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Gabriela Adameșteanu

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Message par Arabella Mar 23 Fév - 13:28

Gabriela Adameșteanu



Gabriela Adameșteanu Gabrie10



Source : Wikipédia

Gabriela Adameșteanu, née le 2 avril 1942 à Târgu Ocna, dans le județ de Bacău, en Moldavie, est une écrivain et journaliste roumaine.

Son père Mircea Adameșteanu était pope orthodoxe, ses deux parents étant issus d’un milieu d’intellectuels passionnés d’histoire et de généalogie.

Elle fait des études supérieures à la faculté de langue et littérature roumaine de l’université de Bucarest. 

Elle commence à écrire tardivement à cause de son dégoût pour l’obligation d’obéir aux règnes du « réalisme-socialiste ». Elle est l'autrice de trois romans et de deux recueils de nouvelles, et obtient quelques prix dans son pays où elle est souvent rééditée.

Entre 1991 et 2005, elle est commentatrice politique et rédactrice en chef de Revue 22, l’hebdomadaire du « Groupe pour le dialogue social » (formé par des dissidents lors de la chute de la dictature communiste).

Parlant couramment le français, elle est aussi la traductrice d’Hector Bianciotti et de Guy de Maupassant en roumain.

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Message par Arabella Mar 23 Fév - 13:29

Une matinée perdue

Une œuvre ambitieuse, à la structure complexe, qui tient en grande partie ses promesses. Nous commençons par suivre Vica, une vielle femme, qui décide ce jour-là de faire des visites. Le trajet est une occasion de se remémorer, son enfance difficile, son mariage, sa carrière d’épicière. Les rencontres et les lieux où elle se rend éveillent aussi des souvenirs. Elle commence par aller chez sa belle-sœur, chez qui elle ne trouve que son neveu. Puis, elle décide d’aller chez Ivona, dont elle a fréquenté la famille de bourgeoisie aisée depuis des décennies, essentiellement en tant que couturière. Elle évoque les membres de la famille, les jugeant ainsi que leurs comportements sans complaisance. Ivona de son côté évoque les mêmes souvenirs sous un autre angle et dans un autre langage. Une photo de 1916 va être l’occasion de faire plus ample connaissance avec certains des personnages, de leur point de vue cette fois, puisque nous suivons chacun d’entre eux de l’intérieur. Le roman continue avec le journal du professeur Mironescu, le père d’Ivona, qui raconte en arrière fond d’événements personnels, les débuts de la première guerre mondiale en Roumanie. Nous revenons ensuite à Vica et Ivona, pour connaître une conclusion de cette journée. Le roman se clôt quelques années plus tard avec Vica.

Riche et dense, le livre décrit à la fois des individus, comme de l’intérieur, leur donnant la parole, avec chacun son langage, par exemple très populaire chez Vica et exagérément châtié chez Ivona. Les ambigu1ïtés et ambivalences des personnages sont creusées, des jugements contradictoires peuvent s’exprimer dans des laps de temps très courts par exemple. Les personnages réagissent en fonction de leurs préjugés, de leurs états émotionnels, de leurs expériences, de leurs égoïsmes aussi. C’est le panorama des différents points de vue qui permet au final au lecteur de se faire sa propre opinion. Les différences de classes sont impitoyablement explorées, dressant au-delà des individus, un tableau sociale, tout en esquissant aussi l’histoire roumaine de la période, vue par le prisme du vécu des individus lambda. Dès le titre, le livre joue sur deux registres : celui des destinées individuelles (la matinée perdue par Vica qui ne trouve dans un premier temps personnes à domicile, ou celle d’Ivona envahie par Vica) et celle de la Roumanie, dont l’indépendance n’a débouché que sur le clientélisme, la corruption, l’impuissance, entraînant des catastrophes successives.

Le parti pris de partir des discours des personnages entraîne forcément une lenteur dans le schéma narratif, les mêmes événements reviennent sous des angles différents, il y a les inévitables ressassements des faits, surtout des plus douloureux, les réactions affectives. Jusqu’au deux tiers du roman, je trouvais que cela fonctionnait merveilleusement bien et donnait une grande profondeur et richesse au livre. Une petite perte de rythme survient à mon sens ensuite pendant une centaine de pages, ces deux parties (le journal du professeur et le retour chez Ivona de plus en plus hystérique en attendant la révélation finale) auraient méritées d’être un peu resserrées à mon avis. L’épilogue en revanche clôt le livre d’une manière convaincante.

Globalement, c’est une très belle lecture, pas très loin d’être un immense coup de coeur.

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Message par Aeriale Mer 24 Fév - 7:42

Ca a l'air intéressant, cette petite radioscopie de la Roumanie à travers une journée.

Jai vu qu'il faisait 500 pages app et qu'il existait en poche. A part cette dernière partie un peu longuette, tu as l'air embarquée.

Je l'ai noté! Merci @Arabella
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Message par Arabella Mer 24 Fév - 9:23

Je trouve qu'il vaut vraiment le coup, d'autant plus qu'il y a pas mal d'humour et de second degré aussi, ce qui allège.

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Message par Arabella Lun 26 Juin - 20:08

Vienne le jour

Publié pour la première fois en 1975, sous une forme en partie amputée, ce roman est édité en France en 2009 dans la prestigieuse collection « Du monde entier » chez Gallimard. C'est le deuxième livre de l'auteure à avoir connu une édition française, après le très marquant « Une matinée perdue ». Vienne le jour est le premier volume d'une trilogie, qui suit les destinées de Letitia Branea, le personnage principal. Ce premier opus traite de ses jeunes années, jusqu'à la presque fin de ses études.

Une première partie se passe dans une petite ville de province roumaine. Sa famille, composée de sa mère, et de son frère aîné, Ion, chez qui la mère s'est réfugiée, après avoir quitté son mari. Qui n'a pas tardé à être arrêté, sa famille ayant eu une activité politique reprouvée par les communistes au pouvoir. L'oncle Ion ayant été exclu du parti, la situation de la famille est inconfortable et précaire, et Letitia a peu de chance d'intégrer l'université à l'issue du lycée. le quotidien est parfois égayé par la venue d'un autre oncle, Bitza, vivant à Bucarest une vie plus insouciante. Entre les difficultés et attentes de sa famille, les premières amitiés et les premiers émois, Letitia rêve de s'échapper, de trouver sa place à elle, et espère tout ou presque d'éventuelles études. Elle réussira à réaliser son rêve, l'origine sociale n'étant miraculeusement plus prise en compté l'année où elle passe l'examen d'entrée à l'université. Elle partira donc à Bucarest, où d'autres normes, d'autres façons de vivre, auront cours à la cité universitaire, auxquels il faudra s'adapter. Les choix de vie se dessinent, Letitia va devoir se positionner, entre griserie, besoin de reconnaissance, d'avoir une place, ce qui peut mener au conformisme, mais aussi un besoin de liberté et d'affirmation de soi. D'un soi qui se dessine petit à petit.

Ce n'est certes pas original, nous sommes dans un roman d'apprentissage, écrit qui plus est d'une manière relativement classique, suivant dans l'ensemble la chronologie des événements. Mais j'ai été très sensible à la manière dont Gabriela Adameşteanu évoque son personnage principal, tout en petites touches, en hésitations, en incertitudes. Entre une honte de ses origines, imposée de l'extérieur, mais intériorisée au point de devenir une partie d'elle, les relations aux hommes, à la famille, l'évocation d'un présent qui devient progressivement un passé, transformant les sentiments et les jugements sur les êtres et les choses, Gabriela Adameşteanu dresse un portrait sensible de Letitia, de ses proches, de certaines de ses camarades. Et aussi, l'air de rien, de la société dans laquelle elle évolue, forcément, compte tenu de l'époque où a été écrit le livre, en suggestions et sous-entendus. Mais l'auteure saisit quelque chose d'universel, au-delà d'une époque et d'un contexte, même si certains détails sont très précis. Il y a une grande finesse et sensibilité dans ce portrait, qui n'a rien de mièvre.

J'ai hâte maintenant de suivre l'évolution du personnage dans les deux tomes suivants.

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Message par Aeriale Mar 27 Juin - 7:27

Tu donnes encore très envie, @Arabella... 

Celui ci est peut être plus facile, moins chargé en tout cas, pour une première approche?
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Message par Arabella Mar 27 Juin - 8:00

Oui, la construction est plus simple, et il est moins long.

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Message par Aeriale Mer 28 Juin - 8:43

Ok, merci!

Oui j’ai vu qu’il ne faisait « que » 420 pages.. ;-)
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Message par Arabella Mer 28 Juin - 21:40

Aeriale a écrit:Ok, merci!

Oui j’ai vu qu’il ne faisait « que » 420 pages.. ;-)


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Message par Arabella Mer 11 Oct - 23:06

Situation provisoire

Il s'agit du deuxième volume de la trilogie dans laquelle le personnage principal est Letitia Branea ou plutôt maintenant Letitia Arcan, car elle a épousé Petru. Mais leur mariage ne se porte pas bien et Letitia a une liaison au long cours avec Sorin Olaru, l'un de ses collègues. Compliquée à gérer, Sorin emprunte l'appartement d'un ami, il faut dissimuler, mentir, ne rien laisser voir. En arrière plan, de plus en plus présent au fur et à mesure du l'avancement du roman, la situation politique et sociale de la Roumanie de l'ère Ceaușescu. Décrite non par les événements fixés dans l'histoire, sinon incidemment, mais par la manière dont les gens vivent leurs conséquences. La quasi interdiction du divorce par exemple, pour les fonctionnaires, les gens qui ont quelque chose à perdre à être mal vu, qui fait que Letitia ne peut se permettre de quitter Petru pour tenter de vivre une vraie histoire avec Sorin. Les personnages principaux appartiennent à une sorte de classe moyenne instruite, qui a des ambitions, qui se sent un potentiel, qui n'est pas la plus à plaindre sur le plan matériel, même si la dégradation de la situation la touche progressivement. le durcissement du régime entame peu à peu les marges qu'elle s'est octroyées, mais il y a la peur de tomber encore plus bas. D'autant plus que le pire est possible : au-delà d'un réel sombre, il y a un passé proche encore plus terrifiant. Qui resurgit petit à petit. Car le père adoptif de Sorin a côtoyé les frères Branea, les oncles de Letitia qu'elle même n'a pas connu, et dont elle ne sait presque rien. L'histoire de la famille, et au-delà celle de la Roumanie va refaire surface, par-à-coups, par petites touches, jamais complètement clairement, car on ignore des choses, ou on préfère ne pas savoir.

J'ai eu un plus de mal à entrer dans ce deuxième tome, l'histoire de l'adultère de Letitia m'a paru un peu longue, et pas forcément très intéressante. J'ai eu aussi un peu de mal à suivre un certain nombre d'événements liés à l'histoire roumaine. Mais après un tiers du roman j'ai de nouveau été happée. Gabriela Adameşteanu maîtrise à la perfection l'art de bâtir une structure romanesque, et tout commence à un moment à prendre forme, à faire sens. Les liens entre le passé et le présent apparaissent, les fils se nouent. C'est un tableau très sombre, certes, mais très juste, des relations humaines viciées par le contexte dans lequel évoluent les personnages, celui de mensonge, de la délation, un contexte qui pousse en haut ceux qui sont sans scrupules, sans morale, prêts à tout. Letitia, l'éternelle candide, dépourvue d'ambition, laisse glisser tout sur elle, ne s'aperçoit pas de grand-chose, dans une forme d'innocence assumée. Nous avons le sentiment de savoir avant elle, y compris ce qui la touche au plus près. Car petit à petit l'horreur quotidienne se révèle, ainsi que les êtres, comme Sorin, dont l'image finale est bien pitoyable, entre médiocrité et opportunisme, le tout dissimulé derrière une façade lisse et rassurante de bonnes manières et de délicatesse apparentes.

Gabriela Adameşteanu dresse un tableau saisissant de la violence des rapports sociaux, dans un univers qui l'exacerbe certes, mais qui est présente partout et de tout temps. Lorsqu'elle décrit les licenciements massifs, ceux qui sont appelés et repartent avec leur enveloppe de renvoi, en larmes, alors que les autres observent et malgré tout se réjouissent de ne pas être parmi les exclus, voire qui jubilent, je n'ai pas pu m'empêcher de faire le lien avec d'autres situations de même type, ailleurs, dans d'autres temps. Et on peut se demander comment on réagirait, comment on ferait face dans la même situation. le roman est très subtil, n'assène pas, mais pose la question des valeurs, de choix que l'on fait, parfois en refusant justement de choisir, des compromis plus ou moins bancals que l'on construit pour survivre, pour garder une image acceptable de nous-mêmes.

J'ai très envie de découvrir la suite.

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Message par Aeriale Jeu 12 Oct - 10:39

Encore bien intéressant celui-ci donc, malgré un début plus difficile pour y entrer..

Ca me fait penser à Une matinée perdue dans lequel j'étais relativement bien rentrée mais qui, reprenant à chaque personnage leurs points de vue différents sur des situations similaires, m'avait à force un peu perdue, lassée..

Il faudrait que je le reprenne, j'en étais restée à un peu moins de la moitié je crois? Mais c'était une mauvaise période et je n'étais pas assez concentrée. A ressortir en tout cas!
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Message par Arabella Lun 1 Jan - 21:45

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Message par Arabella Lun 1 Jan - 21:45

Fontaine de Trevi

C'est le dernier volet de la trilogie avec au centre le personnage de Letitia Branea – Arcan, qui suit Vienne le jour et Situation provisoire. Quelques années ont passées, Letitia après son avortement a suivi Petru, son mari à l'étranger. Elle vit maintenant en France, elle a abandonné la littérature pour devenir kinésithérapeute. Mais elle revient dans une Roumaine très différentes, celle de maintenant ou presque, avec comme prétexte des tentatives pour essayer de récupérer les biens de la famille de son père, ce qui est devenu possible après les transformations politiques du pays. Et elle a écrit un roman qu'elle voudrait bien faire publier. Mais rien n'est simple dans la nouvelle Roumanie, comme d'ailleurs dans la tête de Letitia, entre ses deux vies, celle d'ici et celle de là-bas. Ses souvenirs reviennent dans sa tête de dame d'environ soixante ans consciente que la plus grande partie de sa vie est derrière elle. C'est aussi le moyen d'évoquer l'histoire de la Roumanie et les transformations en oeuvre dans la société qui s'est mise en place après la chute du communisme, même si cet héritage pèse toujours sur les destins et consciences.

C'est sans doute un livre intéressant et bien pensé. J'ai toutefois moins adhéré à ce dernier volume qu'aux deux précédents. Il y a quelque chose d'un peu trop bien construit peut-être justement, ce qui peut donner un sentiment de quelque chose de démonstratif, Letitia en devient presque un moyen d'illustrer plus qu'un vrai personnage de chair et de sang. Elle est dans ce tome d'une lucidité presque trop forte, en étant capable de voir et de comprendre, d'expliquer, en se détachant des affects, en situant presque trop justement les choses. L'avortement est un exemple de cette visée explicative : les mécanismes, les raisons, et la manière dont se passent les choses, est presque plus journalistique que vraiment vécue par une vraie personne. Certes cela est très clair et précis, mais il manque un ressenti, un affect, qui est quand même ce que l'on attend d'un roman.

Il y a quand même une sorte de nostalgie, la douceur des souvenirs, même s'ils évoquent une période difficile, la mémoire des êtres chers qui sont partis. La sensation aussi que la situation telle quelle est devenue n'est pas non plus idéale, même si moins inhumaine, et que d'autres souffrances et renoncements sont bien là, sans doute plus insidieuses mais présentes tout de même. Et l'avenir ne s'annonce pas radieux.

Le bilan d'une vie se mêle au bilan d'un demi-siècle d'histoire. Ambitieux, par moments prenant, par moments drôle, d'un humour assez féroce, j'avoue que j'ai quand même un peu décroché dans certains passages. Sans doute par méconnaissance de l'histoire roumaine dans certains passages, mais aussi parce qu'il m'a moins convaincue que d'autres romans de l'auteure.

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