re: A l'affiche en 2017

Message par Queenie le Mar 30 Mai - 10:11

J'ai vu la bande annonce, déjà qui annonçait, je pense, beaucoup trop. Et le thème classique à intérêt à être mené avec finesse.
Connaissant Ozon, que j'apprécie, il ne sait pas bien faire dans le fin. Je me doute du foutraque.
Et je n'irais pas. Na.

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Re: A l'affiche en 2017

Message par Aeriale le Mar 30 Mai - 10:21

Voilà, tu as tout dit ;-) Ce qui est certain c'est que pour la finesse, on repassera, huhu!
Il y a des scènes c'est carrément du n'importe quoi, tellement il veut en mettre. Et sur la forme c'est parfois trop appuyé. Très esthétisant mais pas toujours subtil, du coup ça devient boursouflé, style regardez comme je suis fort.

J'ai soufflé plusieurs fois en regardant ma montre. Rien à voir avec Frantz que j'avais beaucoup aimé, avec ses questionnements restés en suspens...
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Re: A l'affiche en 2017

Message par Arabella le Mar 30 Mai - 13:32

Merci les filles. Remarquez je n'avais pas vraiment l'intention de le voir, parce qu'Ozon en général, il m'ennuie ou exaspère ou les deux. La finesse c'est essentiel.

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Re: A l'affiche en 2017

Message par Arabella le Mar 30 Mai - 14:04

Sayônara / Kôji Fukada





Un Japon à une époque proche de la notre, même si indéterminée. De nombreuses centrales nucléaires ont explosé, et le pays est devenue mortel à cause des radiations. La population est progressivement évacuée, en fonction de l'ouverture de pays d'accueil, et de priorités. Le pays se vide et désertifie peu à peu. Le personnage principal Tania une jeune femme d'origine sud-africaine attend. Un androïde, "de la première génération" Leona partage son quotidien et l'aide, au fur et à mesure que les forces de Leona déclinent.

Kôji Fukada a installé une très belle ambiance, lumineuse et crépusculaire à la fois. Les images d'un monde censé mourir sont d'une splendeur somptueuse. Par moments, nous avons la sensation d'être dans un tableau, arrangé avec un grand art. Tout pathos est évacué, alors que les situations évoquées pourrait donner lieu à des débauches d'émotion. En même temps beaucoup de chose au niveau des ressentis sont suggérés, mais avec une grande finesse et discrétion. Les sentiments entre Tania et son amant, la difficulté d'avoir une origine différente dans un Japon très refermé sur lui-même, alors même que les Japonais sont en train de devenir des réfugiés, par forcément désirés ni bien accueillis ailleurs, le désespoir sous le masque de bonne humeur de la meilleure amie de Tania, le rapport de l'homme à sa propre création (ou créature) comme à une image de soi-même...Les thèmes sont nombreux et riches et dans l'ensemble traités d'une façon plutôt convaincante.

J'ai toutefois été moins séduite par la fin du film, il manque une petite touche finale pour en faire vraiment une oeuvre d'exception, il y a un peu quelque chose de plus convenu à mon sens, d'un peu plat. Mais difficile d'oublier l'ambiance distillée pendant les 3/4 du film, entre poésie, désespoir, et une douceur insidieuse.

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Re: A l'affiche en 2017

Message par MezzaVoce le Mar 30 Mai - 14:28

@Queenie a écrit:Connaissant Ozon, que j'apprécie, il ne sait pas bien faire dans le fin. Je me doute du foutraque.

Je crois qu'il en est capable (je pense au Refuge, par exemple) mais qu'il n'en a pas l'envie (ça ne doit pas l'amuser). Pour L'Amant double, ce que j'ai entendu de la promo m'a plutôt rebutée. Parfois, la promo tue la promo. Evil or Very Mad

@silou a écrit:Quelqu'un a vu I Am Not Your Negro ? J'ai trouvé le film vraiment passionnant.
Du coup j'ai envie de découvrir d'un peu plus près les textes de James Baldwin et les autres films de Raoul Peck, si vous avez des conseils ..

J'ai beaucoup aimé et j'ai eu la même envie. cheers Mais bon, visite sur le catalogue de la médiathèque : r-i-e-n. Suspect
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Re: A l'affiche en 2017

Message par Queenie le Mar 30 Mai - 20:15

@MezzaVoce : j'ai beaucoup aimé beaucoup de ses films, mais, même un gros drame comme le refuge, on ne peut pas dire que ce soit "fin". Et ce n'est pas la peine, c'est bien traité comme ça l'est.

Un scénario avec des ficelles à défaire, des personnages ambigus et mystérieux, je ne suis pas sûr (et @Aériale confirme)

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Re: A l'affiche en 2017

Message par Arabella le Mer 31 Mai - 17:24

Les fantômes d'Ismaël / Arnaud Desplechin





L'histoire est complexe, ne cherche pas la vraisemblance, il s'agit d'un jeu avec la fiction en train de se faire, à partir de matériaux en partie recombinés. Et il faut essayer de comprendre qui est qui et ce qui se passe, on le sait d'ailleurs pas forcément avec certitude. Ce qui n'a aucune espèce d'importance. Parce que l'essentiel est le film que le spectateur va se construire, dans un processus dynamique sans véritable fin.

Donc juste quelques éléments du puzzle. Ismaël est metteur en scène, en train de tourner un film. Un film à partir de la vie de son frère, Dedalus. Qui fut diplomate, qui a disparu, des bruits courent qu'il aurait été espion. Ismaël finit le scénario pendant le tournage, ce qui met une certaine pression sur l'équipe. En même temps il vit une situation personnelle compliquée. Son ex femme Carlotta l'a abandonné il y a plus de vingt ans, elle a tout simplement disparu un jour, et il a finit par faire la déclaration officielle, elle est morte pour l'état civil. Il est toujours très proche du père de Carlotta, Bloom, lui aussi cinéaste. Depuis deux ans, il a refait sa vie avec Sylvia. Mais un jour, une femme qui se dit Carlotta est là. Une étrange cohabitation à trois s'instaure, puis Sylvia s'en va. Ismaël fuit dans une maison qui lui appartient à Roubaix, sa ville natale. Il est poursuivi par son producteur, qui veut qu'il finisse le film.

Evidemment c'est bourré de références, aux films de Desplechin comme à d'autres horizons : Bloom, Dedalus, Carlotta...cela évoque forcément plein de choses. C'est très ludique, hilarant par moments, et à d'autres touchant et plein de d'émotion. Ismaël n'a pas le beau rôle : hirsute, chiffonné, bourré de médicaments et d'alcool, pour ne pas dormir et faire de cauchemars, pour pouvoir aussi écrire. Une sorte d'angoisse et de doute peut surgir, surtout de par le personnage de Carlotta (grande performance de Marion Cotillard), un côté bande dessinée (le film sur le frère diplomate). Les images sont somptueuses.

Bref un grand bonheur de cinéma. Moi qui ne suit pas forcément une inconditionnelle de Desplechin, que d'ailleurs je ne connais pas très bien, j'ai passé un merveilleux moment, et j'ai très envie de revoir ce film, pour essayer d'attraper quelques autres fils dans ce récit au combien multiple, mais surtout tout simplement pour le plaisir.

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Re: A l'affiche en 2017

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