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Peter Cameron

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Message par Arabella Mar 20 Déc - 17:18

Peter Cameron (1959-     )



cameron - Peter Cameron 29492710

Présentation copiée sur Wikipédia

Peter Cameron grandit dans le New Jersey et à Londres. Il découvre l'écriture de récits, poèmes et pièces à l'école américaine de Londres. Il est diplômé du Hamilton College dans l'état de New York en littérature anglaise.

Il vend sa première nouvelle au The New Yorker en 1983, et y publie dix autres nouvelles. Ces publications lui permirent de publier son premier livre, un recueil paru chez Harper & Row en 1986. En 1988, Peter Cameron est engagé par Adam Moss pour écrire un feuilleton dans un nouveau magazine, 7 Days. Ces chapitres publiés chaque semaine devinrent Année bissextile, un roman humoristique sur la vie amoureuse à New York à la fin des années 1980.

A partir de 1990, Peter Cameron se consacra à l'écriture de romans. Son deuxième roman, Week-end, parut en 1994, chez un nouvel éditeur qui publie aussi Andorra en 1997. En 2002, il publie The City of Your Final Destination qui est traduit en douze langues.

Week-end a été adapté au cinéma sous la direction de Brian Skeet, avec Gena Rowlands et Brooke Shields (2000). Un film d'après Andorra est prévu et James Ivory tourne un film d'après The City of Your Final Destination.

De 1990 à 1998, il a travaillé pour Lambda Legal Defense and Education Fund, une association qui protège et milite pour les droits des gay, des lesbiennes et des personnes séropositives. Il a enseigné l'écriture dans plusieurs universités, dont Yale en 2005. Il se dit influencé par les romans d'auteurs britanniques comme Rose Macaulay, Barbara Pym, Penelope Mortimer, et Elizabeth Taylor.



1986 Au beau milieu des choses (nouvelles),
1990 Année bissextile,
1995 Week-end,
1997 Andorra
2002 Là-bas
2007 Un jour cette douleur te servira,
2012 Coral Glynn

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Message par Arabella Mar 20 Déc - 17:21

Un jour cette douleur te servira

Je ne sais pas comment cela se passe pour vous, mais personnellement le choix d'un livre à lire est toujours un processus un peu magique. Oui bien sûr les listes, les excellents conseils, des ouvrages sur la littératures, les blogs etc.... Mais je ne vous cacherais pas qu'en ce qui me concerne il y a des impulsions irrépressibles, qui font que j'embarque un livre comme ça, juste parce qu'il est là. Et c'est ce qui m'est arrivé avec ce roman, vu sur un présentoir de bibliothèque, et dont le nom de l'auteur me disait vaguement quelque chose (bien incapable de dire quoi au juste). Je ne pourrais même pas dire que c'est la couverture, moche au possible, la quatrième de couverture (je ne l'ai pas lu). J'ai embarqué ce bouquin sans savoir pourquoi, je m'en suis même voulu, et j'étais presque prête à le rendre sans le lire et lorsque je l'ai quand même ouvert je n'en attendais pas grand chose.

Et j'ai d'autant plus apprécié ce que j'ai lu. Peter Cameron nous fait le récit à la première personne d'un moment essentiel dans la vie d'un adolescent de 18 ans, James Sveck. Il vient de finir le lycée, doit commencer dans peu de temps l'université, tout en travaillant dans la galerie d'art de sa mère. Mais il n'a aucune envie de partir faire ses études, passe son temps à imaginer qu'il va s'acheter une maison dans un coin paumé, et passer son temps à lire avec un petit boulot à côté. Sa famille ne comprend bien sûr pas, et essaie par tous les moyens de le faire changer d'avis. Cette trame principale est interrompue par les bribes de récit d'un voyage que James a fait au mois d'avril dans un groupe de lycéens brillants gagnant d'un concours civique à Washington et qui s'est très mal passé pour James.

Ce qui est pour moi le plus époustouflant dans ce livre, c'est la façon extraordinaire avec laquelle Peter Cameron utilise tous les registres. le livre est incroyablement drôle, le tout début, lorsque la mère de James rentre de son voyage de noce plus tôt que prévu à la grande désolation de ses enfants, est littéralement désopilant

"Gillian et moi prenions le déjeuner, ou un casse-croûte qui tenait lieu du déjeuner, au moment inopiné de notre mère. Il était environ deux heures de l'après-midi. Assise à la table de la cuisine, Gillian faisait les mots croisés du New York Times, auxquels il ne fallait pas toucher quand maman était là parce que, nous répétait-elle, ils lui offrait le seul plaisir sur lequel elle pouvait compter dans sa vie. Je mangeais des oeufs au plat en tartine. J'aurais dû être à mon poste dans la galerie d'art appartenant à maman et dirigée en réalité par un jeune homme nommé John Webster, mais celui-ci avait estimé raisonnablement que, comme ma mère se trouvait au loin, absorbée par Dieu seul sait quelles occuptions inconcevables absorbant une femme de cinquante-trois ans en lune de miel à Las Vegas, que l'on était au mois de juillet et qu'on avait pas vu un chat à la galerie depuis plusieurs jours, rien ne s'opposait à ce qu'il ferme boutique et aille se détendre à Amagansett, me donnant champs libre jusqu'à la fin de la semaine. Bien entendu, je ne devais pas révéler cette suspension d'activité à maman, qui se figurait que d'un instant à l'autre un passant pouvait entrer et acquérir (pour seize mille dollars) une poubelle ornée d'un collage de pages arrachées à diverses éditions de la Bible, de la Torah ou du Coran."

James est incontestablement un adolescent très brillant et cultivé, avec un grand esprit critique et un esprit très caustique, qu'il exerce en observant son entourage. Mais petit à petit nous découvrons les fêlures, le mal être, et surtout l'immense solitude de ce garçon qui n'arrive pas à communiquer avec les autres. Les seuls personnes qu'il aime sont sa grand-mère et John, qui dirige la galerie de sa mère. Il y a une grande subtilité dans ce livre, James est un garçon très intelligent et sa façon de décrire son entourage est drôle et aussi terriblement juste. Mais en même temps Peter Cameron suggère le côté pathologique du repli sur soi de James. En fait il est très difficile de faire la part des choses, entre la lucidité d'un garçon qui voit tout le ridicule et l'absurde des relations sociales, et des gens qu'il croise, et la dépression voire une personnalité psychotique. La frontière est finalement mince, et l'auteur rend très bien la souffrance réelle de James qui sourd malgré son humour et sa façon brillante de s'exprimer. Mais l'humour ne disparaît jamais.

Un livre extrêmement subtil, touchant et drôle, fort et riche.

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Message par Aeriale Mar 20 Déc - 18:20

Arabella a écrit:
Un livre extrêmement subtil, touchant et drôle, fort et riche.
Oh ce livre!!!

Lu grâce au prêt d' Arabella à qui je dois depuis ma reconnaissance éternelle! Je l'ai souvent offert ou conseillé depuis, et ces personnes m'en parlent encore.

Un livre à part. J'ai adoré...Je vais poster mon com I love you
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Message par Aeriale Mar 20 Déc - 18:39

-Un jour cette douleur te servira-


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Cela a été un vrai plaisir que la découverte de ce livre! Un beau titre pour un sujet que l'on imagine grave, et qui doit l'être, lorsqu'on le vit soi-même. Mais aussi une façon très subtile de parler de la différence, de la solitude de ceux qui ne correspondent pas aux normes.

Dur de copier des extraits car tout m'a plu. Chaque phrase est à sa place, il n'y a rien à enlever,  rien à rajouter, tout est dit avec finesse, tout est superbement décrit

Je me suis tu parce que j'ai entrevu clairement pendant deux secondes, que ce refus d'aller à l'université provenait en partie d'un désir de ne pas bouger, car j'aimais être où je me trouvais en ce moment, et le ressentais avec acuité: être assis là, dans la cuisine de ma grand-mère à boire son café tout chaud sorti du percolateur, avec la porte de derrière ouverte pour laisser une petite brise pénétrer dans la maison, et la pendule électrique au dessus de l'évier qui bourdonnait doucement nuit et jour, et ma grand-mère assise face à moi et m'écoutant, donnant l'impression de me prendre tel que j'étais comme personne d'autre ne le faisait, et le samedi d'été qui suivait dehors, tout autour de nous, en un monde pas encore totalement dévasté par la stupidité, l'intolérance et la haine.


En gros James ne comprend pas les autres. Intransigeant et fidèle à ses principes de vérité, il est complètement déconnecté du milieu auquel il est censé correspondre La futilité de la jeunesse ne l'intéresse pas. Sa pire expérience est ce séjour à Washington, entouré de lycéens, d'où il fugue et qui l'amène à voir les choses en face: Il n'ira pas à l'université, ne jouera pas comme eux la comédie du jeu social.

J'avais pensé que les adultes n'avaient pas de réflexes de clan, ou de méchanceté, que le critère d'être cool, ou initié, ou "populaire", ne jouerait plus le rôle de l'arbitre du lien social, mais je découvrais peu à peu que le monde adulte était tout aussi brutal et périlleux socialement que le royaume de l'enfance.

James cherche sa place, se sent différent mais ne comprend pas toujours son incapacité à suivre. Des questions affleurent le roman mais l'auteur se contente de suggérer des réponses.

Un récit touchant et aussi très drôle! Au travers de l'histoire de James, Peter Cameron dépeint le désarroi de ce garçon trop lucide avec énormément de talent et de vérité. Un auteur à suivre grâce à Arabella et que je recommande grandement à ceux qui ne le connaissent pas encore!

Un gros kif. Je n'ai eu qu'une envie, me le racheter après l'avoir emprunté!
.
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Message par Arabella Mar 20 Déc - 19:47

Celui-ci j'ai vraiment eu plaisir à le partager avec plein de gens, et à part deux réactions mitigées, cela a toujours été positif. Merci Aeriale de ton ton commentaire.

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Message par eXPie Mer 24 Nov - 7:42

Le nouveau Peter Cameron, Ce qui arrive la nuit, sort en français en janvier 2022.
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Message par Aeriale Mer 24 Nov - 8:25

YeXPie a écrit:Le nouveau Peter Cameron, Ce qui arrive la nuit, sort en français en janvier 

Oh excellent!!! Merci pour l’annonce eXPie, je vais surveiller ça de près...

Et contente de te croiser :-)
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Message par Arabella Mar 22 Fév - 18:54

Andorra



Citation :
"Voilà de longues années, j'ai lu un roman ayant pour cadre l'Andorra qui m'a gravé dans l'esprit une idée de ce pays, si bien que le jour où les circonstances m'ont contraint à refaire ma vie ailleurs, j'ai su tout de suite où je voulais aller. Je pouvais m'y rendre aisément, le monde moderne étant ce qu'il est; j'ai largué derrière moi tout ce que j'avais besoin de larguer. Autrement dit, la totalité. C'est étonnant avec quelle facilité on peut changer d'existence, si on le souhaite, ou si cela s'impose.
Quoique, bien entendu, je n'aie pas vraiment changé d'existence. Je poursuis la même vie, mais dans une autre contrée : l'Andorra."


Nous sommes au tout début du roman, et nous suivons avec le narrateur, Alexander Fox, sont arrivée en Andorra, un pays imaginaire, sensé se trouver à la frontière française. Nous ne savons rien sur Alexander Fox, sur sa vie d'avant, quelques bribes nous seront livrées lors des conversations qu'il aura avec des gens qu'il va rencontrer, mais jamais de récit cohérent, et encore moins complet de ce qu'il a vécu et qui l'a amené en fin de compte à venir dans cet étrange petit pays.

Andorra fait d'abord l'impression d'être un véritable paradis. le luxueux hôtel Excelsior où séjourne d'abord Alexander, avec ses chambres haut perchées, et un mobilier unique, sa bibliothèque d'un style ancien, son personnel. Et La Plata, la capitale, petite, mais très belle, ses maisons anciennes, ses boutiques de luxe. C'est à la fois haut de gamme et familial. Et Alexander ne tarde pas à faire d'intéressantes rencontres, Ricky Dent, une Australienne, Lucilla Reinhardt, l'ancienne propriétaire de l'Excelsior, et la famille Bay, qui possède un magnifique manoir, dans le style anglais.

Mais petit à petit, les choses se détériorent. La mari de Ricky disparaît et Alexander semble soupçonné par la police. Des souvenirs douloureux remontent dans sa mémoire. Sa relation avec Ricky s'avère difficile. Une inquiétude commence à apparaître, et le paradis se transforme en un endroit inquiétant où des choses terribles peuvent arriver. Alexander veut s'enfuir, mais ce n'est pas aussi facile.

Un roman étonnant, un hommage aux romancières anglaises qu'aime Peter Cameron. Entre l'heure du thé, amorce de roman policier, roman d'angoisse, roman psychologique, Peter Cameron joue de plusieurs registres avec brio et intelligence. J'avoue toutefois avoir moins aimé ce livre que Un jour cette douleur te servira, car même si c'est très brillant, cela reste un jeu, les personnages ne sont pas vraiment humains, ce sont des marionnettes, même si de loin elles paraissent vivantes.

J'ai néanmoins passé un très bon moment de lecture, et une fois le livre refermé, certaines images m'ont hanté, que ce soit des lieux, que ce soit des personnages du roman. Ce qui montre que c'est un livre obsédant.

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Message par Arabella Mar 22 Fév - 18:59


Coral Glynn



Un manoir isolé dans la campagne anglaise. Nous sommes en 1950, mais on pourrait se croire au XIXe siècle tant les choses semblent immuables et ancestrales, entre la riche vieille dame qui se meurt d'un cancer, son fils major estropié et célibataire qui passe son temps enfermé dans la bibliothèque, la fidèle gouvernante bougon comme il se doit. Et arrive une jeune et jolie infirmière de milieu modeste, blessée par la vie. le major va la demander en mariage après le décès de sa mère, alors qu'il la connaît à peine.

Cela ne ressemble pas vraiment à Un jour cette douleur te servira, et ceux qui liront ce livre en pensant retrouver quelque chose de ce genre ne pourront qu'être déçus. Peter Cameron est un grand amateur de romancières anglaises, et ce livre "à la manière de " est un hommage. A mon sens il est difficile de mettre un, ou même plusieurs noms, on peut aussi bien évoquer le roman victorien, que de nombreuses romancières du XXe siècle, par moments Agatha Christie non plus n'est pas loin...C'est un mélange de genres et de registres.

Pour clore un autre débat, ce n'est sans doute pas un chef d'oeuvre. Mais pour ma part j'ai pris un plaisir fou à lire ce livre, grâce à la fois à la perfection de la construction, et au second degré, toujours présent. On sait que ce n'est pas pour de vrai, mais que Peter Cameron comme un certain nombre de ses lecteurs possèdent les codes d'une certaines littérature, qu'ils l'aiment et que ce livre d'un admirateurs malicieux qui sait restituer un charme tout en s'en moquant un peu, est une délicieuse friandise que l'on partage entre initiés. J'ai beaucoup rit (l'achat de la robe de mariée est irrésistible à mon sens), mais en même temps ressenti de l'émotion et une nostalgie.

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Message par Arabella Mar 22 Fév - 19:26

Ce qui arrive la nuit

Le roman commence dans un train, avec un couple d’Américains, habitants à New York. Nous en saurons presque rien sur eux, même pas leurs nom ou prénoms. Ils sont « l’homme » et « la femme ». Ils viennent dans un pays très éloigné, au nord de l’Europe (là non plus aucun nom précis) pour adopter un enfant. Très vite nous comprenons que la femme est malade, très malade, et que cette adoption est peut-être la dernière chose qu’elle souhaite accomplir. Le couple, après un périple épique arrive dans un étrange hôtel, en dehors du temps et des modes, avec un fonctionnement décalé. Le lieu semble coupé de tout, pas de radio, de télévision, ni internet, à peine le téléphone fixe. Et les autochtones ne parlent pas tous l’anglais. Le seul endroit qui semble fonctionner en permanence est le bar de l’hôtel, avec son barman Làrus, et les gens qu’on y croise dont Livia, une vieille artiste-chanteuse aux tenus hors du commun. En plus de l’orphelinat, la petite ville attire les visiteurs par la présence de son guérisseur, frère Emmanuel. Les relations dans le couple sont difficiles, tout semble compliqué dans la ville couverte de neige.

Peter Cameron crée un étrange lieu, en dehors du temps et de l’espace, en tous les cas de l’espace connu. Le froid et la neige semblent l’isoler de tout, en faire un endroit à part, en dehors de la réalité telle que nous la connaissons, et qui fonctionne d’une manière radicalement différentes des lois qui ont cours dans notre monde. L’hôtel-monde dans lequel s’installe notre couple, à lui seul est un concentré d’étrangeté. Prendre un petit déjeuner devient une aventure, dont l’issue est incertaine. Mais ce nulle part permet finalement aux deux personnages principaux, en réalités les deux seuls personnages véritables, les autres étant juste d’étranges créatures, dont on peut mettre en cause la réalité, d’avancer dans leurs cheminements, qui se séparent à la fin du roman. Chacun trouvant, à sa façon, la route juste. Il ne faut pas dévoiler la fin, ce serait dommage, mais malgré un côté désincarné pendant une bonne partie du livre, l’auteur trouve moyen de donner du sens, et même de remettre d’une certaine manière la vie dans le froid et le non-ëtre. .

J’ai trouvé ce roman très réussi, entre l’onirisme et l’étrangeté, et aussi une sorte de questionnement sur le sens, et au final une forme d’optimisme et d’apaisement. J’ai été complètement immergée dans le récit, et parfaitement bluffée et émue par la manière dont Peter Cameron le mène à son terme. Une très belle réussite.

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Message par Liseron Mer 23 Fév - 8:51

Je découvre ce fil et cet auteur, une fois de plus merci les bookies ! 
Je note, je commencerai sans doute par Un jour cette douleur te servira.

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Message par Aeriale Mer 23 Fév - 10:23

Ah super, merci @Arabella! Je l'attaque demain, hâte..

@Liseron, lance toi sans hésiter, tu nous remercieras  Very Happy
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Message par Arabella Mer 23 Fév - 10:39

Faudrait juste trouver " Un jour cette douleur te servira", il est malheureusement épuisé. En bibliothèque, ou peut-être d'occasion.

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Message par Nightingale Mer 23 Fév - 11:33

Arabella a écrit:Faudrait juste trouver " Un jour cette douleur te servira", il est malheureusement épuisé. En bibliothèque, ou peut-être d'occasion.

Trouvable en occasion, j'ai vu deux annonces où il est mentionné, sur deux sites.

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Message par Liseron Mer 23 Fév - 12:58

Vu aussi !

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