Le Deal du moment :
PC portable Gamer 15,6” ERAZER DEPUTY P60 (144Hz ...
Voir le deal
999.99 €

Bronwen Wallace

Aller en bas

Bronwen Wallace Empty Bronwen Wallace

Message par kenavo Dim 24 Sep - 6:19

Bronwen Wallace A271

Bronwen Wallace est née en 1945 à Kingston, en Ontario, où elle a presque toujours vécu.

Publié à titre posthume, Si c’est ça l’amour est son seul recueil de textes en prose.

Elle est décédée en 1989.


Source : Editeur

_________________
Life is a lot like Jazz
Best when you improvise

George Gershwin
kenavo
kenavo

Messages : 31168
Date d'inscription : 29/11/2016

http://breizh-kenavo.blogspot.lu/

Revenir en haut Aller en bas

Bronwen Wallace Empty Re: Bronwen Wallace

Message par kenavo Dim 24 Sep - 6:20

Bronwen Wallace Aa123 / Bronwen Wallace Aaa90
People You'd Trust Your Life To / Si c’est ça l’amour
Présentation de l’éditeur
Dans ces onze nouvelles remarquables, Bronwen Wallace observe avec une maîtrise sans compromis notre humanité au quotidien. À l’instar de Timothy Findley ou d’Alice Munro, ses contemporains, elle use tantôt d’humour, tantôt d’imaginaire ou reste au contraire très ancrée dans la réalité, qu’elle applique sur la toile des jours par touches toujours savamment dosées. Qu’elle décrive la sensation inoubliable laissée par le ruissellement de l’eau sur la peau lors d’une journée torride, l’angoisse d’une mère en proie au doute devant le comportement de ses enfants adolescents ou le désespoir ravageur qui seul reste après la disparition de l’être aimé, il est impossible de ne pas être envoûté par ses personnages tant ils nous deviennent familiers en un clin d’œil.
Porteur avant tout d’un message de vie, Si c’est ça l’amour saisit le moment où le talent littéraire de l’auteure, trop tôt disparue, se révèle dans toute sa splendeur.
La maison d’édition Les Allusifs fait partie de celles que je consulte régulièrement concernant leurs nouveautés. Quelle bonne découverte fût ce recueil de nouvelles. Le grand bonheur entre deux couvertures !

Par moment j’ai dû penser aux femmes qu’on retrouve dans les nouvelles de Dorothy Parker.
Un peu malmené par la vie, elles ont souvent perdu leurs rêves en cours de route.

Bronwen Wallace partage dans toutes ses histoires un moment décisif. Ses héroïnes se rappellent quelques souvenirs de leur passé : la rencontre avec leur partenaire, la naissance de leurs enfants, leur quotidien entouré par trop de tâches qui ne leurs donnent pas de satisfaction…

Cela semble anodin mais la façon de l’auteur pour mettre en évidence ces instants est tout à fait extraordinaire.

Les nouvelles se ressemblent et sont quand même totalement différentes les unes des autres.

Mené avec une écriture fascinante, j’ai passé un moment passionnant avec ce livre drunken



Extrait :
Elle est presque parvenue à la boîte aux lettres quand une fillette surgit. De nulle part, semble-t-il à Lillian. Une petite fille en shorts bleus, vêtue d’un t-shirt blanc sur lequel Lillian peut voir avec une clarté époustouflante des taches de ketchup et de chocolat. Ce n’est qu’à ce moment qu’elle aperçoit les ballons, comme s’ils ne s’étaient pas trouvés là l’instant précédent, elle jurerait qu’ils n’y étaient pas. Un énorme bouquet, il y en a des rouges, des jaunes, des violets, des verts et des argentés, ils tirent sur le bras de la fillette avec une telle force qu’ils la soulèvent presque du trottoir, comme s’ils n’avaient le choix qu’entre prendre la fuite et l’emmener, elle, avec eux. Comme s’ils voulaient la prendre avec eux, nuage d’oiseaux fous qui pour une raison ou pour une autre l’ont choisie, elle comme amie. Mais la fillette n’est pas certaine, ça aussi, Lillian peut le voir, à l’expression de son visage et à l’effort qu’elle fait pour tenir bon.
C’est à cause de la lumière, tout ça bien sûr, Lillian le sait, tandis que l’enfant flotte vers elle. C’est la lumière qui fait tout ça, qui fait que les maisons et les arbres sont suspendus dans ce grand silence rose, et la petite fille aux ballons, et elle, Lillian, ses lettres à la main. Lillian et la petite fille, sur la rue rose à cette heure, volent l’une vers l’autre, leurs deux visages expriment, un très bref instant, exactement la même tristesse et exactement le même émerveillement.

_________________
Life is a lot like Jazz
Best when you improvise

George Gershwin
kenavo
kenavo

Messages : 31168
Date d'inscription : 29/11/2016

http://breizh-kenavo.blogspot.lu/

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum