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Zeruya Shalev

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Message par Arabella Lun 20 Déc - 18:30

Zeruya Shalev (1959 -     )



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Source : Wikipédia

Zeruya Shalev est née en 1959 dans le même kibboutz que la poétesse Rachel. Elle grandit à Bet Berl, près de Kfar Saba, avant de venir étudier la Bible à l’université hébraïque de Jérusalem. Sa famille compte plusieurs écrivains, et elle a baigné dans une atmosphère où l’écrit et la littérature étaient valorisés au plus haut point. Son père, Mordehai Shalev, est un critique littéraire renommé. Son oncle est le poète Itshak Shalev et son cousin l’écrivain Meir Shalev. Elle est mariée avec l’écrivain Eyal Megged, fils de l’écrivain Aharon Megged. Le 29 janvier 2004 , elle est victime d'un attentat suicide tout en conduisant à la suite de l'explosion d'un bus à Jérusalem alors qu'elle est sur la rédaction du roman Thèra. Dix personnes sont mortes dans l’attentat. Zeruya Shalev en réchappe mais est grièvement blessée et doit rester immobilisée plusieurs mois.

Dans une interview, elle dit en parlant de son écriture : « J’ai l’impression d’écrire comme un poète, en refusant de trop planifier, en portant une grande attention au rythme, aux métaphores, à la musique de la phrase… »

En janvier 2018, elle est signataire avec 34 autres personnalités littéraires dont Etgar Keret, David Grossman, Orly Castel Bloom et Amos Oz d'une lettre adressée au premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lui demandant le non renvoi des personnes réfugiées originaires de l'Érythrée et du Soudan.

Zeruya Shalev est mariée à l'écrivain Eyal Megged et est mère de trois enfants.

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Message par Arabella Lun 20 Déc - 18:31

Ce qui reste de nos vies

Edité en 2011 en Israël et paru en France en 2014, ce roman a été lauréat du prix Médicis étranger.

Nous sommes à Jérusalem. Une vieille femme, Hemda, se trouve à l'hôpital, et vit sans doute la toute dernière partie de sa vie. Elle se remémore les moments essentiels de son existence, en particulier de son enfance, et ses relations compliquées avec ses enfants qui viennent lui rendre visite. Dina, celle que sa mère n'a pas réussi à aimer et qui en a toujours souffert, et Avner, celui qui a été trop aimé, au point d'en étouffer. le frère et la soeur ne sont pas parvenus à surmonter le poids de ces relations compliquées, et leurs vies, aussi bien conjugales et familiales que professionnelles, sont dans des moments critiques. Mais paradoxalement, ce retour vers leur mère sur le point de mourir, provoque des remises en cause qui pourraient être bénéfiques.

Zeruya Shalev a incontestablement un grand talent, en particulier celui de dessiner des êtres, complexes et subtils. Ses personnages montrent progressivement plusieurs facettes, provoquant des sentiments et réactions, parfois opposés durant le déroulé du roman. Alors que tout paraissait joué, dans une sorte de noir uniforme, un peu déprimant à un moment du roman, elle arrive à donner un nouvel souffle au récit, à montrer comment les choses peuvent basculer, évoluer, à partir de pas grand-chose, de quelque chose qui paraît un peu absurde. Hemda, dans son état de quasi inconscience, en devient une sorte de bon génie, qui permet à ses enfants de se rapprocher, et de se raccrocher à un autre possible. C'est peut-être pas complètement vraisemblable, mais l'auteur maîtrise suffisamment son métier pour qu'on se le dise seulement une fois le livre refermé.

Je découvre Zeruya Shalev avec ce roman, et incontestablement c'est une auteure à suivre.

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Message par kenavo Mar 21 Déc - 4:20

souvenirs, souvenirs...
vous le savez, avant de rejoindre un forum francophone, je lisais pratiquement tout en allemand et son roman Vie amoureuse avait fait le buzz lors de sa sortie en Allemagne... on ne pouvait pas passer à côté
par après j'ai lu encore Mari et femme et Thèra... ce qui m'a  donné l'impression d'avoir fait une overdose
après plus de 10 ans, je pourrais retenter avec elle Wink

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Message par Aeriale Mar 21 Déc - 8:47

Je n'ai jamais croisé son nom ni celui d'un de sa famille (puisqu'ils sont tous écrivains, il semble) mais le sujet a l'air bien et je te fais confiance.

Il est épais?



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Message par domreader Mar 21 Déc - 10:00

J'aime beaucoup Zeruya Shalev dont j'ai déjà lu deux romans où elle parlait de relations de couples avec beaucoup de subtilité et d'originalité. Il me reste encore un roman sur mes étagères.

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Message par Arabella Mar 21 Déc - 10:56

C'était le roman de novembre de ma Kube, conseillé par une libraire dont j'aime bien les suggestions en général. Queenie me disait qu'elle vendait pas mal, et pensait même qu'elle avait un fil sur le forum.
C'était une bonne découverte pour moi.

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Message par domreader Mar 21 Déc - 11:34

Arabella a écrit:C'était le roman de novembre de ma Kube, conseillé par une libraire dont j'aime bien les suggestions en général. Queenie me disait qu'elle vendait pas mal, et pensait même qu'elle avait un fil sur le forum.
C'était une bonne découverte pour moi.

Tu as de la chance avec La Kube, pour moi ça ne fonctionne pas très bien et j'ai bien du mal avec leurs suggestions et leurs envois. Je me demande bien si je vais poursuivre avec eux. Peux tu me donner par mp le nom de cette libraire ? Ça améliorera peut-être les choses.

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Message par Queenie Mar 21 Déc - 12:30

Aeriale a écrit:Je n'ai jamais croisé son nom ni celui d'un de sa famille (puisqu'ils sont tous écrivains, il semble) mais le sujet a l'air bien et je te fais confiance.

Arabella a écrit:C'était le roman de novembre de ma Kube, conseillé par une libraire dont j'aime bien les suggestions en général. Queenie me disait qu'elle vendait pas mal, et pensait même qu'elle avait un fil sur le forum.
C'était une bonne découverte pour moi.

Eh bien, @Aeriale, va falloir rajouter Zeruya Shalev à ta LAL !

Elle a eu un beau succès avec Ce qu'il reste de nos vies (Femina 2014)
Elle a son public fidèle.

Je ne l'ai jamais tentée non plus.

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Message par Aeriale Mar 21 Déc - 18:33

Queenie a écrit:
Eh bien, @Aeriale, va falloir rajouter Zeruya Shalev à ta LAL !

Elle a eu un beau succès avec Ce qu'il reste de nos vies (Femina 2014)
Elle a son public fidèle.

Je ne l'ai jamais tentée non plus.

Moui... Si @Arabella revient, je suis foutue. 

J’ai vu aussi qu’elle avait eu le Prix Femina Étranger à sa sortie. Mais aussi qu’il faisait près de 550 pages. Je vais attendre un peu What a Face
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Message par domreader Mer 22 Déc - 11:50

J'ai retrouvé des commentaires postés ailleurs autrefois :

Théra - Zeruya Shalev
Traduit de l'hébreu par Laurence Sendrowicz
Gallimard 2007 - 492 p


Dans Théra, Ella décide de mettre fin à 10 ans de mariage avec Amnon, un mariage à l’intérieur duquel elle étouffe. Cette rupture est difficile car Amnon son mari ne la comprend pas et Guili son petit garçon souhaite bien sûr conserver ses deux parents. Les parents d’Ella et en particulier son père rendent cette séparation encore plus difficile en affirmant ne pas vouloir revoir leur petit fils, pour ne pas lui rendre les choses encore plus difficiles ( ?!), en réalité, pour faire pression sur Ella. Toujours est-il que cette séparation qui devait la libérer d’un poids, la rendre plus heureuse, l’accable finalement. Ella regarde alors toutes les autres familles avec envie et essaye même de recomposer son couple. Elle se sent à la fois pleine de culpabilité envers Guili et anxieuse de vivre seule. Elle finit par sombrer dans une sorte de longue dépression, dont elle sort tout juste quand elle rencontre Oded, psychanaliste et père du meilleur ami de son fils Guili. Ces deux solitudes vont se rejoindre mais recomposer une famille n’est pas simple, tout le monde doit y trouver sa place et parfois l’amour y laisse des plumes.


Voilà une histoire bien banale en apparence, mais c’est là où la magie de l’écriture intimiste de Zeruyah Shalev agit et pas une seule fois au cours de ces 500 pages le livre sombre dans la banalité. C’est sous la forme d’un monologue intérieur que Zeruya Shalev nous raconte cette histoire, un monologue ou bien sûr elle nous fait part de ses pensées les plus intimes mais où elle est aussi le témoin des évènements, c’est un narrateur qui restitue le récit de l’intérieur et de l’extérieur, par un mélange subtil de ces 2 points de vue. Une vraie performance littéraire en tout cas. Mais ce n’est pas tout, les mots sonnent juste, les sentiments nous sont livrés avec une grande intelligence, et beaucoup de précision, et on a vraiment l’impression d’être là, assis sur le canapé de leur salon ou encore assis sur le coin du lit conjugal à les voir se faire encore un peu mal avant de se séparer. On est encore là attablés avec Ella et Oded dans le bistrot où ils passent une première soirée ensemble. Zeruya Shalev a un style addictif en ce qui me concerne. Malgré une atmosphère chargée et lourde on revient à ce livre comme à un aimant chapitre après chapitre, l’écriture nous enveloppe littéralement. Elle est dense, compacte, et pourtant légère et poétique. Zeruya Shalev 68517


Voici un extrait où Oded (le nouvel homme) vient juste de proposer à une Ella réticente de partager sa vie :


‘’As-tu entendu parler d’une meilleure manière pour se connaître ? repond-il dans un sourire, mais moi je suis obligée d’exprimer mes doutes, et les enfants, c’est trop rapide pour eux, nous ne pouvons pas nous amuser à faire des tentatives sans nous soucier d’eux. Ce n’est pas ça qui me fera reculer, déclare-t-il, il suffit d’y aller progressivement, si nous sommes entiers avec ce que nous faisons ils s’adapteront, alors moi je reprends le mot, entiers, si nous somme entiers, si nous avions été entiers, mais soudain il me semble que toutes sortes de rumeurs lointaines sur l’amour et le bonheur s’approchent petit à petit de moi au lieu de m’étonner que cela vienne si tard, je m’étonne que cela vienne si tôt car il arrive que l’on quitte la vie sans avoir goûté à ces délices, ton bonheur est mon bonheur, oui, pourquoi ne serions-nous pas entiers comme une miche de pain, comme une photo dans un album, comme une poterie restaurée, entiers dans notre tentative pour recoller les morceaux de nos deux familles, entiers lorsque nous rassemblerons les restes de nos espérances, entiers à notre coucher et à notre lever, entiers dans notre existence éphémère qui faussement se croit éternelle, entiers dans notre chagrin et notre culpabilité, dans notre déconstruction et notre reconstruction.’’

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Message par domreader Mer 22 Déc - 11:51

Mari et Femme
Traduit de l'hébreu par Laurence Sendrowicz
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Ce qui est incroyable chez Zeruya Shalev c’est sa faculté à s’approprier un thème battu et rebattu, celui du couple , à s’immiscer dans son intimité si bien qu’elle la fait sienne et emporte son lecteur au milieu de ces deux êtres si complexes et si désemparés. Oudi (lui) et Naama (elle) sont sur le point de vivre un cataclysme. Une nuit, Oudi rentre d’une excursion dans le désert dont il était le guide et au petit matin il se retrouve alité, les jambes paralysées. On pourrait croire que Naama s’affolerait, et appellerait tout de suite des secours, mais non, elle prépare sa fille pour l’école, va faire quelques courses, comme si elle voulait se masquer l’inéluctable.
Une fois à l’hôpital, le verdict tombe, le mal n’est pas purement physique mais psychosomatique. C’est une fois revenus à la maison que va commencer le lent travail de guérison, la prise de conscience puis l’acceptation de l’inévitable : leur couple se disloque.


La grande force de Zeruya Shalev, c’est de nous emmener au plus près des âmes, de leurs tempêtes, en suivant les émotions et les tourments de la narratrice Naama. Pas de grandiloquence, pas d’empathie pleurnicharde, mais des mots justes qui s’enchaînent sans un souffle. Voici deux vies mises à nu, que l’on veut suivre jusqu’au dénouement, en grinçant des dents mais sans lâcher ses pages qui nous procurent une intimité étonnante avec les personnages.


Zeruya Shalev écrit sur les couples, ceux dont les liens se meurent, et étonnamment, elle réussit chaque fois à se renouveler par cette manière qu’elle a de se glisser à même leur peau.

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Message par Arabella Mer 22 Déc - 13:04

Merci pour ces commentaires, très incitatifs pour continuer avec l'auteure.

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