Richard Yates

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Message par kenavo le Dim 1 Jan - 8:02

Richard Yates A190

Richard Yates (1926 - 1992) était un auteur et essayiste américain.

Il s’est fait un nom comme chroniquer de banlieues américaines des années 50 et 60. Ses œuvres sont comparés à ceux de J. D. Salinger, John Updike et John Cheever.

Yates a écrit pendant toute sa vie, il a commencé comme journaliste, plus tard il travaillait comme Ghostwriter indépendant (entre autre pour le sénateur Robert Kennedy) et se faisait une vie avec des travaux comme instituteur mal payés.

Sa carrière comme romancier commençait 1961 avec Revolutionary Road (Le fenêtre panoramique). Bien que son premier roman fut fêté, Richard Yates tombait fin des années 60 dans l’oubli. Quand il décédait seul quelques uns de ses romans étaient encore en impression. Depuis quelques années il est redécouvert.

Revolutionary Road est aujourd’hui considéré comme un classique moderne de la littérature américaine et ses nouvelles sont comptés dans les meilleures du 20e siècle.


Source: Wikipedia.de



Considéré comme le père spirituel de Raymond Carver, d’André Dubus ou encore de Richard Ford, Richard Yates n’est pas seulement le grand auteur de nouvelles que son recueil «Onze Histoires de solitude» a révélé au public français. C’est aussi un romancier qui, au fil de son œuvre, a tracé un portrait doux-amer des États-Unis de la seconde moitié du XXe siècle, digne pendant à sa façon du célèbre «Babbit» de Sinclair Lewis. La publication complète de ses nouvelles a été un événement dans son pays, qui le reconnaît enfin comme l’un des maîtres de la littérature américaine contemporaine.


Source : Editeur



Bibliographie
1961 Revolutionary Road / La Fenêtre panoramique
1962 Eleven Kinds of Loneliness / Onze Histoires de Solitude
1969 A Special Providence / Un destin d’exception
1975 Disturbing the Peace / Fauteur de troubes
1976 Easter Parade / Easter parade
1978 Uncollected stories / Un dernier moment de folie, nouvelles oubliées
1978 A Good School / Une bonne école
1981 Liars in Love / Menteurs amoureux
1984 Young Hearts Crying – pas encore traduit
1986 Cold Spring Harbor / Un été à Cold Spring


Dernière édition par kenavo le Ven 2 Fév - 4:52, édité 1 fois

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Message par kenavo le Dim 1 Jan - 8:09

Richard Yates A192 / Richard Yates Aa56
Revolutionary Road / La fenêtre panoramique
Présentation de l'éditeur
April et Frank Wheeler forment un jeune ménage américain comme il y en a tant: ils s’efforcent de voir la vie à travers la fenêtre panoramique du pavillon qu’ils ont fait construire dans la banlieue new-yorkaise. Frank prend chaque jour le train pour aller travailler à New York dans le service de publicité d’une grande entreprise de machines électroniques, mais, comme April, il se persuade qu’il est différent de tous ces petits-bourgeois au milieu desquels ils sont obligés de vivre. Certains qu’un jour, leur vie changera… Mais les années passent sans leur apporter les satisfactions d’orgueil qu’ils espéraient. S’aiment-ils vraiment? Jouent-ils à s’aimer? Se haïssent-ils sans se l’avouer?… Le jour où leur échec social devient évident, le drame éclate.
Mon rapprochement à la littérature américaine s’est fait avec John Updike à l’âge de… 16-17 ans.. il m’a ouvert les portes des banlieues américaines. Et il était aussi mon guide pour trouver mes autres auteurs américains.

Richard Yates était un des derniers que j’ai découvert – et quel était mon étonnement de constater qu’il a déjà décrit ces mondes de petites bourgeoisies qui étaient les aires de jeux favoris d’Updike et Richard Ford – mais bien avant eux.

Avec Richard Yates on se retrouve dans l’Amérique des années 50.

Et c’est extraordinaire ce qu’il décrit – parce ce que c’est tout simplement « ordinaire ». On fait la connaissance du quotidien d’April et Frank Wheeler et il n’y a vraiment pas « d’action » à part que ce flot de jours semblables comporte un danger dont les deux personnes ne se rendent pas compte..

Une écriture qui donne envie de se plonger pendant de longues pages dans cet univers à part et un auteur à découvrir.

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Message par Epi le Dim 1 Jan - 15:58

La fenêtre panoramique

Les années 50, une Amérique conformiste, un jeune couple avec deux enfants dans une banlieue proprette. Frank travaille à Manhattan dans un bureau où il s’ennuie toute la journée, April est femme au foyer. Tous deux ont de l’ambition et méprisent cette vie qui leur paraît étriquée et ne leur fait pas justice.

Peu à peu, ce couple qu’on devine dès le début pas très uni ni même très aimant va se désintégrer sous nos yeux jusqu’à un point de non retour.

Frank est un homme égoïste, j’ai envie de dire même, exécrable, qui ne sait pas ce qu’il veut vraiment. Il se croit destiné à de grandes choses et sa vie présente ne le satisfait pas, il clame haut et fort qu’un jour, il pourra enfin se réaliser pleinement, mais pas ici, pas maintenant.

Lorsque April, qui aspire elle aussi à une vie plus riche, imagine une installation à Paris où elle pourrait travailler et subvenir aux besoins de la famille afin que Frank puisse avoir la chance de trouver sa voie, celui-ci n’est pas très enthousiaste. Il accepte le projet mais ne fait jamais rien pour l’avancer et le concrétiser et boude sa femme parce qu’elle entreprend les démarches nécessaires.
En vérité, Frank est mort de peur, il panique. April lui offre une chance dont il ne saurait que faire, parce qu’il est lâche et qu'il sait qu’il n’est pas à la hauteur de son rêve.

L’opportunité d’un nouveau poste dans son entreprise et la grossesse d’April lui fournissent de bons prétextes pour annuler le projet. Après beaucoup de disputes et de sous-entendus pas très honnêtes, il parvient encore une fois, à convaincre April de ne pas avorter et de garder l’enfant alors qu’il n’est pas lui-même convaincu de le vouloir.

Il peut ainsi continuer cette vie qu’il juge médiocre sans culpabiliser et sans avoir à reconnaître sa propre médiocrité. Il n’est bon qu’à imaginer des conversations avec April où il est brillant et convaincant, où sa femme l’admirerait et le féliciterait. Face à April pourtant son discours est tout autre.
Ils jouent un rôle tous les deux, mais l’un contre l’autre, jamais ensemble.

La fin est logique même si elle peut paraître extrême mais j’ai regretté qu’April en fasse les frais et que Frank s’en sorte finalement bien.

Ce que j'ai regretté aussi c’est qu’on n’ait pratiquement jamais accès aux pensées d’April. Tout est raconté du point de vue de Frank. Alors, j’ai perçu au début April comme une personne froide, un peu effacée, pas très sûre d’elle et soumise à son mari. Seulement plus tard, j’ai compris que ce n’était pas le cas, on ne lui a pas laissé la chance de s’exprimer vraiment. Toute la place est prise par Frank, pourtant, on a l’impression que l’auteur a beaucoup plus de sympathie pour April.

Alors que les personnages principaux apparaissent plutôt antipathiques, j’ai trouvé très intéressant celui de John Givings, le fils de leur voisine et agent immobilier, interné parce que jugé trop instable. Il est celui qui ne se voile pas la face, qui a le courage de dire ce qu’il en est, il choque en questionnant sans détours Frank et April sur leur vie et en apportant lui-même les réponses que personne n’aime entendre parce qu’il voit juste.
Tout est là en fait. Il dit simplement le mensonge qu’est leur vie et leur couple.

C’est une histoire sombre et triste, l’atmosphère est tendue dès le début mais R. Yates n’en fait jamais trop, il vise juste là où ça fait mal, par petites touches, il nous amène lentement à voir ce qui se cache derrière les apparences.



C’est un livre fascinant. Yates décrit parfaitement toute la complexité de ses personnages sans jamais lasser. Il dénonce les travers et l’hypocrisie d’une société prise au piège du rêve américain où tout paraît possible. On ne les aime pas beaucoup ces personnages mais il se crée néanmoins une sorte de sympathie entre eux et le lecteur.

Une excellente lecture et la découverte pour moi d’un auteur que j’aimerais mieux connaître.

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Message par Epi le Dim 1 Jan - 16:01

Il semblerait que j'aie également lu Young Hearts Crying (pas traduit en français) puisqu'il est classé dans les livres lus mais je n'en ai absolument aucun souvenir à tel point que je me demande s'il n'a pas été rangé là par erreur scratch

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Message par kenavo le Dim 1 Jan - 17:31

Richard Yates est toujours une bonne idée... aussi en relecture Wink

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Message par Epi le Dim 1 Jan - 18:26

A un moment, je vais le (re)lire et je devrais être fixée Wink

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Message par Aeriale le Dim 5 Mar - 16:52

-Easter parade-


Richard Yates Index_38



Un roman qui laisse un sentiment doux-amer, porté par une écriture simple et concise: l'histoire de deux soeurs élevées par une mère capricieuse, un tantinet dépressive, qui rêve de réussite sociale mais ne peut s'en offrir que les apparences. Elles ne voient pas souvent leur père, séparé de sa femme, et simple préparateur de copie dans un grand quotidien. Sarah est sa préférée. Plus docile, plus jolie, elle satisfait les ambitions de sa mère en épousant son voisin anglais qu'elle imagine aisé. Emily plus indépendante, se démarquera de son aînée en choisissant de rentrer à l'université.

Comment deux soeurs antinomiques et optant pour des choix de vie radicalement différents parviendront 'elles chacune à leur façon à se louper? Entre réalisation personnelle ou accomplissement familial, Yates nous retrace au travers du regard d'Emily leur parcours parfois chaotique. Espoirs déçus, amours ratés, prises de conscience tardives derrière les images factices. On tente de cacher les travers d'un côté, on veut croire à la réussite de l'autre, mais la réalité finit toujours par rattraper l'illusion.

C'est à la fois triste et lucide, on sent poindre tout le pessimisme de l'auteur dans cette chronique de vies ordinaires où les faux semblants s'écroulent sous le poids du quotidien. On reste sur cette phrase plus que lapidaire de l'héroïne à la toute fin du livre :" Tu sais le plus drôle ? J'ai presque cinquante ans et je n'ai jamais rien compris de toute ma vie." Mais quel art pour décrire l'ironie de cette vie. Brillant!
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Message par Queenie le Dim 5 Mar - 19:30

J'ai un Richard Yates dans ma PAL, faudrait que j'essaye un jour.

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Et, du monde indistinct des rêves, là où se terrent les secrets mystiques, une réponse surgit.
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Message par Arabella le Dim 5 Mar - 20:19

La fenêtre panoramique

L'histoire d'un couple, qui ne fonctionne pas bien sans que l'on sache vraiment pourquoi. April et Frank, sont jeunes, intelligents, peut être pas riches mais à l'aise. Mais ils n'ont pas le sentiment de bonheur. Et surtout la sensation de ne pas être tout à fait comme tout le monde, de pouvoir vivre la même vie que la plupart des leurs concitoyens ou alors au prix d'abandonner quelque chose d'essentiel, d'authentique, ne pas être eux-même, juste des pantins qui imitent les autres. April fait la tentative de faire partie d'une troupe de théâtre, après l'échec de cette expérience, elle propose de partir en France, essayer une autre façon de vivre. Frank semble soutenir sa femme dans ses initiatives pour changer leur façon de vivre, mais en même temps n'est jamais moteur dans ces éventuels changements, il ne fait que les imaginer. Et lorsqu'on lui propose dans son travail, qu'il dénigre pourtant jusque là, une promotion, une reconnaissance, de genre de celles qui auraient rendues son père heureux, malgré tout son soit disant esprit rebelle, il se précipite pour rentrer à fond dans une vie conventionnelle. Sa femme ne pourra ou ne voudra le suivre dans ce choix de vie.

Difficile de dire pourquoi un livre est réussi et un autre pas sur le même thème. J'ai vraiment apprécié la façon dont Richard Yates décrivait ce couple, à petites touches, à des moments clés de leurs vies. Et aussi la façon dont il dressait toute la galerie de personnages de leur entourage, ce qui permettait aussi de mieux caractériser les deux personnages principaux. Frank est vraiment presque effrayant, dans sa façon d'ignorer les sentiments des autres, que ce soit de sa femme, ou de Maureen avec qui il a une aventure. April est un peu plus mystérieuse, puisque l'auteur ne nous livre pas ses pensés comme il le fait avec Frank, ou d'autres personnages, on a sans doute donc plus tendance à projeter sur elle. J'ai été prise pas cette lecture, cette situation de crise, dont on sent que l'issue ne pourra être heureuse. Richard Yates a un univers et une écriture fortes et denses, qui me donnent envie de continuer à explorer cette oeuvre.

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Message par darkanny le Dim 5 Mar - 21:10



Richard Yates Ae173

Le moins qu'on puisse dire c'est que Richard Yates ne nous décrit pas là un monde de vainqueurs , on est loin du bling bling.

"Onze histoires de solitude" où la solitude n'est pas celle à laquelle on peut s'attendre avec tous les clichés habituels , les personnages ne sont pas seuls au sens physique de terme , ils sont soit en couple , soit sur le point de l'être , ils ont quelques amis , ils travaillent , il sortent un peu , ne sont pas incultes alors qu'est-ce qui cloche ?

Tout ou presque , la vie de couple est étouffante et peut se résumer à une suite de rituels complètement insipides .

Au travail , les personnages de ces nouvelles occupent des emplois subalternes dans des domaines à périr d'ennui (compagnies d'assurances , journaux à tirage réduit .....), les collègues sont tous des clones qui eux aussi sont enfermés dans une routine rythmée par l'alternance des pauses , des matchs de box dans un bar le vendredi soir et le retour dans leur foyer morose le soir .

Solitude des êtres surtout à partir du moment où ceux ci nourrissent quelques rêves bien compréhensibles pour se sortir de cette absurdité quotidienne, quand ils décident soudain de devenir écrivain , de cotoyer un pianiste de jazz promis à un certain succès , de s'intégrer à une classe , de sortir enfin de l'hopital guéri ......et que tout foire lamentablement et que l'on revient vite à la case départ.

Peu d'espoir en tous cas d'échapper à tout ça , et les efforts pour y parvenir en deviennent pathétiques .

J'avais vu "Les noces rebelles" , adaptation filmée d'un de ses livres où l'on retrouve à travers la chute d'un couple , ce thème de la solitude et de la difficulté de communiquer , je suis très sensible à ce thème , donc je pense très vite lire "La fenêtre panoramique".
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Message par darkanny le Dim 5 Mar - 21:15


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Richard Yates 13815712

Easter parade

La parade de printemps est un événement culturel américain informel qui a lieu la veille du lundi de Pâques.
Ce jour-là, les participants se parent de leurs plus beaux atours et défilent dans la rue principale de la ville.

Il ne sera pas question longtemps de parade dans le livre, je dirais même qu'on s'en éloigne au fur et à mesure des pages pour un univers que connaît bien Richard Yates et qu'il décrit à merveille.
L'histoire de deux soeurs, on traverse leur existence respective, de l'enfance vite escamotée ainsi que l'adolescence, pour plonger dans la vie d'adulte et tout ce qui l'accompagne: désillusion, routine, compromis, mais joies également aussi éphémères qu'elles soient.
Emily et Sarah sont radicalement différentes et emprunteront des chemins opposés mais se retrouveront en fin de parcours si je puis dire, pour le meilleur et pour le pire.....le pire l'emportant.

Comment parler d'un livre qui dit tout ?
Une grande et profonde réflexion sur l'existence, voilà ce que j'en retiens avec le ton si personnel de l'auteur qui empêche de sombrer dans le pathos ou le pessimisme à outrance.
Il n'y a guère que Paula Fox qui me fait ressentir les choses d'aussi près.

Je suis convaincue par cet auteur, c'est le troisième livre que je lis, mon intérêt ne faiblit pas.
Au contraire, je me demande bien ce que je vais lire ensuite, car c'est une lecture qui marque, et pourtant rien de spécialement original y est présenté.
C'est tout l'art de Richard Yates, nous faire pénétrer dans un univers assez banal, mais on en ressort tout chamboulé.
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Message par kenavo le Lun 6 Mar - 5:48

@Queenie a écrit:J'ai un Richard Yates dans ma PAL, faudrait que j'essaye un jour.
oui... je pense qu'il pourrait te plaire

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Message par kenavo le Ven 2 Fév - 4:59

Richard Yates A418 / Richard Yates Aa229
A Good School / Une bonne école
Présentation de l’éditeur
Septembre 1941, Connecticut. À la Dorset Academy, un campus sélect tout de vieilles pierres et de pelouses géantes, on entend former les fils de la haute bourgeoisie – parents et enseignants répètent à l'envi que c'est une " bonne école ". Pourtant, à son arrivée à l'internat, William Grove découvre l'envers du décor : lui, le fils nerveux d'un couple divorcé, se retrouve projeté dans un climat de " libido à l'état pur ", où les garçons les plus populaires règnent en maîtres. Même les professeurs ressemblent à des lions en cage – en particulier Jack Draper, invalidé par la polio, témoin impuissant de la liaison qu'entretiennent au grand jour sa femme et le prof de français. Et puis il y a Edith Stone, le fantasme de tous les élèves, qui est prête à vivre son premier amour...

Avec ce roman choral, Yates signe une chronique de ses années de jeunesse, jetant un regard attendri sur les petites et grandes humiliations de l'adolescence, sur cette drôle d'école où il apprit à devenir un homme, avant de partir au combat.

" La voix de Richard Yates est si généreuse dans sa volonté de pardonner à chacun ses faiblesses, que d'autres écrivains, comme Richard Ford ou moi, ont cherché à l'imiter. "
Stewart O'Nan
De temps en temps je jette un œil sur les traductions des livres de Richard Yates. J’avais raté cette publication en octobre 2017 mais je suis contente qu’on l’ait enfin traduit. Il reste à l’instant donc seulement encore un, Young Hearts Crying, dont j’espère une version française pour bientôt. Ainsi l’œuvre complète de cet auteur sera disponible et je m’en réjouis. Il fait partie de mes auteurs favoris et je pense qu’on peut trouver son plaisir dans chacun de ses livres.

Une bonne école est probablement celui de ces œuvres qui est un peu à part du reste de son travail.
Tout d’abord il donne la voix à plusieurs personnes, ainsi La Dorset Academy devient un chœur devant le lecteur qui reçoit une vue d’ensemble sur cet univers scolaire.

Aussi bien élèves qu’enseignants (parfois aussi leurs femmes) prennent parole et ainsi l’internat et la vie sur campus est montré sous différents angles. Au début, tout se passe comme dans tant d’autres romans de ce genre. Mais il faut jeter un œil aux années des événements. Pearl Harbor et l’entrée en guerre des Etats-Unis forment le décor de fond. Les jeunes garçons savent ce qui les attend. Dès leur 18ème anniversaire l’armée sera leur chemin à prendre…

On pourrait dire qu’il s’agit ici « des derniers jours d’innocence » et pour la plupart ils ne savent vraiment pas ce qui les attend. Cette école ne se trouve non seulement éloignée de toutes les grandes villes, mais leurs vies prennent par moment un air d’ignorance de la réalité qui les attend.

Si on aime Richard Yates on va passer un très bon moment avec ce livre…

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Message par darkanny le Jeu 19 Avr - 12:58

Richard Yates A755

Comme à chaque fois que je lis cet auteur, je sais que je suis entre de bonnes mains.

Un destin d'exception est le récit de Bobby et de sa mère, la première partie relate des fais de guerre. Bobby est envoyé en Europe à la fin de la 2ème guerre mondiale après le débarquement, les alliés luttant encore pour parer notamment à la contre offensive des allemands dans les Ardennes.
Les américains avancent difficilement pour neutraliser les dernières poches ennemies jusqu'en Alsace.

Bobby s'y révélera un piètre soldat, gauche, avide d'une reconnaissance qui ne viendra jamais, à force d'accumuler des bourdes dont ses supérieurs et collègues s'irriteront constamment.

Cette soif de reconnaissance, on la comprendra grâce à la deuxième partie en flash back du livre où son éducation par une mère divorcée, sculptrice assez peu consciente de ses limites, va faire de lui un garçon peu sûr de lui, exclus par ses camarades, adulé par sa mère, dépassée par ses problèmes matériels.

Ce deuxième chapitre nous éclaire sur ce parcours familial bancal, le contraire d'un nid douillet, parsemé de rencontres illusoires et décevantes, tout à fait déstabilisant pour ce jeune garçon qui rêve d'être un héros.

Il y a un peu de La promesse de l'aube de Romain Gary dans cette destinée, avec en toile de fond cette cruelle épopée de guerre mondiale.

Tout est bien amené comme toujours, Richard Yates excelle comme toujours dans sa capacité à nous présenter des personnages tourmentés, malmenés par la vie, aspirant à ce qu'il y a de meilleur mais se cognant sans cesse aux réalités de la vie.

Il me reste deux ou trois livres de lui en espérant que je les trouverai car selon kenavo, ils ne sont pas tous traduits.

Un très grand moment de lecture en tous cas.
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Message par Epi le Jeu 19 Avr - 20:08

Il faut absolument que je revienne à Yates !

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