Infos de ci de là (dans la presse, sur le net...)

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Re: Infos de ci de là (dans la presse, sur le net...)

Message par Aeriale le Ven 31 Mar - 6:17

Non, ceux en caractères gras  sont ceux qu'on a choisi de lire. Les autres on laisse.

Pour le Stéphane Audeguy, j'ai un doute, il a écrit de bonnes choses. Et Pour Del Amo, son second était très décevant, on n'a pas voulu s'attaquer à celui ci!
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Re: Infos de ci de là (dans la presse, sur le net...)

Message par Merlette le Ven 31 Mar - 13:30

@Aeriale a écrit:Je ne sais pas où le poster...

C'est le bon endroit!

Hier j'ai entendu à la radio le témoignage d'un gars qui vient d'être sélectionné comme membre du jury à sa ... 42ème tentative !  Laughing

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Re: Infos de ci de là (dans la presse, sur le net...)

Message par Merlette le Mar 9 Mai - 18:00

Un article que j'ai trouvé particulièrement pertinent et éclairant en ces temps troublés...

Le Temps a écrit:Quand les émotions nous mènent par le bout du nez

L'homme d'aujourd'hui serait dopé à un nouveau carburant: le flux émotionnel. Avide de sensations intérieures fortes, il passe en un éclair de la joie à la colère, exhibant avec volupté le moindre de ses ressentis sur les réseaux sociaux. Depuis quand avons-nous oublié de penser? 


Début 2016, Facebook annonçait la mise en service d’un nouvel outil sur sa plateforme: les «réactions», soit six pictogrammes en ajout du traditionnel bouton «like» destinés à «aider les utilisateurs à mieux exprimer leurs émotions», selon Chris Cox, directeur produit de la multinationale.

Depuis, les presque 2 milliards d’abonnés planétaires usent et abusent de ces emojis-onomatopées appelés «j’aime», «j’adore», «ha ha ha», «wouah», «triste» et «grr». De nos jours, un smiley fendu d’un rire ou rouge de colère semble valoir tous les longs discours…

Ces émoticônes sont surtout une arme de précision redoutable pour la compagnie, comme le révèle le quotidien The Australian, qui s’est procuré des documents internes. L’entreprise de Mark Zuckerberg aurait ainsi informé ses annonceurs qu’elle était désormais en mesure d’identifier «les jeunes qui ont besoin d’un regain de confiance», qu’ils se sentent «anxieux», «nerveux», «stressés», «sans valeur», «stupides», «inutiles» ou «en échec».

Un yo-yo émotionnel

Il s’agit de renseignements précieux pour mieux bombarder les individus de pubs ad hoc. Et un pas de plus dans la violation de l’intime. Car les algorithmes ne se contentent plus de scanner quartier, revenus, habitudes, préférences politiques et sexuelles, ils sondent à présent le fond de l’âme de chacun au travers des données émotionnelles: les «feel datas». Car oui, nos affects sont responsables, selon les pros du marketing, de 95% de nos décisions.

A l’avenir, des affiches publicitaires intelligentes pourraient ainsi s’adapter à l’état intérieur des flâneurs. Et faire grimper encore la fièvre qui s’est emparée d’un monde déjà noyé sous l’instantanéité et les buzz, le condamnant à faire le yo-yo en passant d’une émotion primitive à l’autre, entre peur, joie, colère, tristesse, surprise et dégoût.

Une surréaction épidermique que dénonce le philosophe Pierre Le Coz dans Le gouvernement des émotions (Albin Michel). «Dépourvu de sens critique, chacun se laisse aller avec jubilation à son impulsivité, constate-t-il. Or le principe de la société est de passer de l’instinct à l’institution, de la nature à la culture, mais nous devenons irritables, compulsifs, oscillant entre hypo et hyper, euphorie et dépression, ce qui est dangereux sur le plan anthropologique. Même la politique devient une télé-réalité, avec la perte de toute consistance et une communication basée sur l’émotion.»

Gourou du bonheur

Mais comment promouvoir l’intelligence réflexive lorsqu’un atrabilaire twittant ses emportements, même au milieu de la nuit, peut rafler la présidence des Etats-Unis? Sur le marché du développement personnel aussi, la doctrine à la mode – qui réduit l’homme à ses pulsions passionnelles – est inspirée de la théorie de l’«intelligence émotionnelle», avancée dès 1995 par le psychologue américain Daniel Goleman. Mauvais timing, l’époque n’était pas encore droguée aux emojis…


Vingt ans plus tard, l’intelligence émotionnelle est enseignée jusqu’aux salariés de Google, par Chade-Meng Tan, «gourou bonheur» autoproclamé de la world company. Le principe? Très proche de l’intelligence sociale, l’intelligence émotionnelle consiste à savoir décoder ses émotions et celles des autres, au nom du bien-être. Rien de très neuf, sauf que l’émotion se retrouve magiquement accolée au terme d’intelligence. Mieux, selon son principe, le secret des meilleurs leaders ne résiderait pas dans leur gros Q.I. ou leurs beaux diplômes, mais dans leur grand «Q.E.» (quotient émotionnel). «Les intelligents émotionnels font moins de burn-out, ont plus confiance en eux et une vie de couple plus harmonieuse», s’enflamme Christophe Haag, docteur en management et coauteur de Contre nos peurs, changeons d’intelligence (Albin Michel). «Des études scientifiques ont démontré que le cerveau émotionnel peut se muscler. Durant un brainstorming, par exemple, se mettre dans un état de joie permet d’être plus productif, car en pensant à des souvenirs agréables, on a plus d’idées», assure le promoteur de cette nouvelle intelligence.

Paresse intellectuelle

Après avoir infligé aux salariés le yoga du rire, la méditation et la psychologie positive, les D.R.H. leur imposent donc de nouveaux coaches en intelligence émotionnelle pour doper leur fameux Q.E., qui préviendrait même l’absentéisme. Quand il ne sert pas de nouvel outil de recrutement des cadres…

Hélas, cette nouvelle recette «feel good» sonne encore comme une énième invitation à la paresse intellectuelle, selon Pierre Le Coz: «L’intelligence émotionnelle incarnerait une sorte d’empirisme radical, où le vécu serait la source d’une connaissance supérieure, décode-t-il. Mais les émotions sont souvent des états confus et furtifs, dont on a vaguement conscience, et qui ne peuvent figurer qu’une intelligence crépusculaire, qui doit être tamisée à l’intelligence réflexive, en redonnant ses droits à la pensée, le socle de l’humanité.»

La manipulation des bas instincts

Bien sûr, les émotions sont également utiles, comme le rappelle le philosophe: «Elles sont un système d’alarme qui nous informe, par exemple, lorsqu’il faut fuir – à travers la peur – ou convoquent nos valeurs compassionnelles lorsque nous sommes choqués. Mais la société devient trop conflictuelle. Sous le coup de l’émotion permanente, excitée par tout et rien, inquisitrice, elle se laisse aller à des mécanismes primaires, qui rappellent les grands lynchages collectifs du Moyen Age.» Il plaide pour une «démocratie émotionnelle», le choix d’émotions plus nuancées que celles à laquelle la société biberonne: envie, trouille, grogne… Des bas instincts facilement manipulables.

En 2012, Facebook s’était d’ailleurs amusé à tester le principe de contagion émotionnelle en envoyant des contenus volontairement négatifs à 700 000 utilisateurs. Expérience probante: les cobayes 2.0 avaient aussitôt produit des commentaires pessimistes. «Les états émotionnels sont communicatifs et peuvent se transmettre, conduisant les autres personnes à ressentir les mêmes émotions sans en être conscientes. Ces résultats montrent la réalité d’une contagion de masse, via les réseaux sociaux», concluait l’étude. Mais trop occupé à faire la danse de saint Guy entre adoration et haine au gré de son mur Facebook, l’homme moderne s’en soucie peu. Ou alors juste le temps d’envoyer un emoji «grr» aux sourcils froncés. Et c’est tout.

Source

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Re: Infos de ci de là (dans la presse, sur le net...)

Message par kenavo le Mar 9 Mai - 18:45

très intéressant...

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