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Octavio Paz

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Message par Arabella Jeu 12 Aoû - 21:10

Octavio Paz ( 1914-1998)




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Source Wikipédia

Octavio Paz, né le 31 mars 1914 à Mexico et mort le 19 avril 1998 (à 84 ans) dans la même ville, est un poète, essayiste et diplomate mexicain, lauréat du prix Nobel de littérature en 1990. 

Il est surtout connu pour ses poèmes et ses essais d'inspirations très diverses puis pour son engagement anti-fasciste, sa collaboration et sa création de plusieurs revues littéraires comme Vuelta (1976-1998).

Il est considéré comme l'un des plus grands poètes de langue espagnole du XXe siècle, et on a comparé son influence sur la littérature hispanique et mondiale à celle de Juan Ramón Jiménez, Vicente Huidobro, César Vallejo, Jorge Luis Borges, Gabriel García Márquez ou encore Pablo Neruda.

Paz est d'ascendance mexicaine par son père et espagnole par sa mère. Son grand-père paternel était aussi écrivain et précurseur du mouvement « indigéniste ». Sa bibliothèque très pourvue lui a permis, enfant, de se familiariser avec les civilisations préhispaniques. Son père, avocat et promoteur de la réforme agraire, était conseiller du révolutionnaire Emiliano Zapata auprès du mouvement ouvrier des États-Unis.

Lors de ses études à l'Université de Mexico, Paz entame une carrière littéraire fondant les revues Barandal en 1931 et Cahiers du val de Mexico en 1933, année où il publie son premier recueil de poèmes.

Résidant en Espagne lors de la guerre civile, il soutient la lutte des républicains et le combat antifasciste.

En 1938, il se marie avec l'écrivaine Elena Garro alors âgée de 17 ans. Le couple divorce en 1959. Il quitte la rédaction d'un journal ouvrier après la signature du pacte germano-soviétique en 1939 et rompt définitivement avec le parti communiste après l'assassinat de Trotski, l'année suivante.

En 1943, il part pour 2 ans aux États-Unis où il lit Ezra Pound, William Butler Yeats, T. S. Eliot et E. E. Cummings. Il y fait également la connaissance de William Carlos Williams et de Robert Frost.

Entré en 1945 dans la carrière diplomatique, il vit en France à partir de 1946. Il y fréquente les surréalistes et plus particulièrement André Breton et Benjamin Péret dont il devient un ami proche. Il revient vivre à Paris entre 1959 et 1962.

Entre 1955 et 1962, il est membre du comité commanditaire de la revue littéraire colombienne Mito, aux côtés de Vicente Aleixandre, Luis Cardoza y Aragón, Carlos Drummond de Andrade, León de Greiff, et Alfonso Reyes1.

Il est nommé ambassadeur du Mexique en Inde en 1962. Il travaille à l'ambassade de New Delhi en octobre 1968 lors de la répression par son gouvernement des étudiants de Tlatelolco durant les Jeux olympiques de Mexico. Il abandonne ce poste par la suite en signe de protestation. Entre-temps, il épouse, en secondes noces, la Française Marie-José Tramini à qui sont dédiés certains de ses plus beaux poèmes écrits sous le signe d'Eros dans Versant Est (Ladera Este, 1969).

Dans les années 1970, Paz s'engage contre la violence et l'oppression quelles qu'elles soient, prenant la défense d'auteurs comme Alexandre Soljenitsyne et critiquant ouvertement l'action des sandinistes au Nicaragua et des castristes à Cuba ce qui lui vaut le rejet, voire le mépris, d'une partie de l'intelligentsia de gauche même s'il est rejoint dans son combat par des personnalités comme Mario Vargas Llosa.

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Message par Arabella Jeu 12 Aoû - 21:12

Itinéraire


Dans ce bref essai paru en 1993, Octavio Paz, prix Nobel de littérature en 1990, revient sur son parcours de vie, et exprime ses opinions, ses points de vue, sur la démocratie, sur la politique, fait le bilan du XXe siècle en le replaçant dans une perspective historique.

Nous partons de Mixcoac, village proche de Mexico, dans lequel Octavio Paz a passé la plus grande partie de son enfance, dans la maison de son grand-père paternel. Puis, d'une manière discursive, nous suivons l'auteur dans ses différentes pérégrinations autour du monde : USA, l'Espagne, Paris, l'Inde où il a été ambassadeur de son pays etc. Il ne s'agit pas de faire du tourisme, il évoque plutôt des idées et des rencontres, qui sont celles d'intellectuels, de gens engagés politiquement, des écrivains. Avec qui il discute du monde tel qu'il est, ou tel qu'il devrait être.

Il plaide pour un enracinement dans une histoire, dans un territoire, tout en se faisant un défenseur convaincu des démocraties, dont il voit bien les limites et les dangers. Confronté à sa jeunesse aux totalitarismes, nazisme et communisme, il a très vite pris ses distances, en particulier avec ce dernier qui était le plus répandu parmi son milieu. Mais il est très critique vis-à-vis du capitalisme, du modèle sociétal qu'il prône, du conditionnement qu'il entraîne, d'une sorte de décérébration qu'il provoque chez le citoyen-consommateur. Des inégalités qu'il creuse partout dans le monde, qui entraîne inévitablement un risque d'explosion et de repli sur les valeurs traditionnelles les plus rétrogrades et intolérantes.

Octavio Paz face à tout cela, reste d'un optimiste modéré, tout n'est pas noir, et rien n'est perdu d'avance. L'histoire nous réserve toujours des surprises, et elles peuvent être bonnes, comme la chute du mur de Berlin. Mais il est un observateur lucide, sans complaisance, du monde tel qu'il est.
Ces analyses, sans être révolutionnaires dans leur contenu, et il rappelle qu'il n'est pas un spécialiste de la philosophie politique, sont de bon sens, et il est difficile de ne pas souscrire à une bonne partie d'entre elles, même si on peut en discuter tel ou tel point. Sa plume est par ailleurs magnifique, et ses description du village de son enfance, tel qu'il n'existe plus maintenant, absorbé par Mexico, est très belle. Toutes les rencontres qu'il a faites sont par ailleurs passionnantes, il a côtoyé plein de personnages emblématique du XXe siècle, et ce qu'il en dit n'est jamais banal.

Une lecture intéressante et stimulante.

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