William Melvin Kelley
2 participants
Books en Stock :: Hey Billie Y'a quoi dans ta bibliothèque ? :: Littérature nord-américaine :: Auteurs nés avant 1941
Page 1 sur 1
Re: William Melvin Kelley
A Different Drummer / Un autre tambour
Publié une première fois en 1962, l’auteur avait tout juste 24 ans.Présentation de l’éditeur
Du jour au lendemain, les résidents noirs d'une petite ville imaginaire d'un État du Sud désertent, à la suite de l'acte de protestation d'un jeune fermier, descendant d'esclave.
Juin 1957. Sutton, petite ville tranquille d'un état imaginaire entre le Mississippi et l'Alabama. Un après-midi, Tucker Caliban, un jeune fermier noir, recouvre de sel son champ, abat sa vache et son cheval, met le feu à sa maison, et quitte la ville. Le jour suivant, toute la population noire de Sutton déserte la ville à son tour.
Quel sens donner à cet exode spontané ? Quelles conséquences pour la ville, soudain vidée d'un tiers de ses habitants ?
L'histoire est racontée par ceux qui restent : les Blancs. Des enfants, hommes et femmes, libéraux ou conservateurs, bigots ou sympathisants.
En multipliant et décalant les points de vue, Kelley pose de façon inédite (et incroyablement gonflée pour l'époque) la « question raciale ».
Par après le roman est tombé dans l’oubli.
En 2018, une année après sa mort, un article de Kathryn Schulz dans le New Yorker, The lost giant of American literature, a entraîné une republication de ce premier livre et cela a crée le buzz qui a amené à une publication française en 2019.
J’avais suivi cette parution, j’avais trouvé tout cela intéressant, j’avais noté ce titre… et puis oublié le tout
Nous voilà en 2020 et parmi les nouveautés de la rentrée, il y a aussi un autre roman de William Melvin Kelley, Jazz à l’âme. Pas difficile de s’imaginer qu’un tel titre m’a attiré. C’est ainsi que je me suis rappelé de l’auteur, de son premier livre… et donc, c’est par celui-ci que je voulais commencer pour faire connaissance avec lui.
Quel bonheur!
J’imagine l’impact lors de sa publication… plus d’un lecteur (surtout dans le sud des États-Unis) a dû avoir une crise d’étouffement.
L’auteur raconte ces événements avec un tel calme, c’est presque effrayant. Mais ce n’est que pour augmenter son effet dans le dernier chapitre… quel fin.
Un roman époustouflant ! J’en ressors chamboulée…
_________________
Life is a lot like Jazz
Best when you improvise
George Gershwin
Re: William Melvin Kelley
Je sens bien que ça pourrait me plaire !
_________________
'La littérature est une maladie textuellement transmissible, que l'on contracte en général pendant l'enfance'. Jane Yolen.
domreader- Messages : 3542
Date d'inscription : 02/12/2016
Localisation : Ile de France
Re: William Melvin Kelley
ah oui, faut tenter cette lecture, c'est trop bon
_________________
Life is a lot like Jazz
Best when you improvise
George Gershwin
Re: William Melvin Kelley
A Drop of Patience / Jazz à l'âme
Tout comme pour le premier roman de William Melvin Kelley, j’ai ouvert celui-ci et terminé ma lecture seulement en arrivant à la dernière page.Présentation de l’éditeur
Ludlow Washington est né différent, aveugle. Abandonné à cinq ans aux mauvais traitements d’une institution, il endure les brimades jusqu’à ce que ses prodigieux talents de musicien lui offrent un ticket d’entrée dans le monde. Un monde auquel il n’est pas préparé, et où il doit apprendre la vie à tâtons. Il devient dès lors la propriété de Bud Rodney, le chef d’un orchestre qui se produit au Café Boone, à New Marsails, une petite ville du Sud. Bientôt lassé par le répertoire limité et suranné de Rodney, Luddy emboîte le pas aux pionniers du Jazz et part à la conquête de la scène new-yorkaise, où il invente un nouveau son et devient vite une icône de l’avant-garde de Harlem. Mais la musique ne suffit plus à adoucir ses démons intimes. Désorienté par la mémoire de son enfance volée, meurtri par les trahisons amoureuses, Ludlow est hanté au point de vaciller.
Il est un magicien, ses mots me hypnotisent.
Et ce n’est même pas à cause du jazz, en fait il y en a très peu dans la trame de l’histoire.
Mais on suit ce personnage de Ludlow Washington et n’importe ses décisions, on est tout près de lui et on vit ce qu’il vit.
Un phénomène étrange qui s’est fait lors de la lecture: puisque le personnage est aveugle et que l’auteur écrit beaucoup sur ses expériences, états d’âmes, sentiments… en tant que lecteur j’ai aussi « perdu la vue ».
Contrairement à d’autres livres, je n’avais pas d’images en tête.
Lors de mes lectures, des personnages, lieux, couleurs… apparaissent devant moi pour donner corps au texte.
Ici, rien, j’ai écouté cette voix, je le suivais quand d’autres l’ont guidé…
C’est la première fois que cela m’arrive. Pour tous les autres livres, je pourrais par après dessiner tout un storyboard
Quel auteur fascinant et quels bonheurs de lecture… et hop, au prochain !
_________________
Life is a lot like Jazz
Best when you improvise
George Gershwin
Re: William Melvin Kelley
/
Dancers on the Shore / Danseurs sur le rivage
Je suis tellement fascinée par cet auteur… en plus j’adore les nouvelles. Ainsi ce n’était pas une décision trop difficile pour tenter ce recueil.
Et j’en ressors une fois de plus éblouie par sa capacité de créer des univers tellement saisissants.
Ce qui m’a surtout fascinée – dans bon nombre de ces histoires, on ne sait même pas quel couleur de peau les protagonistes ont. Il arrive à faire des portraits de gens et le plaisir de lecture se définit par son talent de montrer tout plein d’aspect de vies, n’importe l’ethnie.
Quelle rencontre marquante avec cet auteur… que des moments forts.
Dancers on the Shore / Danseurs sur le rivage
Jamais deux sans troisPrésentation de l’éditeur
Ces seize nouvelles décrivent les divers aspects de la vie des Noirs aux États-Unis dans les années 60.
Certains personnages réapparaissent au long du livre pour former une saisissante série de portraits.
William Melvin Kelley ne tente pas d’apporter une solution au racisme, mais s’intéresse plutôt à la portée universelle des expériences humaines.
Je suis tellement fascinée par cet auteur… en plus j’adore les nouvelles. Ainsi ce n’était pas une décision trop difficile pour tenter ce recueil.
Et j’en ressors une fois de plus éblouie par sa capacité de créer des univers tellement saisissants.
Ce qui m’a surtout fascinée – dans bon nombre de ces histoires, on ne sait même pas quel couleur de peau les protagonistes ont. Il arrive à faire des portraits de gens et le plaisir de lecture se définit par son talent de montrer tout plein d’aspect de vies, n’importe l’ethnie.
Quelle rencontre marquante avec cet auteur… que des moments forts.
_________________
Life is a lot like Jazz
Best when you improvise
George Gershwin
Re: William Melvin Kelley
/
Dem
Comme la maison d’édition le dit – une « fable satirique et mordante ».
Mes premières lectures de cet auteur m’ont à chaque fois enthousiasmées. Bien que le résumé m’a donné l’idée que cela pourrait se faire aussi avec ce roman, je suis restée en dehors du récit.
Bien que je dois dire que j’ai bien aimé jusqu’au moment où le personnage principal se met à la recherche du père de l’autre bébé. Cela devient lourd et montre seulement qu’il est lui-même trop faible et lâche de faire face à cette situation.
Je vais rester avec mes bonnes impressions des autres livres de William Melvin Kelley.
Dem
Présentation de l’éditeur
Mitchell Pierce, américain blanc bien sous tous rapports, ignore que son épouse Tam a pris un amant, et que ce dernier est afro-américain. Jusqu’au jour où Tam accouche de jumeaux, l’un blanc, et l’autre noir…
« Dem » se traduit par « eux », les Blancs d’Amérique. À travers cette fable satirique et mordante, William Melvin Kelley analyse les rapports sociaux de son pays, divisé en « frères ennemis », et nous livre une réflexion tristement intemporelle.
Dem a paru en France aux éditions du Castor Astral. Longtemps introuvable, le voici réédité dans une traduction revue.
Comme la maison d’édition le dit – une « fable satirique et mordante ».
Mes premières lectures de cet auteur m’ont à chaque fois enthousiasmées. Bien que le résumé m’a donné l’idée que cela pourrait se faire aussi avec ce roman, je suis restée en dehors du récit.
Bien que je dois dire que j’ai bien aimé jusqu’au moment où le personnage principal se met à la recherche du père de l’autre bébé. Cela devient lourd et montre seulement qu’il est lui-même trop faible et lâche de faire face à cette situation.
Je vais rester avec mes bonnes impressions des autres livres de William Melvin Kelley.
_________________
Life is a lot like Jazz
Best when you improvise
George Gershwin
Books en Stock :: Hey Billie Y'a quoi dans ta bibliothèque ? :: Littérature nord-américaine :: Auteurs nés avant 1941
Page 1 sur 1
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
|
|