Pierre Bonnard

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Pierre Bonnard

Message par kenavo le Dim 22 Jan - 7:38



Pierre Bonnard, né le 3 octobre 1867 à Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine) et mort le 23 janvier 1947 au Cannet (Alpes-Maritimes), est un peintre, graveur, illustrateur et sculpteur français.

Peintre de personnages, figures, nus, portraits, paysages animés, intérieurs, natures mortes, fleurs et fruits, Bonnard est un artiste postimpressionniste membre du groupe des nabis.


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Dernière édition par Kenavo le Mar 24 Jan - 13:01, édité 1 fois

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Re: Pierre Bonnard

Message par kenavo le Dim 22 Jan - 7:39



J’ai découvert Pierre Bonnard avec ce tableau, couverture du livre de Guy Goffette, Elle, par bonheur, et toujours nu.

Par après je suis devenue une grande admiratrice de son œuvre.

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Re: Pierre Bonnard

Message par kenavo le Dim 22 Jan - 7:39



Mon grand kif était la visite de l'expo Pierre Bonnard dans la Fondation Beyeler à Bâle en 2011.

Mon coup de cœur de cette expo


Nu gris de profil, 1933

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Re: Pierre Bonnard

Message par kenavo le Dim 22 Jan - 7:40


Bonnard à Bâle ou le bonheur mélancolique

Cécile Auguste


« Il y a peu de gens qui savent voir, bien voir, voir pleinement ». L’énigmatique Pierre Bonnard sait de quoi il parle comme le prouve jusqu’au 13 mai, l'exposition, que lui consacre la Fondation Beyeler à Bâle en Suisse. Au total, soixante-cinq tableaux rarement montrés. Visite privée par Ulf Küster, le commissaire de l'exposition.

Coloriste, peintre d’intérieur, maître du cadrage insolite, Pierre Bonnard renverse les codes. L’artiste auquel la fondation Beyeler rend hommage, après le musée de Giverny l’été dernier, s’avère souvent insaisissable. Les miroirs qu’il aime disposer dans ses compositions ou les fantômes qu’on devine dans ses parties brouillées le confirment. Déprimé ou heureux ? Ses peintures gardent le mystère. L’image d’un peintre tranquille retranché dans sa maison normande ou de la Côte d’Azur est fixée par la découverte de ses toiles. Faut-il pour autant se fier à la chaleur, sinon à la douceur, de ses compositions ? Tout l’art de Bonnard tient à cette ambigüité. Contraste qu’Ulf Küster, commissaire de l’exposition, s’attache à montrer. « C'est un coloriste de génie. Il nous enseigne l'infinie possibilité d'utiliser la lumière. Et le faire découvrir à une nouvelle génération est une nécessité. »
Le commissaire a imaginé de recréer la maison imaginaire de Pierre Bonnard dans les huit salles de la Fondation Beyeler. L’exposition regroupe donc ces tableaux, non par ordre chronologique, mais par thèmes. De la salle à manger, à la chambre, en passant bien entendu par la salle de bains pour admirer sa muse Marthe (peinte plus de 384 fois), toutes les pièces de la demeure des Bonnard défilent. Au total, seulement soixante-cinq toiles ont été sélectionnées, dont beaucoup ont rarement été vues. « Car les tableaux doivent se regarder doucement, se savourer pour créer un moment à l’écart du temps », confie Ulf Küster. Ce à quoi Bonnard, homme des lumières, répondait : « Une œuvre d’art, c’est l’arrêt du temps. »




Place Clichy, 1912


Salle 1 : La rue

« Bonnard est un grand fidèle de la place de Clichy à Paris. Ce quartier animé est le théâtre de nombreuses de ses œuvres. « En contemplant la toile, on croit participer à une scène de marché mais à y regarder de plus près sommes-nous vraiment dans la rue ? Si on prête attention au curieux bandeau qui court le long du bord supérieur du tableau, on y reconnaîtra une enseigne de bistrot, celle de la brasserie Wepler ! Bonnard place le spectateur à l'intérieur de son café favori et lui fait voir la rue à travers une vitre légèrement embuée. Place de Clichy n'est qu'un exemple parmi beaucoup d'autres où le peintre se sert d'une petite astuce pour faire basculer le regard qu'il jette sur une scène ordinaire. »





Le Café, 1915


Salle 2 : La salle à manger

« Le Café est l'une des plus célèbres toiles de Bonnard conservée à la Tate à Londres. Face à elle, le spectateur est frappé par sa stupéfiante palette de couleurs mais aussi et surtout par la manière dont le peintre a choisi de cadrer son motif. La nappe à carreaux rouges et blancs qui recouvre la table occupe les deux tiers de la surface peinte. Tout en haut de l'image, Bonnard place deux personnages dont les têtes sont coupées par le bord du tableau. Le chien qui pose ses pattes devant sur la table à côté de Marthe, la femme vêtue d'un jaune éclatant, retient notre attention. L'insolite, telle est la patte de Bonnard pour représenter des petites choses de la vie quotidienne, comme l'ombre bleutée de la chaise ou la théière placée à l'extrême bord de la table. »




La Partie de croquet, 1892


Salle 3 : Le jardin sauvage

« Dans ce tableau d’un vert chatoyant, Bonnard peint sa famille réunie dans le jardin de la maison parentale de Grand-Lemps, près de Grenoble. On y voit son beau-frère Claude Terrasse, son père Pierre et sa sœur Andrée, qui disputent une partie de croquet avec une amie. Composée en aplats de couleurs sans relief qui réduisent les motifs, cette œuvre porte encore l’empreinte marquée de la période où Bonnard était membre du groupe des Nabis, les « prophètes de la modernité ». On y reconnait aussi sa prédilection pour l’estampe japonaise et certaines traces de sa première activité de dessinateurs d’affiche. »





La Grande Baignoire (Nu), 1937–1939


Salle 5 : La salle de bains

« C’est au moyen de petites touches de couleur bleue et jaune que Bonnard représente la mosaïque du sol de la salle de bains, créant ainsi un contraste frappant avec la facture assez schématique du corps de Marthe allongée dans l’eau. Encore plus que dans ses autres tableaux, le peintre s’intéresse ici à la forme de la baignoire, qu’il montre à la fois latéralement et vue d’en haut. De même, le miroitement de l’eau et les reflets du corps immergé sont nettement plus travaillés que dans les deux autres représentations de la salle de bains. »




Décor à Vernon (La Terrasse à Vernon), 1920/1939


Salle 6 : Jardins et paysages

« Bonnard a esquissé l’idée de cette œuvre en 1920 à Vernonnet, un petit bourg près de Vernon, en Normandie, où il allait fréquemment rendre visite à Claude Monet, qui vivait dans la commune voisine de Giverny. Mais ce n’est qu’en 1939 que l’artiste l’aura achevée, au moment où il passait les dernières années de sa vie au soleil du Midi. Dans une insolite combinaison chromatique de tons orange, rouge bleu et lilas, Bonnard nous montre ici toute la splendeur de son jardin de Vernonnet. Le tronc d’arbre est particulièrement frappant qui barre de part en part le tableau dans sa moitié gauche. On aperçoit un peu partout des personnages : en conversation, une raquette à la main, en train de cueillir des fruits ou absorbé dans ses pensées, comme la femme au centre de la toile. »




Fenêtre ouverte sur la Seine (Vernon), 1911/12


Salle 8 : Intérieur, extérieur

« Plus peut être qu’aucune autre œuvre de Bonnard, ce tableau se signale par son rythme géométrique fortement marqué. Par la porte et la fenêtre ouvertes, l’air et la lumière entrent à flots dans ‘Ma Roulotte’, la maison que Bonnard s’était achetée à Vernonnet, en 1912. Le tableau nous fait voir le vaste paysage qui s’étend au loin le long de la Seine coulant en contrebas, derrière les arbres du jardin. Par la porte et la fenêtre, on reconnaît sans peine la rambarde qui fait le tour de la maison. Un détail de la perspective demeure indécis ici : les battants de la fenêtre s’ouvrent-ils vers l’intérieur ou vers l’extérieur ? »

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Re: Pierre Bonnard

Message par kenavo le Dim 22 Jan - 7:43



La Méditerranée (triptyque), 1911

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Re: Pierre Bonnard

Message par kenavo le Dim 22 Jan - 7:43

Tableau qui a donné le titre au roman de Françoise Cloarec


Femme assoupie sur un lit ou L’indolente

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Re: Pierre Bonnard

Message par Moune le Dim 22 Jan - 10:13

Merci Kenavo pour ce très beau fil. Il faudra que je pense à prendre des photos quand je retournerai à Orsay.
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Re: Pierre Bonnard

Message par kenavo le Ven 27 Jan - 6:04



La fenêtre


Cette année-là, Pierre peint La Fenêtre.
La fenêtre est fermée, dehors le paysage du Cannet. Sur le côté, sur le balcon, la moitié de la tête de Marthe. Dans la pièce, une table, sur la toile cirée à carreau sont disposés une bouteille d’encre noire, un porte-plume, un dossier et un livre.
Le titre ressort :
MARIE.
C’est l’ouvrage de Peter Nansen, broché blanc, au titre noir. Bonnard l’a illustré en 1897.



Françoise Cloarec, L'indolente

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Re: Pierre Bonnard

Message par Aeriale le Ven 27 Jan - 8:22

Oui, on se régale à suivre ce fil sur Bonnard, merci Kena!

Un peintre dont les oeuvres me touchent particulièrement. Et son histoire fusionnelle avec Marthe, son double, toujours peinte de dos ou avec cet air renfrogné les quelquefois où on la voit de face.

J'ai vu des expos au Cannet, dans sa villa réaménagé en musée, mais bien sûr rien à voir avec la fondation Bayeler, loupée quand on est allés à Bâle en 2013.

J'aimerais bien y retourner rien que pour Bonnard! (Et bravo pour le ricochet sur le livre Marie ;-)
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Re: Pierre Bonnard

Message par kenavo le Dim 4 Juin - 5:22

une fois de plus une jolie découverte grâce à la page FB de Yoyo Maeght



La conversation à Arcachon, 1926

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Re: Pierre Bonnard

Message par kenavo le Sam 9 Sep - 7:47



La grande expo Matisse-Bonnard qui va ouvrir la semaine prochaine au Städel Museum à Francfort est en pleine préparation

leur site














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