Eugene O'Neill

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Message par kenavo le Dim 29 Jan - 10:56

Eugene O'Neill A_217

Eugene Gladstone O'Neill (16 octobre 1888 - 27 novembre 1953) est un dramaturge américain.

Il reçut le prix Nobel de littérature et le prix Pulitzer.

Plus que n'importe quel autre dramaturge, O'Neill a introduit dans le théâtre américain un réalisme dramatique initié par Anton Tchekhov, Henrik Ibsen, et August Strindberg.

Généralement ses écrits impliquent des personnages vivant en marge de la société, luttant pour maintenir leurs espoirs et aspirations, mais glissant finalement dans la désillusion et le désespoir.
O'Neill explore les aspects les plus sombres de la condition humaine.


source et suite

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Message par kenavo le Dim 29 Jan - 10:56

Eugene O'Neill A_218 / Eugene O'Neill A497
A Moon for the Misbegotten / Une lune pour les déshérités
James Tyrone Jr, acteur de cinéma au comportement auto-destructeur, a quitté Hollywood pour revenir dans le Connecticut. Il y rencontre Josie, la fille du fermier Phil Hogan. Josie, une force de la nature, succombe au charme de James, mais sera bientôt confrontée à une réalité brutale.
La biographie de O'Neill n'est vraiment pas un conte de fée... et du coup on ne peut pas s'attendre à en trouver dans ses pièces de théâtres.

Cela doit faire bien plus que 25 ans que j'ai découvert cet auteur, et si je ne me trompe, c'était un des premiers auteurs de théâtre qui m'a fait grande impression. Et avec lequel j'ai eu vraiment envie de continuer mes découvertes de lecture de pièces de théâtre. J'en ai lu tellement à ce moment qu'il y a naturellement aussi un certain oubli et donc, j'ai repris ce livre pour lui ouvrir un fil.

Et c'est comme la première rencontre, je n'ai qu'une envie, lire tous les autres livres de lui..

Souvent il ne se limite pas à écrire seulement des dialogues, mais il donne aussi des "avis de régie" qui ne sont autre chose que des impressions sur la vie sentimentale de ses protagonistes. On oublie presque qu’on est en train de lire une pièce de théâtre, mais cela devient un roman dans lequel on ressent aussi les motifs des personnes.

Il a créé quelques héros de théâtre qui figurent parmi mes favoris et c'est dommage que je n'ai jamais eu la chance de voir une de ses pièces sur scène.

Autant en profiter de ses livres qui sont -à part la tristesse et souvent le malheur décrit- un pur plaisir de lecture

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Message par Arabella le Lun 13 Mai - 21:07

Enchaînés.


Un couple s'affronte. Elle est actrice, lui auteur de théâtre. Ils ont tous les deux connu le succès avec ses pièces. Il revient de la campagne où il a terminé sa dernière oeuvre. Il voudrait qu'ils repartent sur de meilleures bases. Un autre homme, le producteur survient. Une scène de jalousie fait rage après son départ. Les deux protagonistes s'en vont chacun de son côté, voulant faire payer l'autre par une infidélité. Ils ne peuvent y arriver, et reviennent ensemble, uni par un sentiment d'amour-haine, dans lequel l'autre n'a que peu d'existence.
J'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans cette histoire de couple, qui n'arrive qu'à se déchirer, se torturer ; cela m'a semble au final très artificiel. Néanmoins, avec des comédiens habités par leurs rôles cela doit mieux passer sur scène.


Tous les enfants du Bon Dieu ont des ailes.

Un groupe d'enfant dans un quartier de la ville ; certains sont Blancs, d'autres Noirs. Un attachement fort existe entre une petite fille blanche, Ella, et un petit garçon noir, Jim. Les autres se moquent d'eux, et Ella finira par rejeter Jim, pour vivre une histoire avec un garçon blanc, brutal et séducteur, qui l'abandonne avec son enfant. Après la mort de ce dernier, elle se décide à épouser Jim, et ils partent tous les deux pour la France, pour échapper à l'hostilité que provoque ce mariage mixte. Mais ils n'échapperont pas à leurs démons, et reviendront aux USA. Ella se consume, déchirée entre son attachement à la personne de Jim et son mépris et haine des Noirs.
J'ai trouvé la pièce un tant soit peu démonstrative, même si elle pose une problématique essentielle, et qu'elle essaie d'introduire différents aspects de la question. Entre ce que les gens déclarent et ce qu'ils éprouvent vraiment, l'intériorisation du rejet de l'autre, une violence sociale étouffée, un racisme ordinaire allant de soi, O'Neill s'attaque de front à des vrais sujets.


Marco Millions.


Une pièce assez étonnante, qui a pour personnage principal Marco Polo en personne. Une pièce à grand spectacle, puisque l'essentiel de l'action se passe pendant le fameux voyage. Nous suivons Marco, qui fait ses adieux à la jeune fille qu'il aime, et qui lui promet de l'attendre, puis dans ses voyages jusqu'en Chine. Là, il provoque une sorte d'amusement indulgent de Koubilaï, le Grand Khan, qui lui confie la gestion d'une ville. Mais l'inattendu se produit, la petite fille du Grand Khan, Koukatchine, tombe amoureuse du Vénitien. Qui ne se doute de rien, uniquement préoccupé, comme son père et oncle, à gagner de l'argent. Même pendant le voyage de deux ans, qui doit mener la jeune fille à son futur mari, Marco Polo en charge de sa sécurité ne se rend compte de rien, pendant qu'elle dépérit. Elle va suivre son triste destin, plongeant son grand-père dans le désespoir, alors que Marco va revenir éclatant de santé à Venise, et épouser sa promise, plus vraiment jeune ni fraîche, mais tellement familière.
J'ai trouvé cette pièce assez amusante, avec ses voyages, changements de décors, la mélancolie et poésie chinoises, opposées au goût du gain des marchands italiens. Personne au final ne comprend personne, et le dialogue entre cultures est une sorte de jeu de façade, derrière lequel il n'y a pas de véritable échange, ni de véritable changement par l'autre. C'est peut-être un peu trop systématique, mais c'est sans conteste une bonne pièce qui joue avec nos représentations d'un personnage très célèbre.

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Message par Arabella le Lun 13 Mai - 21:08

Désir sous les ormes


Deuxième Américain à recevoir le prix Nobel de littérature (en 1936), fils d'acteur d'origine irlandaise, Eugene O'Neill va donner les lettres de noblesse au théâtre des USA, jusque-là limité à des oeuvres peu ambitieuses. Après une jeunesse aventureuse, il va se lancer dans l'écriture pendant un séjour dans un sanatorium où il soignait sa tuberculose. Il va s'imposer à partir du début des années 20 du XXe siècle comme le grand dramaturge américain, recevant à plusieurs reprises le prix Pulitzer, avant de connaître la consécration suprême du Nobel.

Désir sous les ormes a été représenté pour la première fois en 1924. La pièce se passe en Nouvelle Angleterre vers le milieu du XIXe siècle. Les protagonistes principaux font partie de la famille Cabot. le vieux père de famille tient la ferme et ses habitants d'une main de fer, faisant travailler ses trois fils, deux issus d'un premier mariage, et le troisième, Eben, née de sa deuxième épouse, en leur faisant miroiter l'héritage à venir. Les trois fils d'Ephraïm le détestent, les deux aînés rêvent de partir en Californie pour se faire chercheurs d'or. Eben achète leur part d'héritage en échange de l'or caché par son père, espérant récupérer au final la ferme qu'il estime volée à sa mère, qui s'est tuée à la tâche. Ephraïm revient avec une nouvelle et jeune épouse, qui veut s'approprier les biens de son mari. Une attirance se noue d'emblée entre Eben et Abby, la jeune femme du vieux Cabot. Eben, plein de ressentiment, et voulant venger sa mère, repousse dans un premier temps les avances d'Abby, mais finit par céder à la passion. Un enfant naît, que le vieux Cabot considère comme son fils, et à qui il rêve de transmettre l'héritage. Suite à une querelle avec son père, Eben se met à penser qu'Abby l'a utilisé pour avoir un enfant et le spolier de la ferme. Il rompt avec elle, ce qui met la jeune femme au désespoir, et va avoir des conséquences tragiques.

La pièce est souvent présentée comme la première tragédie américaine, et revendique une inspiration antique, celle de Phèdre. Elle s'en éloigne toutefois sur plusieurs points, le plus important étant sans doute le fait que l'amour entre Eben et Abby est réciproque, l'aspect passionnel et charnel du drame est essentiel chez O'Neill. La question de l'héritage, de la possession, d'une forme de désir presque pathologique de s'approprier, étayé par la religion, est aussi un aspect important et original de la pièce. La famille est une sorte de lieu de haines, de tentatives de domination, de passions malsaines. La seule figure apaisante, aimante, est celle de la défunte mère d'Eben. le vieux Cabot trouve son assouvissement dans la possession presque vampirique de la terre, Eben et Abby dans une passion extrême et destructrice. Chaque personnage se dirige vers son destin d'une façon inéluctable, comme il se doit dans toute tragédie.

Mélange de tragédie et de drame paysan naturaliste, même si métaphorique également, Désir sous les ormes est une oeuvre impressionnante, même si l'écriture, qui adopte le parler frustre de ses personnages ne m'a pas complètement convaincue. Mais il s'agit peut-être de la traduction qui tire la pièce vers ce registre. La pièce a incontestablement l'ambition de devenir un classique, elle en a certaines qualités, mais il me faudrait la voir jouer pour véritablement me positionner sur la question. Mais O'Neill n'est pas vraiment à l'honneur, tout au moins en France. En tous les cas, une lecture intéressante, d'un lauréat du Nobel un peu tombé dans l'oubli.

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Message par kenavo le Mar 14 Mai - 6:57

oooh trop contente de voir tous ces commentaires...
merci pour lui et tu m'as donné envie de le retrouver dans une de ses pièces

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Message par Arabella le Mar 14 Mai - 7:43

Merci à toi @Kenavo. C'est le fil que tu as ouvert qui m'a donné envie de voir de plus près.

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Message par kenavo le Mer 15 Mai - 6:23

cheers

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