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Jack Vance

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Message par Arabella Dim 18 Aoû - 12:12

Jack Vance (1916-2013)



Jack Vance Vance10




Source : Wikipédia


John Holbrook Vance, dit Jack Vance, né le 28 août 1916 à San Francisco et mort le 26 mai 2013 (à 96 ans) à Oakland, est un auteur américain de science-fiction, particulièrement dans le style fantasy. Hormis Jack Vance, il utilise souvent des pseudonymes — Peter Held, John Holbrook, John van See, Alan Wade — pour signer son travail. Il écrira même sous le nom d'Ellery Queen trois romans : The Madman Theory, The Four Johns et A Room to Die in.

Le grand-père de Vance serait arrivé en Californie en provenance du Michigan une décennie avant la ruée vers l'or et aurait épousé une fille de San Francisco. La petite enfance de Vance s'est passée à San Francisco. Avec la séparation de ses parents, la mère de Vance l'a emmené, lui et ses frères et sœurs, dans le ranch californien de leur grand-père maternel, situé près d'Oakley, dans le delta de la rivière Sacramento. Ce cadre a forgé l'amour de Vance pour le plein air et lui a donné le temps de s'adonner à sa passion de lecteur assidu. À la mort de son grand-père, la famille perdit sa fortune.

Vance a été contraint de quitter le collège et de travailler pour subvenir à ses besoins, en aidant sa mère lorsqu'il le pouvait. Il exerce de nombreux métiers sur de courtes périodes : comme groom (une « année misérable »), dans une conserverie et sur une drague d'or, avant d'entrer à l’université de Californie à Berkeley où il a étudie pendant six ans le génie minier, la physique, le journalisme et l'anglais.

C'est là qu’il commence son apprentissage d’écrivain. Vance a écrit l'une de ses premières histoires de science-fiction pour un devoir de classe d'anglais; La réaction de son professeur a été « Nous avons aussi un morceau de science-fiction » sur un ton méprisant, la première critique négative de Vance. Il a travaillé pendant un certain temps comme électricien dans les chantiers navals de Pearl Harbor, à Hawaii, pour « 56 cents de l'heure ». Après avoir travaillé dans une équipe de démagnétisation pendant un certain temps, il part environ un mois avant l'attaque de Pearl Harbor.

Grand amateur de jazz, il écrit à cette époque des articles pour les colonnes du Daily Californian. Vance obtient son diplôme en 1942. Une faible vue l'empêchait de faire son service militaire. Il trouve un emploi de gréeur au chantier naval Kaiser à Richmond, en Californie, puis s'inscrit à un programme du renseignement de l'armée pour apprendre le japonais, mais il échoue. En 1943, il mémorise une carte pour les yeux et devient un matelot qualifié de la marine marchande. Plus tard, la navigation de plaisance restera son loisir préféré ; les bateaux et les voyages sont un motif fréquent dans son travail. Il met à profit cette période pour écrire ses premières nouvelles, qui seront rassemblées dans le recueil Un monde magique. Il publie sa première nouvelle, The World-Thinker, en 1945 dans le magazine Thrilling Wonder Stories.

En 1946, Vance rencontre et épouse Norma Genevieve Ingold (décédée le 25 mars 2008), une autre étudiante de Californie. Vance a continué à vivre à Oakland, dans une maison qu'il a construite et agrandie avec sa famille au fil des ans. Les Vances effectuent alors de nombreux voyages, dont un tour du monde, et passent souvent plusieurs mois à la fois dans des pays tels que l'Irlande, Tahiti, l'Afrique du Sud, Positano (en Italie) et sur une péniche sur le lac Nagin au Cachemire.

Avant de s’établir pleinement comme écrivain, il travaille comme matelot, géomètre, céramiste, ce qui n'arrive avant les années 1970.

En 1997, la Science Fiction and Fantasy Writers of America lui accorde la distinction honorifique de « Grand Maître ». Il avait auparavant reçu nombre de récompenses : les prix Edgar en 1960, Hugo en 1963 et 1967, Nebula en 1966, Jupiter en 1975, Achievement en 1984, GilgamXs en 1988 et World Fantasy en 1990. Il reçoit aussi, en 1961, le prix Edgar-Allan-Poe pour son roman policier, L'Homme en cage.

Il a exercé une influence considérable sur la science-fiction exotique et picaresque, ce dont témoignent des livres comme Le Château de Lord Valentin de Robert Silverberg et Le Maître des ombres de Roger Zelazny.

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Message par Arabella Dim 18 Aoû - 12:13

Le jardin de Sultrun



Il s'agit d'un premier tome d'un long cycle, la trilogie de Lyonesse. le jardin de Suldrun paraît en 1983, dans la dernière partie de la carrière d'écrivain de Jack Vance.

Nous sommes dans Isles Anciennes, un ensemble de terres situées quelque part entre l'Irlande, la Bretagne, l'Aquitaine, la Galice. Supposées disparues à une époque non précisée, comme l'Atlantide. Même si nous restons dans l'univers des Isles Anciennes, un lien est établi avec notre monde, par le biais de la famille du roi Arthur, dont l'ancêtre serait originaire des Isles, qu'il aurait fuit à un moment donné. Cela permet de faire le lien avec le monde de la légende arthurienne, même si, tout au moins dans ce premier volume, c'est un lien très tenu, le monde de Jack Vance étant relativement différent. Les Isles Anciennes sont un territoire où la magie a cours, et dans lequel les créatures des contes de fées et de la mythologie celtiques sont présentes. Une présence relativement discrète, à des endroits plutôt délimités.

Nous suivons d'abord une princesse, Suldrun, à partir de sa naissance. Une princesse peu aimée, qui se réfugie dans son monde intérieur, et qui a la force de refuser un mariage qu'elle redoute. Il y a aussi un jeune prince d'un autre royaume dont la route va croiser celle de Suldrun. Il y a aussi un enfant-prince, Dhrum, enlevé et élevé par les fées, qui doit très jeune affronté seul le monde, sans savoir qui il est et poursuivi par une malédiction. Il y a des rois, et en premier lieu Casmir, le père de Suldrun, qui intriguent et veulent d'avantage de terres et de pouvoirs. Il y a les terribles Skas, des guerriers redoutables, qui se sont déclarés ennemis de tous les autres hommes, et qui profitent des faiblesses et antagonismes des royaumes des Isles Anciennes pour conquérir de plus en plus de territoires. Il y a les sorciers, censés ne pas s'occuper des affaires politiques, mais dont certains sont en embuscade, pour prendre plus de place. Il y a enfin le monde des êtres magiques, fées, géants, trolls etc qui interfère par moments avec celui des hommes. Il serait dommage d'en dire plus, pour ne pas enlever le plaisir des surprises que Jack Vance réserve à ses lecteurs.

J'ai été surprise au début de ma lecture, ne retrouvant pas Jack Vance, tel que je l'ai connu dans d'autres de ses livres. le démarrage de jardin de Suldrun est relativement lent, mélancolique, nous suivons pas à pas Suldrun et Aillas, sans que beaucoup de faits surviennent. C'est poétique et subtile. Dans le deuxième tiers du livre, les choses s'emballent, avec les aventures du Dhrum et Aillas, qui luttent pour leur vie et leur liberté. C'est un peu dans la veine d'autres livres de Jack Vance que j'ai lu : des personnages roublards, qui trichent et volent, une actions trépidante, où des désastres tombent sans cesse sur les pauvres héros qui ont toujours un temps de retard, mais qui grâce à leur intelligence, esprit d'initiative et persévérance arrivent toujours à éviter le désastre total. Je reprocherais à cette partie, malgré sa grande efficacité, un aspect un peu invraisemblable et mécanique, même si c'est très virtuose. Dans le dernier tiers enfin, nous revenons à une vision plus globale du récit, les diverses intriguent en cours trouvent leur aboutissement. C'est d'ailleurs très brillant, la façon dont la trame d'ensemble surgit devant le lecteur, alors qu'on était un peu perdu dans des actions parallèles diverses et des aventures qui semblaient éparses et sans lien entre elles.

Le livre est assez disparate : la première partie, poétique et assez lente, des moments d'action trépidants, des moments très drôlatiques, des passages qui s'apparentent à l'univers et règles des contes de fées, des passages guerriers et stratégiques etc. C'est un peu désarçonnant quelquefois, mais au final l'auteur s'en tire très bien. Tellement bien, que l'on se demande comment il va pouvoir continuer le récit, dont on pense que nous avons saisi maintenant l'essentiel. Mais je fais confiance à Jack Vance pour nous surprendre dans le tome suivant.

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Message par Arabella Lun 19 Aoû - 20:19

La perle verte


Deuxième tome de la trilogie de Lyonesse, La perle verte paraît en 1986, soit trois ans après le jardin de Suldrun. le volume commence par nous conter les destinées de la vapeur verte qui s'est échappée à la fin du tome précédent du cadavre de l'infâme Carfilhiot : transformée en une perle verte maléfique. Nous suivons ses tribulations, aussi drôles qu'inquiétantes, jusqu'à son ensevelissement dans une forêt, que l'on soupçonne temporaire. Nous revenons ensuite au roi Aillas, et ses agissements qui lui donnent progressivement le contrôle de territoires de plus en plus larges. Par ailleurs, le roi Casmir a appris la nature de Madouc et la naissance d'un enfant de sexe masculin auquel la princesse Suldrun a donné le jour. A cause de la prophétie qui promet la suprématie sur les Isles Anciennes à cet enfant, il veut connaître son identité. Un magicien peu puissant mais infâme, Visbhume, lui fournit son aide et tombe sur la piste de Glyneth qui pourrait lui révéler la vérité sur toute l'affaire. le volume se clôt par le retour de fameuse perle verte.

Encore une fois, il faut laisser découvrir au lecteur qui voudra tenter le voyage les intrigues et les péripéties du volume, et elles sont nombreuses et souvent surprenantes. J'ai trouvé qu'il y avait une plus grande unité de ton et d'action dans ce volume ; un certain nombre d'événements survenus dans le premier tome trouvent leur sens et utilité dans celui-ci. La magie y occupe une place plus importante. Jack Vance fait preuve d'une grande inventivité, tout particulièrement en imaginant le lieu étrange qu'est Tanjecterly, qui mériterait qu'un ou plusieurs livres lui soit consacrés entièrement tant il offre de possibilités, qu'une traversée trop rapide ne nous laisse qu'entrapercevoir. La fin du volume, qui paraît résoudre un certain nombre de problèmes, est en réalité inquiétante et laisse penser que des développements d'une grande force sont à venir. Il ne reste qu'à lire le tome ultime de la trilogie pour le savoir.

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Message par Arabella Mer 21 Aoû - 12:32

Madouc



Sorti en 1989, soit trois ans après La perle verte, Madouc est le dernier volume du cycle de Lyonesse. le livre a obtenu en 1990 le prix World Fantasy en tant que meilleur roman de Fantasy de l'année.

Après une courte partie d'introduction, qui nous rappelle les enjeux stratégiques en cours, nous suivons longuement le personnage titre du roman, Madouc. C'est une changelin, une enfant des fées échangée en tant que nourrisson avec un bébé humain, en occurrence avec Dhrun, le fils d'Alias et de Suldrun. Récupérée par le roi Casmir, le père de Suldrun, à cause d'une prophétie, promettant le trône des Isles Anciennes à l'enfant-mâle premier né de Suldrun, elle est restée à sa cour, même lorsqu'il a compris qu'elle n'était pas l'enfant en question. Il compte en effet l'utiliser pour nouer des alliances, en la mariant avec un roi ou prince, en fonction de la situation du moment. Il recherche par ailleurs le vrai enfant de Suldrun. Madouc ignore au départ son origine, mais très rapidement elle comprend qu'elle n'est pas ce que l'on veut lui faire croire, et part à la recherche de sa mère et surtout de son père. Par ailleurs les menées du roi Casmir semblent précipiter l'ensemble des royaumes des Isles Anciennes vers la guerre, pendant que les sombres intrigues de Melancthe paraissent abriter des plans maléfiques tissés par des plus puissants qu'elle, d'autant plus que la perle verte, même si elle est neutralisée, n'est pas détruite.

J'avoue avoir été un peu déçue par ce troisième volume qui clôt le cycle, et qui devait en être l'apothéose. Même si les aventures de Madouc sont sympathiques, surtout à partir du moment où elle pénètre dans le royaume des fées, j'ai trouvé cette partie un peu trop longue par rapport aux autres parties du roman. La guerre des magiciens, et la guerre des hommes m'ont parues un peu expédiées et sans grandes surprises. C'est d'autant plus dommage qu'il y avait un potentiel formidable : le sort d'Ys par exemple aurait à mon sens mérité un peu plus de place que les mauvais tours répétitifs à la longue d'une gamine certes attachante et malicieuse, mais pas si différente d'autres gamines de son âge. Jack Vance semble avoir choisi pour la fin de son cycle de privilégier une tonalité burlesque et drôlatique, plutôt qu'épique et métaphorique (voir les passages consacrés au Graal par exemple), ce que pour ma part je regrette un peu.

Mais ce troisième tome se lit très bien, et l'ensemble du cycle est remarquable et à mon sens très au-dessus de la moyenne des oeuvres du genre. Cela faisait longtemps que je n'ai pas pris autant de plaisir à lire une oeuve de ce type, et La perle verte (à mon sens le meilleur des trois opus) m'a fait veiller plus que de raison : il est difficile de lâcher ces livres une fois la lecture commencée.

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Message par Aeriale Jeu 22 Aoû - 8:23

Je ne suis pas spécialiste en fantasy, loin de là, mais cet écrivain a l'air d'avoir une imagination débordante. A te lire, on s'embarque vraiment dans un autre monde!

Merci pour la découverte @Arabella, encore un auteur totalement inconnu de ma part :-)
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Message par Arabella Jeu 22 Aoû - 9:07

C'est Marc qui l'avait mis dans ses 10 couvertures cette année. Je le connaissais par ailleurs pour d'autres écrits, j'ai eu à l'adolescence une grande période SF. Jack Vance fait parti des meilleurs.

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