Cécile Wajsbrot

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Cécile Wajsbrot

Message par kenavo le Mar 6 Déc - 19:13



Cécile Wajsbrot est une romancière, traductrice et essayiste française contemporaine.

Biographie
Cécile Wajsbrot est née à Paris en 1954. Elle travaille d'abord comme professeur agrégé de Lettres modernes avant de quitter l'Éducation nationale et de se lancer dans le journalisme free-lance et dans la traduction, métiers qui lui permettent d'écrire. Elle collabore aux revues Autrement, Les Nouvelles littéraires et Le Magazine littéraire.
Elle vit aujourd'hui tantôt à Paris, tantôt à Berlin.
Ses romans établissent une relation entre un passé difficile et des histoires individuelles fortes. Le silence et la souffrance de ses personnages résonnent en chaque lecteur.

source: wikipedia


Bibliographie

Romans
1982 Une vie à soi,
1993 Atlantique,
1995 Le Désir d'équateur,
1996 Mariane Klinger,
1997 La Trahison,
1998 Voyage à Saint-Thomas,
1999 Le Visiteur,
2001 Nation par Barbès,
2002 Nocturnes,
2002 Caspar-Friedrich-Strasse,
2005 Mémorial,
2007 Conversations avec le maître,
2008 L'île aux musées,
2013 Sentinelles,
2014 Totale éclipse,
2015 Berliner ensemble

Essais
1989 Violet Trefusis, biographie, préface de François Mitterrand,
1991 Europe centrale, avec Sébastien Reichmann,
1991 L'Histoire à la lettre, avec Jacques Hassoun,
1999 Pour la littérature,
2004 Beaune la Rolande,
2016 Une autobiographie allemande, avec Hélène Cixous

Traductions
1993 Les Vagues, Virginia Woolf,

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Re: Cécile Wajsbrot

Message par kenavo le Mar 6 Déc - 19:14

Cycle Haute Mer
Haute Mer est une série autour de l’œuvre, sa création comme sa réception. Chaque roman est consacré à un art différent : la musique (Conversations avec le maître) ; la peinture et la sculpture (L’Île aux musées) ; la vidéo (Sentinelles). L’art unifie les romans parus et à venir : les personnages principaux en sont des artistes fictifs dont Cécile Wajsbrot imagine l’univers et les œuvres, dans cet entre-deux qui semble gouverner sa vie comme son œuvre. Cécile Wajsbrot est en pleine écriture du suivant. Sans doute sera-t-il centré sur des images et des notes, interrogation oblique de l’écriture. Haute Mer est une navigation au long cours mais aussi une dérive, à la conquête du roman, défini comme « un espace à conquérir, une Amérique dont les frontières ne cessent de reculer ». Ce qui explique le choix de ce « titre métaphorique qui n’engage pas un contenu mais qui écarte la tentation de revenir au port ».
source


Et comme elle le dit elle-même dans la postface du livre Conversations avec le maître :

Ce roman est le premier d’une série autour de ce thème – l’œuvre d’art et sa réception. […]
Dans cette série de romans, je voudrais explorer la question de la création, prenant en compte, certes, le point de vue du créateur, mais aussi le point de vue des autres, ceux que nous sommes tous – auditeurs de musique, visiteurs de galeries ou d’expositions, et lecteurs.




Conversation avec le maître
Présentation de l’éditeur
Dans un café parisien, un homme d'une cinquantaine d'années, compositeur, fait signe à une jeune femme qu'il invite chez lui pour converser. Chaque après-midi, elle vient prendre le thé avec celui qu'elle appelle le maître. Ils parlent de musique, de solitude, de l'hostilité du monde qui les entoure. Leurs rencontres cesseront brutalement. Deux ans plus tard, un inconnu apprend à la jeune femme la disparition du musicien et lui demande de rassembler les souvenirs de ces conversations, tenues au fil de cet hiver où le tsunami fit tant de victimes.

Avant de commencer un livre de cette auteur, faudra se faire avec cette idée :

Vous avez dit quelque part que vous n’aimiez pas les romans romanesques. Quel est donc le genre de roman que vous écrivez ? Pouvez-vous caractériser votre méthode, votre style ?
« Pour moi un roman romanesque, ça veut dire un roman qui raconte simplement une histoire, et dans lequel l’action est le plus important. Ce que j’essaie de faire c’est de faire des romans, j’appellerais ça ‘romans littéraires’. C’est-à-dire où il y a à la fois un contenu et un travail sur la forme qui ne soit pas quelque chose d’expérimental, dans le sens où je ne cherche pas à écrire des choses où seule l’écriture compte, mais qui ne soient pas non plus comme les romans traditionnels ou académiques avec un déroulement simple. C’est un peu difficile à expliquer parce que c’est un peu difficile à faire aussi. A chaque fois que je commence un roman je me pose la question de la forme et à chaque fois j’essaie de trouver une forme qui corresponde au contenu. »
source et suite

Ainsi on se retrouve dans un étrange univers. Roman, certes, mais pas du genre ‘habituel’

Beaucoup d’idées, des dialogues autour de la musique (puisque ce volet est consacré à cet art), mais en quelque sorte le lecteur « atterrit » dans une situation et reçoit très peu d’indices pour concrétiser les personnages. Le plus important reste les pensées de la personne principale et ses conversations avec le maître.

Bien que ce ne sont pas trop des conversations, plutôt des ‘monologues’ d’un musicien :

Il manque l’événement, disait le maître, malgré noter difficulté de vivre, malgré tous les malheurs. J’ai essayé Tien’anmen, la Bosnie, le Soudan, le Rwanda, j’ai essayé les massacres des villages d’Algérie, j’ai essayé l’Intifada, le Cambodge, l’Iran, à chaque fermeture des frontières, à chaque invasion armée, j’espérais mais ma musique se perdait dans le fracas des chars et des bombardiers, trop de bruit, pas assez de sons, une confusion dont il ne sortait rien, tant de morts inutiles.
Je vous choque, disait-il, je vous donne l’impression de ne penser qu’à moi, à mon œuvre, de ne pas avoir de cœur mais je garde mon cœur pour composer, Vous ne pouvez pas comprendre, vous ignorez ce qu’est l’art.

[...]
Voyez-vous, disait le maître, la musique porte plus que d’autres arts l’expression de la catastrophe. Vous qui pensez qu’elle ne parle de rien, regardez le nombre d’œuvres musicale3s qui font référence à la guerre, de tout temps, certes, mais surtout au XXe siècle. Pourquoi la musique plus que la littérature ou la peinture ? À cause de son caractère immatériel, vous ne pouvez rien saisir, vous ne pouvez pas le toucher comme vous pouvez toucher une toile ou un livre, vous ne pouvez que vous laisser envahir, comme dans la guerre, c’est une question de vie et de mort, comme dans la catastrophe, car il s’agit du corps, vous ne percevez la musique que par le corps, et le corps éprouve tout des évènements qui nous encerclent, et quand le corps ne se défend pas, il enregistre et restitue. Nous pouvons fermer les yeux mais pas les oreilles. Ainsi nous sommes ouverts au monde acoustique par force. Souvent, il nous agresse, on se plaint qu’il y a trop de bruit et trop peu de silence, mais il y a aussi ce qui nous charme, ce qui nous enrichit, les voix que nous aimons, les bruits qui nous avertissent d’un danger.

J’étais pendant longtemps réticent de lire ce livre, parce qu’il y aussi le sujet du Tsunami du 26/12/2004 et je me méfiais un peu de cela. Mais j’aurais dû être plus rassurée de son talent. Elle maitrise très bien d’intégrer cet événement dans le roman. Et j’ai ajouté à sa bibliographie aussi sa traduction de Virginia Woolf, Les Vagues, qu’elle cite dans une interview que j’ai vue d’elle sur Dailymotion. Ce sujet lui est important, ainsi elle a aussi nommé ce cycle Haute Mer.
Et puisqu’il y en a eu depuis tous les temps, on peut s’imaginer que l’origine de cette œuvre d’art est en fin de compte aussi une vague d’un tsunami…



J’écoute une musique paisible dont j’imagine celle du maître proche. Le morceau s’appelle White Landscapes et il est inspiré par trois tableaux décrivant un paysage de neige. Il se compose de trois mouvements courts, « Divination par la neige », « Calme dans la neige » et « Disparition de la neige ». Originellement écrits pour un trio comprenant une flûte, une harpe, un basson, ils sont interprétés à la flûte, à la harpe et au violoncelle. La harpe évoque la neige, j’aime la lenteur des mouvements et la simplicité de la mélodie sous-tendue par les cordes, l’absence de complexité apparente. C’est une musique de Takashi Yoshimatsu, ses concertos portent des noms de fleurs, les morceaux parlent d’oiseaux…


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Re: Cécile Wajsbrot

Message par kenavo le Mar 6 Déc - 19:15


L’île aux musées
Présentation de l’éditeur
Entre l'île aux Musées à Berlin, et le jardin de Tuileries, à Paris, deux couples se déchirent et se séparent le temps d'un week-end... Durant cette période de transition, les voix énigmatiques de statues s'élèvent pour évoquer l'histoire des lieux chargés d'art et de tragédies. S'y mêlent celles, réelles, des personnages. Au milieu d'une foule indifférente et des traces de décombres se tissent peu à peu des liens personnels qui conduiront à la réconciliation.

Grand, grand coup de cœur pour ce livre.
Plus que ce que la 4e de couverture inspire, il ne s’agit pas pour autant d’une histoire de « relations », mais comme toujours chez Cécile Wajsbrot, elle crée un cadre pour pouvoir poser son ‘vrai’ livre.

2e volet du cycle Haute Mer, il y a la sculpture au milieu de ce livre. Mais aussi la peinture avec un des personnages qui est peintre.
Mais ce sont surtout des sculptures qu’elle nomme, et il y en a toute une série, j’ai eu des problèmes de ne vous montrer qu’une, j’aurais envie de les intégrer tous dans ce commentaire, tellement elle a bien choisi ces œuvres dont elle parle.

Mais plus que parler des sculptures, elle leur donne une voix, un chœur commun, un « nous » qui montre une vue des sculptures sur les humains. C’est bluffant et très perspicace. En plus qu’ils donnent beaucoup de détails historiques, surtout lors des parties à Berlin, sur l’île des musées.

Il faut s’habituer tout au long de ce livre à trouver qui est en train de parler, Cécile Wajsbrot donne la parole à quatre personnes, deux femmes, deux hommes, deux à Berlin, deux à Paris et en plus les sculptures qui s’entremêlent. Elle change de lieu et de personne parlant aussi vite, en cours de quelques paragraphes… mais après quelques pages on s’y habitue et s’est un énorme plaisir de plonger dans cette « vague »… sublime !!



Henri Vidal, Caïn venant de tuer son frère Abel



La main droite couvre presque entièrement son visage. Veut-il ne plus voir ou ne plus être vu ? On le regarde, pourtant, et en le regardant, on ne peut s’empêcher de se demander quelle main a tué. Celle qui est le long du corps et paraît impuissante ou celle qui cache le visage et semble avoir honte ? Les deux ?
Est-ce le crime qui l’afflige ou le châtiment ?
Tu seras un errant parcourant la terre, dit Yahvé.
Est-il besoin d’une voix divine pour appeler, où est ton frère Abel ? Est-il besoin qu’une voix s’exclame, qu’as-tu fait ! N’est-ce pas la voix intérieure qui surgit et assaille le criminel dégrisé, revenu à la réalité lorsqu’il est trop tard ?
C’est le moment d’après, juste après. Caïn se cache le visage pour ne pas voir ce qu’il a fait, pour ne pas voir Abel qui gît à ses pieds, Abel qui n’est pas représenté – le socle est vide mais ce vide et les yeux cachés parlent plus que tout regard, que toute présence.
Un errant parcourant la terre – qui essaie déjà de fuir loin du crime, même s’il sait toute fuite inutile puisque l’image qu’il souhaiterait effacer en se couvrant le visage ne s’efface pas. Avant toute condamnation il s’est lui-même condamné.
Errant sur la terre, et n’ayant plus le droit de cultiver le sol, il invente la ville, cet espace où la terre est recouverte, où l’horizon est de bois et de pierre, c’est là qu’il veut vivre ou plutôt qu’il peut vivre – la ville cache le crime.
Depuis vingt-cinq ans, la statue habite le jardin des Tuileries – ni tout à fait la ville ni tout à fait les champs, un entre-deux où peut-être comme les passants qui vont et viennent, il se reposerait enfin. Mais le jardin aussi lui est interdit – ses parents ont déjà été chassés du paradis.

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Re: Cécile Wajsbrot

Message par kenavo le Mar 6 Déc - 19:15


Sentinelles
Présentation de l’éditeur
Conversations un soir de vernissage à Beaubourg ; l'exposition est consacrée à un vidéaste. Les invités se croisent, s'évaluent, superficiels, ironiques. Il y a aussi l'artiste, une amie, un admirateur, et d'autres - figures d'un théâtre d'ombres. Devant les écrans de contrôle, quelqu'un veille. Mais il suffit d'un incident technique pour faire déraper la soirée. Le monde réel vacille, s'efface, une autre réalité apparaît.

- La vidéo est un art narcissique.
- Ont dit certains.
- Ont pratiqué certains.


Je n’ai pas plus d’affinités pour l’art vidéo que pour la composition en musique, au contraire, encore moins. Et je n’aurais probablement pas opté de lire ce livre, si ce n’était le 3e volet du cycle Haute Mer dans lequel je suis depuis quelques jours immergée !

La rencontre n’était pas mal, mais ne m’inspire pas non plus de longs éloges.

J’aime bien son approche de nous montrer aussi bien un peu « l’histoire » de cet art, tout léger, en passant, très informatif, que le cercle de gens qui se rendent aux vernissages. Ils sont assez bien montrés par les dialogues dont elle nous fait auditeur.

D’ailleurs, tout le livre n’est que dialogue, sans qu’on sache toujours qui parle. De ce côté elle donne en effet un peu de « travail » au lecteur.
Mais je dois dire que je ressors avec quelques bonnes vues sur cet art et même si je ne vais pas en devenir fan, je vais certainement m’y intéresser de temps en temps.

Tout comme pour les sculptures, elle donne pas mal de références. Mais contrairement aux peintures et sculptures qu’on peut assez facilement trouver sur le net, cela n’est pas la même chose pour les vidéos… en voici une que j’ai trouvé et qui passe pas mal Wink


Gillian McIver, The First Experimental City



- Des images travaillées, des couleurs saturées, accusées, irréelles.
- Un texte des années cinquante, Ivan Chtcheglov – un texte sur l’urbanisme.



Illustration de couverture :
Daniel Pommereulle,
Objet de prémonition, 1974-1975
Pot de peinture, lames de scalpels, lames en acier, feuilles de plomb et peinture
61 x 41,5 x 36 cm
Photographie: Rurik Dmitrienko
Courtesy Galerie Christophe Gaillard
©️ Adagp, Paris, 2013

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Re: Cécile Wajsbrot

Message par kenavo le Mar 6 Déc - 19:16


Totale Eclipse
Présentation de l’éditeur
À Paris, dans le café où elle a l'habitude d'aller, la narratrice entend une chanson qui la plonge dans le souvenir d'une histoire, le souvenir de sentiments auxquels elle croyait avoir renoncé. Photographe, elle est aussi dans un moment de perte d'inspiration. Une rencontre imprévue la replonge dans les affres de l'amour, en même temps qu'elle lui ouvre de nouvelles pistes de réflexions artistiques. La création et la vie se mêlent, l'une servant l'autre. Mais l'équilibre ne risque-t-il pas de s'inverser en cours de route ?

Cette photographe, en manque d’inspiration, se laisse guider par des chansons qui forment une certaine biographie de sa vie… et elle ouvre son juke-box personnel pour le lecteur.
Chaque chapitre porte comme titre une chanson. On y retrouve du Leonard Cohen, Bob Dylan, Joan Baez, Bruce Springsteen, Patti Smith, Radiohead et plein d’autres.
À partir de ces chansons/les albums sur lesquels elles se trouvaient, elle raconte des anecdotes de sa vie, mais surtout aussi de la vie des chanteurs.

Le jour après que j’ai découvert cette image de John Hillard,


je découvre chez Cécile Wajsbrot que Leonard Cohen a donné à une de ses chansons le titre « Famous blue raincoat » (fameux imperméable bleu). Impossible de ne pas voir apparaître cette image de Hillard dans ma tête, bien que l’habit dans cette image n’est pas bleu du tout. Mais à partir de maintenant ces deux vont exister comme pair dans ma tête.

Et voilà aussi un peu ce qui se passe dans ce livre. La narratrice saute parfois du coq à l’âne, mais il y a une suite logique dans ses pensées… c’est simplement l’auteur qui adore emmener son lecteur pour un voyage dans les synapses de sa tête.
Je peux comprendre qu’il y a des lecteurs qui n’aiment pas du tout un tel texte, moi j’adore. En plus à partir d’un certain moment c’est moi qui commence de ‘sortir’ du livre pour aboutir à d’autres idées.

p.ex. elle dit à un moment donné que « Personne » est un mot étrange… ce qui me fait penser à ce mot. Et en effet, dans toutes les langues que je connais, il y a deux mots pour désigner Personne=un être humain et personne=aucun. Surtout en anglais c’est le plus marquant : Somebody (quelqu’un, some-body= un corps) et Nobody (aucun, no-body=pas de corps).

Ainsi cette lecture n’était pas seulement un voyage dans plein de mots, images, chansons que Cécile Wajsbrot a décrit, mais par la suite une continuation dans mes propres prolongements. Réjouissant !


Extrait

« Quand la réalité devient trop cruelle, trop dure, je choisis un morceau que j'aime et je plonge dans un océan familier, les guitares électriques, la batterie soulignent le rythme de ma nage, rien d'autre n'existe, ni ceux qui m'ont blessée ni ceux qui pourraient adoucir le sort, rien que la voix de quelqu'un qui me raconte sa vie, une histoire qu'il ou elle a vécue, ou qu'un ami, une amie lui a racontée, une scène à laquelle il ou elle a assisté. »




chanson d’hommage à Amy Winehouse

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Re: Cécile Wajsbrot

Message par kenavo le Mar 6 Déc - 19:16


La Trahison
Présentation de l’éditeur
" Que faisiez-vous pendant la guerre? " Louis Mérian ne sait que répondre à la question d'Ariane. Encore cette guerre, cinquante ans après? Le célèbre animateur de radio n'a rien fait, ni de mal ni de bien. Quand soudain remonte un souvenir d'une incroyable force : Sarah. Ariane Desprats, qui prépare une émission sur l'histoire de la radio, n'a pas connu cette guerre. Mais de nombreux membres de sa famille ont disparu dans les camps- et pèse, sur sa vie, le silence de tout un pays.

Cette auteure dispose d’un certain « je ne sais quoi » et elle m’enchante à chaque tour.
Son écriture est facile d’accès et on se retrouve vite au centre de ses récits. Des histoires diversifiées qu’on peut supposer que chaque lecteur peut trouver son compte. Autant que j’aime bien me retrouver avec des mondes connus (cf Modiano, Antunes), autant j’aime si un auteur m’embarque avec chaque nouveau livre dans un univers différent.

Dans La Trahison on se retrouve avec le sujet du traitement des événements sous le régime de Vichy dans les années 40. Après la fin de la guerre, l’oubli collectif semble fonctionner à merveille.
C’est aussi le cas pour notre ‘héros’ Louis Mérian. Jusqu’au jour où cette journaliste entre dans sa vie et rien que par le fait qu’elle ressemble à quelqu’un qu’il avait oublié, elle va faire remonter ces souvenirs lointains et changer du jour au lendemain sa vie.
Se voir confronté avec son passé, Louis Mérian ne va plus choisir la voie facile…

Non, ce livre n’est pas lourd ou plein de mauvais sentiments. Cécile Wajsbrot a réussi de montrer la transformation d’idées à partir du moment qu’on est prêt de se livrer à son passé.

Une fois de plus j’ai adoré ma rencontre avec un de ses livres… j’en suis fan… et je le reste.



tampons ayant servi à la fabrication de faux papiers par la résistance juive

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