Vilhelm Hammershoi

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Vilhelm Hammershoi

Message par kenavo le Mer 14 Déc - 6:49



Vilhelm Hammershoi, Copenhague 15 mai 1864 - 13 février 1916, peintre danois comptant parmi les talents les plus originaux de ce siècle et icône nationale au Danemark.

Célèbre pour ses tableaux d'intérieur énigmatiques représentant des pièces souvent vides, parfois habitées par des personnages féminins perdus dans une profonde réflexion, souvent vus de dos, tournés vers des murs clairs et nus, réalisés dans une gamme de tons de gris ou de brun très restreinte.

Il peignit également des paysages, des portraits, et des architectures , qui tous baignent dans une atmosphère étrange , irréelle, dénuée de toute action ou d'anecdote, sorte de Vermeer mélancolique évoquant le vide.

Il eut une influence sur le cineaste Carl Theodor Dreyer que celui-ci aimait beaucoup et eut pour admirateur entre autres Rainer Maria Rilke qui vint le rencontrer à Copenhague


Source: Wikipedia


Dernière édition par Kenavo le Mar 24 Jan - 13:07, édité 1 fois

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Re: Vilhelm Hammershoi

Message par kenavo le Mer 14 Déc - 6:50



Femme dans un intérieur, 1905




Interior, 1903-04




In the Bedroom, 1896




A Woman Sewing In An Interior

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Re: Vilhelm Hammershoi

Message par kenavo le Mer 14 Déc - 6:50






Intérieur, dit aussi les quatre pièces. 1914




Rayons de soleil, 1900

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Re: Vilhelm Hammershoi

Message par kenavo le Mer 14 Déc - 6:51



Paysage, Vue de Fortunen, 1901




Forêt avec jeunes hêtres, 1904

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Re: Vilhelm Hammershoi

Message par kenavo le Mer 14 Déc - 6:51



Expo Hammershoi à Munich du 15 juin - 16 septembre 2012



Retour de Munich avec grand coup de cœur pour cette expo

Tout d’abord découverte de cet endroit d’exposition :
La Kunsthalle
Salles sobres et qui laissent de la place pour l’art exposé de « parler » aux visiteurs.

Et puis un grand bravo pour la conception de l’expo : la juxtaposition des œuvres de Hammershoi avec d’autres peintres de son temps, quelques bijoux parmi ces œuvres.

Mais aussi le choix de rassembler les thèmes de lui dans des salles différentes : les personnages seuls dans une pièce, les images avec des pièces vides, les extérieurs (toute une salle dont je n’en avais pas été capable de trouver autant sur le net), la ville vide….

Après plus de 100 images on ressort.. et puisque les salles sont alignées de sorte qu’on ressort là ou on a commencé.. on refait alors un tour et s’attend chez les coups de cœur de cette expo.. et en arrivant à la fin, on a envie d’y entrer encore une fois

Quel bon moment !



Photo de l’artiste (1913) en début de l’expo

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Re: Vilhelm Hammershoi

Message par Aeriale le Mer 14 Déc - 8:37

Superbe! Tu as dû te régaler à cette expo...

J'aime beaucoup aussi ce peintre, très énigmatique! J'adore ses intérieurs, ces couleurs plutôt ternes mais qui accentuent le mystère.

Merci pour ce fil, Kena!

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Re: Vilhelm Hammershoi

Message par kenavo le Mer 14 Déc - 8:48

Aeriale a écrit:Superbe! Tu as dû te régaler à cette expo...
oh oui, cela fait quatre ans, mais je me rappelle encore et cela reste un de mes meilleurs souvenirs d'expo

Aeriale a écrit:J'aime beaucoup aussi ce peintre, très énigmatique! J'adore ses intérieurs, ces couleurs plutôt ternes mais qui accentuent le mystère.
dito!


j'ai oublié un documentaire que j'ai découvert grâce à Pia, tout plein de bonnes dévouvertes, je le remets ici

en anglais


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Re: Vilhelm Hammershoi

Message par Pia le Mer 14 Déc - 15:41

Merci d'avoir ouvert le fil. Je l'adore....
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Re: Vilhelm Hammershoi

Message par kenavo le Dim 29 Jan - 6:16



Philippe Delerm, Intérieur

Présentation de l'éditeur
"LA LETTRE, comme un souffle d'ailleurs. On l'accueille avec une feinte désinvolture - tendre la main vers une lettre fait partie des gestes apparemment paisibles du rituel intime. Pourtant, les meubles et les murs changent soudain de nature. Même la cafetière, même ce peu de sucre fondu au fond de la tasse, même l'odeur éparse du café n'y peuvent rien - une lettre à la main, la maison se fait port, et l'on devient navire à quai."

Philippe Delerm rentre ici dans l'intimité d'un des plus grands peintres danois qui le touche particulièrement : Vilhelm Hammershoi.

En observateur zélé, nanti de cette acuité tout animale, il s'immisce dans les toiles du peintre pour mieux nous raconter ce qu'il a vu et qui nous aura échappé. Déambulant dans cet intérieur - celui de la propre maison du peintre -, dans une demi-lumière qui préserve le secret, Philippe Delerm nous offre ici un texte qui réussit le tour de force de nous réapprendre, à observer, éclaircissant la palette de ce peintre de l'intime, que d'aucuns qualifient comme le Vermeer danois.





Intérieur, dit aussi les quatre pièces, 1914

Blancheur

Blancheur clinique du petit matin. On peut bouger à l’infini, aller de salle en salle sans jamais trouver autre chose. La pièce où l’on habite, c’est soi-même, on le sait bien, mais la lumière change tout. Le soir, avec les lampes et les ombres profondes, le travail du jour passé, on peut s’abandonner à une mélancolie, éprouver malgré tout la trace d’un passage. Mais le matin est redoutable dans toutes ces chambres, ces salons qu’on a voulus si dépouillés, pour ne pas mentir. Alors, est-ce la vérité, cette béance blafarde à peine grège – heureusement, les lames du plancher sont vivantes et crient aux passages familiers.
Il faudrait pouvoir être heureux de cette pâleur, de cette transparence, de cette virginité monacale des choses dans le jour qui vient. Mais c’est comme si on n’avait plus assez de force pour affronter la cruauté légère de l’aube. On ira faire chauffer de l’eau bientôt, et ce sera comme un aveu de faiblesse – on ne sait plus inventer la chaleur. Somnambule du jour, on hésite à se reconnaître dans sa propre maison. La lumière du petit matin ne cache rien. Elle devait être le début, mais on ne peut s’empêcher de penser à un hospice de fin de vie, à des couloirs arpentés sans but. Ça ne va pas durer, il y aura l’odeur du café, les ablutions d’eau froide, quelque chose à faire – à tout prix dissiper le rien, le blanc, le désespoir vivant du petit matin.






Rayons de soleil, 1900

Lumière

Lumière. Pas sur des choses que l’on aime, pas sur une vie que l’on aime, pas sur un destin orienté. Lumière pure, lumière pour elle-même, et pour ce vide en soi, pour s’inventer présent, désert et nu, offert au risque d’un soleil pâle tombant en frêle éternité dans une minute parfaite, entre deux averses ou bien tout un matin d’été. Lumière plus forte que le temps, plus légère et sérieuse, plus palpable, plus immanente. Lumière que rien ne menace puisqu’elle est, dans la vitre soudain, et juste un peu plus flou, écho sur le parquet lavé. On ne gagnerait rien à s’approcher de la fenêtre, il n’y a rien à découvrir, à gagner au-delà.
C’est au-dedans que tout se passe, dans l’éblouissement, dans l’immobilité, dans le silence. Pas de lumière à nu sur le visage, pas de chaleur, pas de bien-être provisoire à consommer. Etre, seulement être, à distance, dans l’ombre, guetteur de ce miracle infime : dans l’oblique du spectre, il n’est plus question de bonheur. De rien, peut-être, ou bien de joie – mais si c’était la même chose ?






Paysage d'hiver, 1895-1896

Un peu

Un peu de neige dans le parc. Les enfants sont rentrés chez eux. La nuit semblait devoir tomber très vite, et puis une lumière étrange est venue du sol, là-bas; un rougeoiement surnaturel au bout d'une journée si grise. On n'a pas vu le soleil, et maintenant il s'est montré quelques instants, à l'autre bout du parc.
C'est drôle, ce moment à saisir au coin de la fenêtre. C'est comme un feu de cheminée qu'on aurait allumé pour vous, et tant mieux si les couleurs sont presque de mauvais goût, rose-orange sur la neige bleu-gris. Les arbres en prennent une troublante humanité, silhouettes solitaires espacées de silence, chevelures sèches ramifiées dans l'espace, à se toucher pour rien. Etrange comme cela fait battre le coeur, cet allongement du soir qu'on n'avait pas prévu. On s'était résigné à l'étouffement de la nuit d'hiver, on s'apprêtait à fermer les volets, à tirer les tentures - on avait abdiqué. Et voilà qu'il serait presque temps encore de sortir dans le parc, d'aller dans la neige gelée, craquante, de marcher vers cette lumière jusqu'à l'épuiser.
On ne sortira pas. On reste là, à la fenêtre, surpris de n'être pas plus surpris, d'accueillir ce rougeoiement assurdi comme un paysage intérieur qu'on attendait sans le savoir. On ne se connaît pas. On tire trop souvent les tentures trop tôt.





Intérieur avec femme assise près d'une table, ca 1910

On boit. On mange. On écosse, on épluche, on rince. On s’essuie les mains sur un coin du tablier blanc. A chaque fois, la matinée semble neuve, une fraîcheur légère plane dans la cuisine. Odeur des légumes, propreté du linge. Il y a comme un parfum de liberté, la sensation de commander le jour. Peu importe le repas lui-même. On sait bien qu’on le prendra trop vite, en parlant d’autre chose, que même les silences seront ailleurs, loin de ces plats si lentement préparés, si vite engloutis. Il faudra nettoyer, effacer les traces, et puis bientôt recommencer.
« Il y a décidément quelque chose de spécial dans ton gâteau aux pommes ».
Et ce petit sourire de supériorité amusée, qu’on trouve de plus en plus ridicule au fil des ans, mais faut jouer la comédie quand même :
« C’est un secret, c’est ma recette. »
Oui, on sait tout cela, et certains jours cette sensation d’usure, d’effacement, de dilution dans l’eau trop froide du rinçage, la vapeur molle des cuissons. Mais il y a quand même un mystère dans la cuisine du matin, une étonnante volupté dans cette jeune flaque de lumière où le jour vient. Les oiseaux recommencent à chanter tôt. Je vais éplucher les pommes de terre tout de suite. On va vers les beaux jours.




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Re: Vilhelm Hammershoi

Message par Queenie le Dim 29 Jan - 9:44

Merci.

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Re: Vilhelm Hammershoi

Message par Ruth May le Dim 29 Jan - 10:00

On rêve....
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Re: Vilhelm Hammershoi

Message par kenavo le Dim 2 Juil - 5:41



Sunshine in the drawing room III

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