Joao Guimaraes Rosa

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Message par Arabella le Ven 20 Jan - 15:42

Joao Guimaraes ROSA (1908-1967)


Joao Guimaraes Rosa  Rosa10

Homme érudit, Joao Guimaraes Rosa est d'abord médecin volontaire pendant les guerres civiles qui sévissent au Brésil dans les années 1930 avant de voyager pendant près de vingt ans en tant qu'ambassadeur du Brésil en Allemagne, en France et en Colombie. A son retour à Rio de Janeiro en 1953, il se lance dans l'écriture. Il commence par publier des recueils de nouvelles ('Sagrana', 'Corpo de Baile'). Ses histoires sont pour la plupart des contes poétiques et métaphysiques qui prennent pour décor son sertao natal, ses personnages, son folklore. En 1956, il écrit son unique roman, 'Diadorim'. Le personnage est dans une quête initiatique durant laquelle il s'interroge sur le bien, le mal, l'existence de Dieu et du démon... Ce livre s'impose rapidement comme une oeuvre majeure de la littérature mondiale. En jouant avec la langue, mêlant néologismes et archaïsmes, Joao Guimaraes Rosa a ouvert une nouvelle brèche dans la littérature brésilienne.

Source Le Figaro.fr Scope

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Message par Arabella le Ven 20 Jan - 15:44

Sagarana

Les personnages des ces récits sont des paysans, des propriétaires terriens, des bandits, et même des animaux. Mais le personnage peut être le plus important est le Brésil, ses paysages, sa faune et sa flore, qui marquent, qui façonnent, l'homme qui y vit, et qui en devient une sorte d'élément, et certainement pas le maître. Ces récits sont aussi habités par la magie, qui émane de la nature, qui parle son langage, et que certains arrivent à apprivoiser, d'une façon indicible, et en dehors de la logique humaine. Mais il faut y prendre garde, et ne pas y croire peut se révéler dangereux. Ces textes sont empreints d'un esprit de la fatalité, nul n'échappe à son destin, quelles que soient les précautions et les cartes qu'il a en main, ce qui doit arriver arrivera, et il faut apprendre à l'accepter. João Guimarães Rosa, ne juge à aucun moment ses personnages, il les observe, de l'intérieur en quelque sorte, il nous les montre, nous fait passer un moment en leur compagnie, et dans leur environnement dont ils sont inséparables. L'auteur arrive toujours à nous surprendre, avec des personnages que l'on a pourtant l'impression d'avoir déjà rencontré ailleurs, avec son regard particulier, cette sorte de détachement élégant qui le caractérise.

Le grand art de João Guimarães Rosa, c'est bien sûr son écriture, faites de brisures, d'arrêts, qui coule comme un fleuve capricieux avec des méandres imprévisibles, mais en même temps utilisant des mots précis au millimètre. Il faut prendre le temps de s'y immerger, de prendre son rythme unique, mais une fois ce dernier pris on n'arrive plus à s'en détacher jusqu'à la dernière page.

Tout cela me donne une furieuse envie de relire Diadorim, le grand roman de João Guimarães Rosa.

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