Alejandro González Iñárritu

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Alejandro González Iñárritu

Message par Aeriale le Jeu 16 Fév - 11:34





Un de mes cinéastes préférés <3

Alejandro González Iñárritu est un réalisateur et producteur mexicain, né le 15 août 1963 à Mexico.


Dès son premier film sorti en 2000, Amours Chiennes, qui révèle Gael Garcia Bernal, Iñárritu impose un style et une réalisation singuliers qui tapent dans l’œil d'Hollywood, qui le considère comme un réalisateur à surveiller. Après le succès de son premier film, il tourne deux suites aux États-Unis, 21 Grammes en 2003 et Babel en 2006, qui auront tous deux un succès commercial inattendu, mais surtout un succès critique. Il reçoit, pour Babel, le Golden Globe du Meilleur Réalisateur, le prix de la mise en scène au Festival de Cannes et deux nominations aux Oscars.
Après le succès mondial de ce que l'on baptisera la « trilogie de la mort », il retourne aux sources, au Mexique, et tourne un film très sombre en 2010, Biutiful, avec Javier Bardem prix d'interprétation à Cannes. En 2014 sort Birdman. Le film décroche de nombreuses récompenses, et Iñárritu reçoit en 2015 trois Oscars dont celui du Meilleur Réalisateur et du Meilleur Film (il est également producteur). En 2015 sort The Revenant, intégralement tourné en lumière naturelle avec Leonardo DiCaprio et Tom Hardy. Le film est une nouvelle fois un pari technique et Iñárritu réalise l'exploit de recevoir une deuxième année de suite l'Oscar du meilleur réalisateur.
À son palmarès : 7 nominations aux Oscars dont 4 remportées, 5 nominations aux Golden Globes dont 3 remportées, et au total, ses 6 films réunis possèdent 32 nominations aux Oscars, pour 8 statuettes. Il est aussi le premier réalisateur mexicain à avoir gagné le Prix de la mise en scène au Festival de Cannes en 2006 et ses quatre premiers longs métrages, Amours chiennes (2000), 21 Grammes (2003), Babel (2006) et Biutiful (2010), lui ont valu un succès mondial dont 12 nominations aux Oscars.
Résumé de chez Wikipedia

Filmographie

2000 : Amours chiennes (Amores perros) 
2003 : 21 Grammes  
2006 : Babel  
2010 : Biutiful 
2015 : Birdman

Je les ai tous vus (et aimés) il me reste son premier qui est parait il magnifique!
avatar
Aeriale

Messages : 2532
Date d'inscription : 30/11/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Alejandro González Iñárritu

Message par Aeriale le Jeu 16 Fév - 13:01

-Babel-



Une grande claque à sa sortie, pour moi! (2007)

Visuellement d'abord. J'ai été fasciné par l'habilité avec laquelle Inarritu nous transporte à travers ces différents pays, mentalités, histoires, par des plans coupés contrastés qui frappent fort. Tout s'imbrique parfaitement, il nous révèle le fil de sa toile de façon brillante.

Emotionnellement aussi; Il  nous plonge au plus profond de la solitude, de l'incompréhension ou du désarroi de ses personnages  par de simples  prises de vue sur leurs visages d'où peu de mots sortent (ou pas du tout ) Et cette émotion grandit pour laisser place à une véritable tension lorsque tout s'enraye.

Psychologiquement, on en ressort un peu groggy. J' en retiens l'idée principale clairement démontrée dans ses films, à savoir que chacun de nos actes peut véritablement avoir des conséquences sur la vie d' autrui, rien n'est anodin.


Des thèmes  puissants. La violence et la solitude des êtres Inarritu nous parle de la vie à une grande échelle. Ce qui fait la cohérence du monde, ce qui peut défaire cet équilibre fragile et dont chacun de nous est responsable. Il nous  démonte un mécanisme  sans porter de jugement, simplement en spectateur, en prenant  soin de nous donner les éléments pour nous poser les bonnes questions.


On est forcé à réfléchir sur la responsabilité de nos actes, même les plus banals, car à l'heure de la mondialisation nous sommes tous liés dans la construction de ce monde. C'est là que le talent d' Inarritu réside: Nous plonger dans des situations extraordinaires pouvant surgir face à un homme ordinaire et nous obliger à nous  remettre en question. Sur la violence qui peut en découler, sur l'incompréhension qui nous entoure et devant laquelle on est démuni, victime de la destinée et de la barbarie qui peut soudainement apparaître devant ce manque de communication. Il n'est pas moralisateur, simplement témoin d'un monde où chacun joue son rôle et dans lequel nous sommes tous impliqués.


Ce qui frappe: L'incommunicabilité des êtres entre eux, ce désir de partage qui n'est pas entendu et dont l'appel reste sans réponse. C' est manifeste à plusieurs occasions, lorsque Brad Pitt cherche désepérement à retenir le car de touristes qui eux ne pensent qu' à leur survie. Ou lorsque la police marocaine effectue cette descente spectaculaire chez les parents du jeune arabe et finissent par une exécution des plus sommaires. Quand la nounou crie aux autorités venus la récupérer, errant dans le désert, son désarroi et son angoisse de ne pas retrouver ses enfants égarés, mais qui ne l'écoutent pas. La plus violente reste celle de la jeune japonaise isolée dans son monde de silence et dont les provocations et les cris d'amours intérieurs restent vains.

 
Tous ces cris perdus dans l'incompréhension totale et amenant le gâchis, le désespoir ou la solitude finale, résultat de cette démonstration superbe d'élégance du cinéaste qui ne fait que pointer du doigt, avec une économie de mots et des images fortes, le profond chaos mondial.
avatar
Aeriale

Messages : 2532
Date d'inscription : 30/11/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Alejandro González Iñárritu

Message par Aeriale le Jeu 16 Fév - 13:08

-Biutiful-






Je suis sortie de Biutiful légèrement déprimée et à vide, mais en me disant que je n'avais pas perdu mon temps. Du bon cinéma donc, filmé au taquet, avec un Javier Bardem colossal qui porte à lui seul toute la désespérance du film sur ses larges épaules. C'est brut, douloureux, sordide même, et pourtant il y a cette lumière, cette touche spéciale à Inarritu qui au plus profond de la noirceur parvient toujours à nous capter.

On y voit Barcelone comme on ne l'a jamais vue, corrompue et désoeuvrée, filmée au plus sombre, dans les taudis les boites et les sous sols délabrés d'où émergent quelques belles personnes et un peu de mauvaises. Il y a surtout cette figure d'Uxbal qui tente de contourner les obstacles, protège les faibles, pactise avec la police et s'accroche à sa famille comme un forcené. Dans cette désolation quotidienne il puise là sa seule force et souffre en silence pour contrer le destin.

Quand je repense à Biutiful je reste avec cette image de père et elle vaut à elle seule toutes les autres. Impossible de la détacher du film du coup, Bardem a là le rôle qu'il méritait, taillé à sa mesure et je dois dire chapeau. Rare de trouver autant de fragilité et de densité à la fois. Inoubliable pour moi!


avatar
Aeriale

Messages : 2532
Date d'inscription : 30/11/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Alejandro González Iñárritu

Message par Aeriale le Jeu 16 Fév - 13:14

-Birdman-






Malgré les Oscars, j'avais une forte réticence. Quelques commentaires peu emballés, la bande annonce un peu clinquante. Bref, j'imaginais un truc carrément loufoque et creux. Eh ce fut une très bonne surprise.

L'histoire de ce type, ancien héros de blockbusters, qui tente sur le tard de se racheter une aura d'acteur en montant une pièce de Carver à Broadway est délicieusement jouissive, bien que déroutante les dix premières minutes. J'ai aimé les dialogues, la façon de filmer (collée au personnage, cette musique lancinante en fond qui augmente le stress) l'interférence des scènes jouées et vécues, la brillance de la mise en scène (même si parfois on peut la trouver extrême) le sujet en lui-même. Ce rapport complexe de l'acteur avec son moi, et ses répercussions sur sa famille, sa carrière, sa vie d'une façon générale.

Je n'ai pas compris, ou ressenti du moins, ce qu'on lui reprochait: le côté fumeux, incompréhensible, tout ça...Et même si ce n'est pas d'une profondeur extrême, j'ai aimé ce jeu entre le vécu et le fantasmé, les clins d'oeils et les mises en abyme qu'il procure. Un cinéma totalement jouissif pour moi, qui forcément ne peut toucher autant que ses films plus intimistes (21 grammes ou Amours chiennes) mais qui m'a vraiment donné du plaisir!

avatar
Aeriale

Messages : 2532
Date d'inscription : 30/11/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Alejandro González Iñárritu

Message par Aeriale le Jeu 16 Fév - 13:17

-The Revenant-



Je n'ai jamais vu de films de Terence Malick, mais si Inarritu s'en inspire dans sa façon de filmer, je vais changer la donne. J'ai adoré de bout en bout. Fan de ce cinéaste depuis ses débuts:  21 grammes, Babel,  Biutiful et Birdman, tous différents, aucun ne m'a déçue. J'y ai toujours trouvé une originalité et une réflexion qui m'ont à chaque fois enthousiasmée. Pour moi, pas de fausse note, y compris dans ce dernier.

Des images sidérantes. D'entrée et à la façon de Babel, on se retrouve complètement immergé, en empathie totale avec le personnage, même si la prestation de Di Caprio est surtout physique. (Au point d'en ressortir courbé et aphone, avec cette impression d'étouffement comme je l'ai ressentie à diverses reprises). Inarritu semble fasciné par ce rapport de l'homme à la bête (cf Birdman et Amours chiennes)

Bien que cela soit tiré d'une histoire vraie, il y des scènes extrêmes, d'une violence rare, dans lesquelles le héros n'en finit pas de survivre, mais cela ne m'a pas paru pour autant grand guignolesque ou démesurément surréaliste. Je l'ai pris comme une fable, comme une transgression du bien et du mal, une sorte de renaissance du personnage de Glass au travers d'un homme devenu quasi animal et uniquement mû par son désir de vengeance. Un gros kif!!!

avatar
Aeriale

Messages : 2532
Date d'inscription : 30/11/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Alejandro González Iñárritu

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum