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Luis Sepúlveda

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Message par kenavo Dim 5 Fév - 6:32

Luis Sepúlveda  A708

Luis Sepúlveda est un écrivain chilien né le 4 octobre 1949 à Ovalle.

Son premier roman, Le Vieux qui lisait des romans d'amour, traduit en trente-cinq langues et adapté au grand écran en 2001, lui a apporté une renommée internationale.

Son œuvre, fortement marquée par l'engagement politique et écologiste ainsi que par la répression des dictatures des années 1970, mêle le goût du voyage et son intérêt pour les peuples premiers.


source et suite

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Message par kenavo Dim 5 Fév - 6:32

Illustrations : Joëlle Jolivet

Luis Sepúlveda  Aa248
Histoire d'un escargot qui découvrit l'importance de la lenteur
Présentation de l’éditeur
Les escargots qui habitent sous l'acanthe touffue, dans la prairie qu'ils appellent le Pays de la Dent-de-Lion, mènent une vie paisible, lente et silencieuse ; ils sont à l'abri des autres animaux et entre eux s'appellent simplement "escargot". L'un d'eux pourtant trouve injuste de n'avoir pas de nom et surtout il voudrait connaître les raisons de la lenteur. Malgré la désapprobation de ses camarades il entreprend un voyage qui lui fera rencontrer un hibou mélancolique, une tortue pleine de sagesse, des fourmis très organisées, et gagner un nom à lui. A leur contact il comprendra la valeur de la mémoire et la vraie nature du courage, ce qui lui permettra de sauver ses camarades lors d'une aventure héroïque pour échapper à la destruction par les hommes. Un nouveau personnage inoubliable rejoint la galerie de Luis Sepúlveda.
Une belle histoire qui nous montre comment redécouvrir le sens perdu du temps.
Puisqu’on a parlé pas mal de Quint Buhholz ces derniers jours, j’ai découvert ce livre dont il a fait les illustrations pour la version allemande.

J’ai fait connaissance de Luis Sepúlveda dans d’autres textes, j’étais partante pour l’aventure.

Il s’agit d’une très belle histoire, certainement aussi destinée à un public plus jeune. Mais cela ne change rien dans sa qualité.

Un conte philosophique qui donne envie de réfléchir sur le temps et la façon de notre société de ne plus maintenir un instant…

J’ai bien aimé mon voyage avec l’escargot qui va mériter son nom et faire preuve que la lenteur est une qualité.


Les images montrent une version non-française, mais les illustrations sont de Joëlle Jolivet

Luis Sepúlveda  Aaaa116

Luis Sepúlveda  Aaa199

Luis Sepúlveda  Aaaaa62


la version allemande
Luis Sepúlveda  Aaaaaa76

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Message par eXPie Dim 3 Mai - 16:29

Sepulvada est décédé du Coronavirus le 16 avril.

J'avais lu Histoire d'une mouette et du chat qui lui apprit à voler, et puis son livre le plus connu, très sympathique, dont je copie/colle la notice que j'avais écrite à l'époque.

Luis Sepúlveda  Sepulv10

- Le vieux qui lisait des romans d'amour. (Un viejo que leia novelas de amor, 1992, traduit de l'espagnol par François Maspero). Points. 121 pages.
Dans sa présentation, Pierre Lepape écrit qu'un livre qui plaisait à tout le monde (prix des Relais H et Prix de France Culture...) "ne pouvait donc être aimé que pour de mauvaises raisons [...]
Comment Le Vieux qui lisait des romans d'amour a-t-il créé cet improbable consensus, non dans la mollesse des concessions et des indifférences, mais dans l'enthousiasme et le plaisir ?
Le sujet du roman n'y est pas pour rien. [...]
Le livre est une dénonciation impitoyable, bien que sans emphase, de la destruction aveugle, systématique, cruelle et stupide de cette forêt-continent qu'est l'Amazonie et, à travers elle, des équilibres fragiles et vitaux qui lient l'homme et son environnement naturel.
Sepulveda n'entonne pas la vieille antienne du bon sauvage qui s'oppose au méchant civilisé [...]
". (pages I-II)
C'est ce qui fait la différence. Il nous montre un monde difficile à vivre. Il fait chaud, moite, la nature n'est pas tendre avec l'Homme.

"Le ciel était une panse d'âne gonflée qui pendait très bas, menaçante, au-dessus des têtes. Le vent tiède et poisseux balayait les feuilles éparses et secouait violemment les bananiers rachitiques qui ornaient la façade de la mairie." (page 13).

Le docteur, qui fait aussi office de dentiste, entre en scène. Il
"pratiquait une étrange anesthésie verbale pour atténuer les douleurs de ses clients. [...]
- Tiens-toi tranquille, bordel ! Bas les pattes ! Je sais bien que ça fait mal. Mais à qui la faute, hein ? A moi ? Non : au gouvernement ! Enfonce-toi bien ça dans le crâne. C'est la faute au gouvernement si tu as les dents pourries et si tu as mal. La faute au gouvernement ! " (page 13).
Et voici qu'arrive le maire.
Mais n'allons pas trop vite.

Nous sommes à El Idilio, le mal nommé :
"El Idilio était resté deux ans sans autorité pour faire respecter la souveraineté de l'Equateur sur cette forêt où toute frontière est une vue de l'esprit, avant que le pouvoir central n'envoie le puni." (page 24).
Le puni, c'est donc le maire :
"Le maire, unique fonctionnaire, autorité suprême et représentant d'un pouvoir trop lointain pour inspirer la crainte, était un personnage obèse qui transpirait continuellement. [...] Depuis une époque impossible à préciser il vivait avec une indigène qu'il battait sauvagement en l'accusant de l'avoir ensorcelé, et tout le monde attendait le jour où la femme l'assassinerait. On prenait même les paris.
Dès le moment de son débarquement, sept ans auparavant, il s'était fait unanimement détester.
Il était arrivé avec la manie incompréhensible de lever des impôts sous des prétextes incompréhensibles." (pages 23-24)

Le train-train est interrompu par un cadavre qu'on amène. Les indiens sont accusés de l'avoir tués, mais un vieux, Antonio José Bolivar Proaño, tel un Sherlock Holmes Sud-Américain, démontre qu'il n'en est rien, et désigne un autre coupable. Et c'est le début de l'histoire à proprement parler, dont le vieux est le personnage principal.
"Antonio José Bolivar Proaño lisait des romans d'amour et le dentiste le ravitaillait à chacun de ses passages.
- Ils sont tristes ? demandait le vieux.
- A pleurer, certifiait le dentiste.
- Avec des gens qui s'aiment pour de bon ?
- Comme personne ne s'est jamais aimé.
- Et qui souffrent beaucoup ?
- J'ai bien cru que je ne pourrais pas le supporter.
A vrai dire, le docteur Rubincondo Loachamin ne lisait pas les romans.
Quand le vieux lui avait demandé de lui rendre ce service, en lui indiquant clairement ses préférences pour les souffrances, les amours désespérées et les fins heureuses, le dentiste avait senti que la tâche serait rude.
Il avait peut de se rendre ridicule en entrant dans une librairie de Guayaquil pour demander : « Donnez-moi un roman d'amour bien triste, avec des souffrances terribles et un happy end... » On le prendrait sûrement pour une vieille tante. Et puis il avait trouvé une solution inespérée dans un bordel du port." (pages 30-31).

Ce vieux est devenu un vieil habitué de la jungle et de ses dangers. Il traque parfois les serpents venimeux.
"Il savait s'en approcher en sifflant sur un ton aigu qui les désorientait, pour se retrouver finalement face à eux. Alors son bras répétait les mouvements du reptile jusqu'à ce que celui-ci, désorienté puis hypnotisé, finisse par répéter à son tour ces mouvements qui imitaient les siens... C'est à ce moment que l'autre bras intervenait, implacable." (page 45).


Un livre court, une histoire vivante, des personnages haut en couleur, une foule d'anecdotes (la méthode employée par certains vieux Indiens Shuars pour se suicider, les dangers du fleuve... et la méthode pour capturer les petits singes !).
Très sympathique !
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Message par kenavo Mar 12 Avr - 1:21

Images: Joëlle Jolivet

Luis Sepúlveda  A5572
Histoire d'une baleine blanche
Présentation de l’éditeur
Au large de la Patagonie une baleine blanche est chargée de protéger les morts mapuches puis, lorsque la fin des temps sera venue, de guider toutes les âmes au-delà de l'horizon. Tout est prévu et écrit dans le temps des mythologies. Cependant l'homme vit dans un monde où tout bouge et, au XIXème siècle, la chasse à la baleine se développe. La baleine blanche va devoir défendre son monde immobile contre ces prédateurs, en particulier le baleinier Essex du capitaine Achab. Elle va livrer une guerre sans merci aux baleiniers et devenir un grand mythe de la littérature.

Luis Sepúlveda nous raconte cette histoire du point de vue de la baleine blanche qui nous explique comment elle vit et s'intègre dans l'ordre du monde, ce qu'elle découvre des hommes, sa mission secrète, puis sa guerre et les mystères qu'elle protège. Enfin, c'est la mer qui nous parle.

Un texte beau et fort, avec un souffle épique. Du grand Sepúlveda.

Les images superbes de Joëlle Jolivet magnifient cette histoire.
Livre acheté déjà en 2019, il ne semblait jamais être le bon moment pour le lire.

Mais voilà que le sujet de la baleine est d’actualité, ainsi je l’ai ressortie de la PAL Wink

Et tout comme le dit la maison d’édition : c’est du grand Sepúlveda.

Raconter cette histoire du point de vue de la baleine change la donne. On s’éprend pour le destin de ces animaux, on s’approche beaucoup plus que par d’autres lectures… et on a de la peine pour eux.

Un moment triste de lecture… mais quelle belle plume !

Et je ne peux que plussoyer cette phrase de l’éditeur
Les images superbes de Joëlle Jolivet magnifient cette histoire.
Elles sont sublimes !

Luis Sepúlveda  Aaa455

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Message par kenavo Lun 12 Sep - 5:01

Luis Sepúlveda  Aa3565
Le Monde du bout du monde
Présentation de l’éditeur
Un garçon de seize ans lit Moby Dick et part chasser la baleine.
Un baleinier industriel japonais fait un étrange naufrage à l'extrême sud de la Patagonie.
Un journaliste chilien exilé à Hambourg mène l'enquête et ce retour sur les lieux de son adolescence lui fait rencontrer des personnages simples et hors du commun, tous amoureux de l'Antarctique et de ses paysages sauvages.
Il nous entraîne derrière l'inoubliable capitaine Nilssen, fils d'un marin danois et d'une Indienne Ona, parmi les récifs du Cap Horn, sur une mer hantée par les légendes des pirates et des Indiens disparus, vers des baleines redevenues mythiques.

"Le Monde du bout du monde a les vertus des coquillages de nacre que l’on colle à son oreille : la musique de ses phrases nous révèle le bruit sans âge de la mer."
Michèle GazierTélérama
Naturellement ce livre est arrivé sur mes étagères à cause du sujet de la baleine.

Et bien qu’elle y est, ce texte ne se limite pas à cela.

C’est marrant, à chaque fois que je découvre un nouveau texte de cet auteur, je réalise combien j’aime son écriture et à chaque fois je me dis qu’il faut que je lise plus de ses œuvres. Et à chaque fois je l’oublie par après.

Heureusement ce sont les baleines qui m’ont ramené vers lui.

Bien que cette fois-ci il s’agit de choses très tristes qu’il décrit.

Le petit jeune qui veut partir chasser la baleine après avoir lu Moby Dick… et ben, son réveil sera assez cruel et heureusement il réalise que ce travail n’est pas pour lui.

Malheureusement les baleiniers japonais que Sepúlveda décrit par après sont d’une réalité à rendre malade.

Quelques descriptions extras, des faits intéressants, mon séjour aux antipodes valait quand même le détour.

Luis Sepúlveda  A5599

existe avec deux images différentes en couverture
on peut choisir selon ses goûts Wink

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