Silvia Avallone

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Silvia Avallone

Message par Queenie le Dim 22 Jan - 11:15


(1984 - )

Blabla d'éditeur :
Originaire de Biella, dans ces Alpes piémontaises auxquelles elle rend ici hommage, elle vit aujourd’hui à Bologne. En 2010, D’acier, son premier roman, la propulse au premier plan de la scène littéraire italienne et internationale avant d’être adapté au cinéma. En France, il remporte le Prix des lecteurs de L’Express 2011 et le magazine Lire le distingue dans la catégorie «Meilleur premier roman étranger». Son deuxième roman, Marina Bellezza (2014) a reçu également un superbe accueil.

Bibliographie
D'acier, 2010
Marina Bellezza, 2014


Dernière édition par Queenie le Dim 22 Jan - 11:34, édité 1 fois

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Re: Silvia Avallone

Message par Queenie le Dim 22 Jan - 11:19

Une grande découverte de coup de cœur absolu de l'année dernière, avec D'acier. Je m'étais dit que j'ouvrirais le fil le jour où je me déciderais à lire Marina Bellezza (j'attends un peu, peur de ne pas retrouver tout à fait la magie de D'acier), ou le jour où un nouveau roman sortirait (après demande à Liana Levi, c'est en cours, mais... pas pour tout de suite tout de suite...)

Et puis...
Un passage à la Grande Librairie. Daniel Pennac invité (j'ose dire que je n'ai lu aucun de ses livres), a choisi quelques auteurs à inviter. Silvia Avallone en faisait partie. Je viens de regarder l'extrait, et le voici



Je vais vous copier-coller mon avis sur D'acier

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Re: Silvia Avallone

Message par Queenie le Dim 22 Jan - 11:23


D'acier, 2010 (Liana Levi - éventuellement J'ai lu... mais bon, préférez les Liana Levi si vous pouvez, plus chers de quelques euros mais tellement plus beaux !)

Début des années 2000. Piombino, en Toscane, fait face à l’île d’Elbe. Piombino, la petite ville ouvrière tourne autour de son usine de sidérurgie. Les hauts fourneaux fondent l’acier sous un soleil écrasant, coupent l’horizon de ceux, noirs de suie, qui travaillent à leurs pieds.

Deux adolescentes de treize ans, Anna et Francesca, sont comme des électrons purs et sensuels dans cet été pesant. Elles sont belles, pétillantes, toujours soudées l’une à l’autre, et ont l’appétit d’avaler le monde. Même si rien ne tombe jamais tout cuit. Car, déjà, elles connaissent les violences, la précarité, la solitude, et le lecteur les suit dans cette ville aux barres d’immeubles grises.

Silvia Avallone ne fait pas dans l’Italie carte postale. Piombino devient symbole de l’industrialisation qui écrase les gens, puis de la délocalisation qui les abandonne, symbole d’un avenir bouché, à regarder avec envie et colère cette île d’Elbe où les touristes aisés vont s’allonger sur les plages.

Ce roman prend aux tripes. On suit Anna et Francesca, lumineuses, pleine de vie, aux sentiments puissants, à la sensualité exacerbée. Oh, elles ne sont pas parfaites (elles sont vaniteuses, égoïstes, parfois cruelles, comme des adolescentes pour qui le monde ne devrait tourner qu’autour d’elles) mais on a peur pour elles, on a envie qu’elles s’échappent, qu’elles restent ensemble coûte que coûte.

D’acier est à la fois un roman social dur et sans concession et une ode puissante à l’amitié. Un livre sombre et sale et une histoire ardente et sensuelle.

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Re: Silvia Avallone

Message par Merlette le Dim 22 Jan - 11:45

Tu vas lire Marina Bellezza, du coup ? 
J'ai partagé ton coup de coeur pour D'acier, un grand roman solaire et violent de cité d'immeubles industriels.  
Avec Marina Bellezza il y a une certaine continuité, car l'héroïne ressemble pas mal, avec quelques années de plus, à Francesca. Mais le roman manque de la puissance du précédent. Il est plus manichéen, mettant en contraste deux types de jeunes: d'une part ceux qui ont des idéaux (revitaliser les campagnes abandonnées, faire de l'agriculture raisonnée etc) et les autres, superficiels et fascinés par le consumérisme et la télé-réalité. Marina navigue entre les deux, tout en poursuivant une love story "je t'aime moi non plus" assez répétitive. C'est intéressant à lire, c'est bien écrit mais ce n'est pas la claque de D'acier.

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Re: Silvia Avallone

Message par Queenie le Dim 22 Jan - 11:48

okay.

Merci, je vais y aller prudemment alors... Un de ces jours . Pas tout de suite. Je garde la magie de D'acier encore quelques temps.

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Re: Silvia Avallone

Message par Merlette le Dim 22 Jan - 11:49

@Queenie a écrit:okay.

Merci, je vais y aller prudemment alors... Un de ces jours . Pas tout de suite. Je garde la magie de D'acier encore quelques temps.

Oui, c'est préférable. Cela dit c'est un bon roman, hein, sauf qu'il manque de la magie que l'autre possède, comme tu le dis.

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Re: Silvia Avallone

Message par Queenie le Dim 22 Jan - 16:24

D'acier

Elle était à peine entrée dans sa nouvelle classe que ce furent des hurlements de choeur.
"Waouh, la bombasse !" entendit-elle pendant qu'elle remontait l'allée entre les tables. Une année de débiles.
Elle alla s'asseoir au fond, près de la fenêtre.
Visages connus et interchangeables, corps avachis sur la chaise. Que des garçons ou presque, beaucoup redoublaient, beaucoup étaient de via Stalingrado. Ils étaient là pour foutre le bordel, chauffer les bancs parce que la loi les y obligeait.
Dans deux ans, ils seraient tous à l'usine. A soulever les poches de coulée, perdre un bras à fabriquer de l'acier
Francesca ouvrit son sac, installa cahier et stylo sur son pupitre. Ignorant les commentaires des garçons, leurs mots obscènes, leurs revues pornos sous la table. Elle se demandait ce qu'elle faisait là. Les obligations légales, les décrets du gouvernement ne suffisent pas à changer la réalité.
Elle ne regarda même pas qui était à côté d'elle. De toute façon, ce n'était pas Anna.
Sans cesse elle tournait vers la fenêtre ses grands yeux vert sombre. Et ne répondait pas aux questions : "Comment tu t'appelles ? Eh, je te parle, comment tu t'appelles ?" Les cartes de géographie accrochées au mur, le tableau périodique des éléments, elle s'en fichait. Autant que du nom de sa voisine de classe.
Seul l'intéressaient les fenêtres d'en face.
Tous les bâtiments étaient identiques : le cube de béton où elle était et celui où était Anna. Entre les deux, un grillage de séparation, un grillage en mauvais état, rafistolé ici et là. Certains avaient dû vouloir passer de l'autre côté.
Mais on ne peut pas. Les deux mondes ne communiquent pas. Il ne suffit pas de faire un trou dans le grillage et d'y glisser la tête pour vivre une autre vie.
Anna était de l'autre côté. Cachée derrière une de ces fenêtres.
Elle ignorait laquelle mais Lisa, plus tard, lui ferait un plan. Alors, tous les matins, elle regarderait là-bas en espérant l'apercevoir : un vague profil, une épaule, un flamboiement des boucles derrière un reflet de vitre. Elle ne lui parlerait plus jamais, c'était sûr. Elle la haïrait toujours, à jamais. Parfois elle jouait à imaginer sa réaction si elle mourait, elle se voyait pendue à un poteau de la cour, pour le seul plaisir de la tête qu'Anna ferait en la découvrant, les terribles sentiments de culpabilité qu'elle aurait.
Elle regarderait sa fenêtre tous les jours, pendant toute l'heure de cours, passant au crible toutes les ombres, et elle finirait par la voir, un jour ou l'autre. Cette morte qui marchait encore. Pendant les cinq heures de la matinée de classe, Francesca fixerait la vitre, dans l'attente de voir Anna.

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Re: Silvia Avallone

Message par Aeriale le Dim 22 Jan - 17:08

-D'acier-

Un peu de mal à parler de ce livre qui réunit tous les suffrages et que tout le monde encense sans heurter les sensibilités. J'avoue je marche un peu sur des oeufs. Magistral (France inter) D'une grande ampleur (l'Express) Une fresque de haute tenue (L'humanité) etc, etc. N'est-ce pas un peu excessif?

Je ne peux pas dire qu'il ne contient pas de bonnes choses. La description de ces milieux déshérités, avec tout ce que cela entraîne: désoeuvrement, trafics, violence, alcoolisme, drogue et j'en passe. Le langage est cru, Silvia Avallone ne mâche pas ses mots, manifestement elle sait de quoi elle parle. L' immersion totale est rapide, la confrontation au sordide efficace, bref on comprend bien ce désir d'évasion des deux héroïnes et le lien qui les soude à jamais. Mais honnêtement n'avez vous pas trouvé certaines situations stéréotypées? J'avais parfois l'impression de suivre une série adressée à de jeunes ados, ça m'a fait bizarre: Les boudins, les canons, la guerre entre les deux, les rendez vous sur la plage, les coeurs qui palpitent. Des pères qui frappent, des mères qui se fanent, des voisins qui matent etc.

Je suis bien consciente du fait que cela correspond à une réalité mais la profusion de personnages oblige sans doute l'auteure à négliger les nuances. Tout ça m'a paru taillé dans le brut, alors ça peut faire un style oui, mais de là à le comparer à du Zola? Pas sûre qu'on le citera dans 30 ou même 10 ans. A vrai dire j'ai eu du mal à me faire à l'écriture, d'autant que je sortais de deux excellents romans, qui eux ont fait ou feront date, et que je m'attendais à autre chose. Sans parler de la fin un peu grotesque.
Spoiler:
Avec l'impression que l'auteure ne savait plus très bien comment s'en dépêtrer, et hop une petite manip malheureuse ça arrange bien des choses


Bref, ne nous méprenons pas, c'est un petit roman social bien amené et bien construit d'accord, mais pas de quoi crier au génie non plus. Et si mon avis vous parait un peu injuste, il ne vous en fera que plus apprécier la lecture par la suite, au cas où :-)
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Re: Silvia Avallone

Message par Moune le Dim 22 Jan - 17:16

@Aeriale a écrit:-D'acier-

Un peu de mal à parler de ce livre qui réunit tous les suffrages et que tout le monde encense sans heurter les sensibilités. J'avoue je marche un peu sur des oeufs. Magistral (France inter) D'une grande ampleur (l'Express) Une fresque de haute tenue (L'humanité) etc, etc. N'est-ce pas un peu excessif?

Je ne peux pas dire qu'il ne contient pas de bonnes choses. La description de ces milieux déshérités, avec tout ce que cela entraîne: désoeuvrement, trafics, violence, alcoolisme, drogue et j'en passe. Le langage est cru, Silvia Avallone ne mâche pas ses mots, manifestement elle sait de quoi elle parle. L' immersion totale est rapide, la confrontation au sordide efficace, bref on comprend bien ce désir d'évasion des deux héroïnes et le lien qui les soude à jamais. Mais honnêtement n'avez vous pas trouvé certaines situations stéréotypées? J'avais parfois l'impression de suivre une série adressée à de jeunes ados, ça m'a fait bizarre: Les boudins, les canons, la guerre entre les deux, les rendez vous sur la plage, les coeurs qui palpitent. Des pères qui frappent, des mères qui se fanent, des voisins qui matent etc.

Je suis bien consciente du fait que cela correspond à une réalité mais la profusion de personnages oblige sans doute l'auteure à négliger les nuances. Tout ça m'a paru taillé dans le brut, alors ça peut faire un style oui, mais de là à le comparer à du Zola? Pas sûre qu'on le citera dans 30 ou même 10 ans. A vrai dire j'ai eu du mal à me faire à l'écriture, d'autant que je sortais de deux excellents romans, qui eux ont fait ou feront date, et que je m'attendais à autre chose. Sans parler de la fin un peu grotesque.
Spoiler:
Avec l'impression que l'auteure ne savait plus très bien comment s'en dépêtrer, et hop une petite manip malheureuse ça arrange bien des choses


Bref, ne nous méprenons pas, c'est un petit roman social bien amené et bien construit d'accord, mais pas de quoi crier au génie non plus. Et si mon avis vous parait un peu injuste, il ne vous en fera que plus apprécier la lecture par la suite, au cas où :-)
J'avoue avoir pensé à peu près la même chose en lisant commentaires et extraits plus haut. Vraiment pas envie d'aller voir de plus près…
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Re: Silvia Avallone

Message par Merlette le Dim 22 Jan - 17:45

@Moune a écrit:J'avoue avoir pensé à peu près la même chose en lisant commentaires et extraits plus haut. Vraiment pas envie d'aller voir de plus près…

Tu veux dire que les commentaires t'ont fait penser que le roman ne valait pas tripette? Je comprendrais que l'on dise ceci d'un extrait ou d'un avis négatif, mais le dire d'un commentaire positif que quelqu'un s'est donné la peine de rédiger (je parle de celui de Queenie) afin de convaincre et partager un coup de coeur, ce n'est point trop aimable ou adroit.  Rolling Eyes Et quand on n'a aucune intention de lire un livre car on sent qu'il ne nous correspond pas, je ne saisis pas trop l'intérêt de le préciser sur le fil de l'auteur...

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Re: Silvia Avallone

Message par Queenie le Dim 22 Jan - 18:23

Je suis étonnée Aeriale, j'aurais cru, a priori, que ce roman t'aurait plu.

Mais je comprends ce que tu dis sur les stéréotypes, c'est vrai qu'en un sens ça peut sembler être le cas, mais ça m'a vraiment parlé. Et je les ai tous trouvé très crédibles. Et tous tellement enfermés dans leurs rôles.


Bon, sans agacement, mais c'est vrai que ta réaction Moune est étrange. Je suppose que l'extrait peut déplaire et le thème. Mais le commentaire !? J'étais ultra enthousiaste !

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Re: Silvia Avallone

Message par Moune le Dim 22 Jan - 18:31

Je ne peux pas juger le roman, que je n'ai pas lu; mais je n'ai pas envie de me plonger dans cette histoire. Les commentaires, positifs ou négatifs, sont toujours très utiles et permettent de sentir l'atmosphère d'un livre, de même que les extraits (c'est un gros travail et j'admire beaucoup les gens qui le font !). Après s'être, eux aussi, donné de  la peine en lisant tout (et c'est agréable, je crois, quand on a passé du temps à rédiger un avis, de savoir qu'on n'a pas écrit pour rien et que d'autres ont lu, et ont même passé un moment à répondre), certains pensent qu'ils vont se trouver bien dans cette ambiance, ou qu'ils vont y apprendre des choses. D'autres auront l'impression inverse. C'est tout. bisoua2
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Re: Silvia Avallone

Message par Moune le Dim 22 Jan - 18:33

Il y a aussi, pour ce genre de livre, une question d'âge et de vécu, qui influent sur l'envie, ou le besoin, de lire ou non.
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Re: Silvia Avallone

Message par Queenie le Dim 22 Jan - 19:03

Oui, c'est compréhensible qu'en lisant un avis sur un livre, on puisse se dire : celui-ci n'est pas pour moi. Comme je l'ai dit. Faut juste faire attention à la formulation des choses par internet.

Quant à la question d'âge, je n'y crois pas une seconde.
J'ai pu remarquer, en fréquentant les forums, et en bossant en librairie, que des gens d'âges divers et variés pouvaient aimer un même livre.
D'ailleurs, j'ai une personne bien plus âgée que moi dans mes relations qui a surkiffé les livres d'Avallone. Elle doit avoir 20 ans de plus que moi.
Je ne crois pas trop à la répartition des goûts par âge, par sexe, par pays, par longueur de cheveux ou par morphologie...
Certains se sentent à l'aise à s'identifier à un groupe, et à suivre les goûts de ce groupe - en quelque sorte. Mais c'est pour moi une espèce de choix, peut-être inconscient.

Qu'importe l'âge !

Maintenant, une question de vécu (expériences, vie, façon d'aborder les choses...), là j'y crois vraiment plus volontier.

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Re: Silvia Avallone

Message par Merlette le Dim 22 Jan - 19:16

Pareil, ce sont mes parents (70 ans) qui m'ont fait découvrir D'acier et ils ont été enthousiastes.

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