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Message par Aeriale Ven 17 Nov - 10:04

Arabella a écrit:
Corps et âme / Ildiko Enyedi


A l'affiche - Page 14 Corps_10
[...]
Cela peut paraître peu attirant, mais c'est un film merveilleux, décalé, drôle, poétique, touchant. Les deux personnages principaux, solitaires, à part, qui se sont bâtis leurs forteresses où ils crèvent à petit feu, repartent dans un autre possible, grâce au rêve et à l'improbable. Les personnages sont stylisés, malgré un réalisme de façade, mais on est dans autre chose. C'est très juste sans viser la reproduction pure et simple. Un peu comme Kaurismäki, Ildiko Enyedi a un style bien à elle pour dessiner ses personnages. Elle a une façon de filmer magique, d'une grande sensualité.

Et le film, malgré une trame qui peut paraître simple, laisse au final plein de questions en suspens, comme la séquence finale.

Un des films qui m'auront le plus marqué cette année. Un immense bonheur.
Quel joli film, poétique et d'une grande sensibilité! Je n'y serais probablement pas allée sans l'avis d'@Arabella, et j'aurais vraiment raté quelque chose de spécial.

Les premières images sont frappantes. Un couple de cerf et d'une biche filmé dans une forêt perdue sous la neige. Ils cherchent de quoi manger, se frôlent sans se toucher, attendent on ne sait quoi dans leur monde impénétrable. On est fasciné par la beauté de ces scènes. Silence, douceur, noblesse.

Rupture totale d'atmosphère. On est dans un abattoir, les bêtes enchainées sont amenées dans des boxes, le regard interloqué nous fixe. Les scènes suivantes ne nous épargnent rien de la boucherie. Il faut s'accrocher et on se dit que demain on sera végétarien. Dureté, réalisme choc, barbarie humaine.

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Le film navigue entre ces deux univers: La version cruelle et parfois tordue (l'épisode des aphrodisiaques dans l'enclos des boeufs) et celle pure et onirique de la relation qui va unir (malgré eux, au début) les deux personnages principaux. Endre, le directeur, homme sensible et plutôt solitaire, à cette drôle de jeune femme Maria, contrôleuse réglementaire, psychorigide et fermée aux autres, qui se se retrouvent dans leurs rêves sous la forme d'un couple de cervidés.

Etrange, décalé, mais qui capte jusqu'à cette fin dont on pourrait parler longtemps tant elle laisse la porte ouverte. Comment font l'imaginaire et le réel lorsqu'ils se rejoignent? Peut-on vivre pleinement les deux? Maria est elle guérie de ses phobies? Oui et non semble dire la réalisatrice, certains troubles ne peuvent disparaître totalement, mais on peut construire autre chose sur la compréhension et la confiance en l'autre. Le merveilleux rire de Maria à la toute fin balaie à lui seul toutes les entraves!

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Merci pour le conseil, Arabella Very Happy
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Message par Queenie Ven 17 Nov - 14:23

Je vais essayer de le noter dans un coin et de ne pas l'oublier

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Message par Arabella Ven 17 Nov - 19:44

Merci de ton beau commentaire, @Aeriale. Un immense coup de coeur pour moi, alors que vraiment j'ai hésité à y aller.

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Message par Aeriale Sam 18 Nov - 10:53

Aeriale Queenie a écrit:Je vais essayer de le noter dans un coin et de ne pas l'oublier
Tache de le voir, oui! Il devrait te plaire. Enfin, je pense...

Arabella a écrit:Merci de ton beau commentaire, @Aeriale. Un immense coup de coeur pour moi, alors que vraiment j'ai hésité à y aller.
Surtout grâce à toi @Arabella,  je l'aurais loupé, c'est clair!

Cette histoire d'abattoir ne m'inspirait pas des masses. Il y a d'ailleurs des passages assez deg, mieux vaut regarder ailleurs. Mais le reste...Fou comme cette fille peut filmer aussi bien le plus barbare que le plus onirique.

Ces scènes d'ouverture dans la forêt sont sublimes! Et celles où Maria tente de sortir de son armure, apprivoise le toucher, se balade dans les jardins en découvrant des petits bonheurs touts simples comme les jets d'eau sur son visage sont vraiment très belles.

Et ce morceau de musique... drunken
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Message par Queenie Mar 21 Nov - 18:50

Aeriale a écrit:
Arabella a écrit:
Corps et âme / Ildiko Enyedi


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[...]
Cela peut paraître peu attirant, mais c'est un film merveilleux, décalé, drôle, poétique, touchant. Les deux personnages principaux, solitaires, à part, qui se sont bâtis leurs forteresses où ils crèvent à petit feu, repartent dans un autre possible, grâce au rêve et à l'improbable. Les personnages sont stylisés, malgré un réalisme de façade, mais on est dans autre chose. C'est très juste sans viser la reproduction pure et simple. Un peu comme Kaurismäki, Ildiko Enyedi a un style bien à elle pour dessiner ses personnages. Elle a une façon de filmer magique, d'une grande sensualité.

Et le film, malgré une trame qui peut paraître simple, laisse au final plein de questions en suspens, comme la séquence finale.

Un des films qui m'auront le plus marqué cette année. Un immense bonheur.
Quel joli film, poétique et d'une grande sensibilité! Je n'y serais probablement pas allée sans l'avis d'@Arabella, et j'aurais vraiment raté quelque chose de spécial.

Les premières images sont frappantes. Un couple de cerf et d'une biche filmé dans une forêt perdue sous la neige. Ils cherchent de quoi manger, se frôlent sans se toucher, attendent on ne sait quoi dans leur monde impénétrable. On est fasciné par la beauté de ces scènes. Silence, douceur, noblesse.

Rupture totale d'atmosphère. On est dans un abattoir, les bêtes enchainées sont amenées dans des boxes, le regard interloqué nous fixe. Les scènes suivantes ne nous épargnent rien de la boucherie. Il faut s'accrocher et on se dit que demain on sera végétarien. Dureté, réalisme choc, barbarie humaine.

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Le film navigue entre ces deux univers: La version cruelle et parfois tordue (l'épisode des aphrodisiaques dans l'enclos des boeufs) et celle pure et onirique de la relation qui va unir (malgré eux, au début) les deux personnages principaux. Endre, le directeur, homme sensible et plutôt solitaire, à cette drôle de jeune femme Maria, contrôleuse réglementaire, psychorigide et fermée aux autres, qui se se retrouvent dans leurs rêves sous la forme d'un couple de cervidés.

Etrange, décalé, mais qui capte jusqu'à cette fin dont on pourrait parler longtemps tant elle laisse la porte ouverte. Comment font l'imaginaire et le réel lorsqu'ils se rejoignent? Peut-on vivre pleinement les deux? Maria est elle guérie de ses phobies? Oui et non semble dire la réalisatrice, certains troubles ne peuvent disparaître totalement, mais on peut construire autre chose sur la compréhension et la confiance en l'autre. Le merveilleux rire de Maria à la toute fin balaie à lui seul toutes les entraves!

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Merci pour le conseil, Arabella Very Happy

J'ai fait l'erreur monumentale de croire que je n'étais pas si fatiguée que ça en ce moment, et qu'un film où ça ne fait pas boumboum dans tous les sens pour me tenir éveillée, ce serait possible.
Ben non.
Du coup, oui, j'ai dormi, de micro moments, deux-trois fois. Et là, il est 18h47 et je ne rêve que de mon lit.
Donc, ça ne vient pas forcément du film.
Il est exactement comme tout ce qu'on dit Aériale et Arabella. C'est étrange, doux, troublant. C'est une jolie histoire qui s'échappe des codes habituels.
Je l'ai apprécié sans être aussi que vous l'avez été. La fatigue ? Peut-être.

Les images des cerfs sont belles. J'aurais voulu qu'elles soient plus longues !

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Message par Queenie Mar 21 Nov - 18:53

Aeriale a écrit:

Et ce morceau de musique... drunken

Au début ,j'ai cru que c'était Shake Shake Go


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Message par darkanny Mer 22 Nov - 18:52

A l'affiche - Page 14 Prendr10



Le thème est on ne peut plus d'actualité.
Sandrine Bonnaire joue le rôle d'une employée dans une usine de textile qui délocalise et s'implante au Maroc.
On lui propose de partir moyennant indemnités (autrement dit elle est licenciée), ou alors elle accepte de partir travailler au Maroc, à Tanger avec toutes les contraintes économiques, sociales et culturelles que cela implique.

Une des scènes les plus savoureuses du film est celle où elle accepte de se "délocaliser".....
La DRH est absolument interloquée et lui demande ses raisons: elle répond simplement qu'elle veut continuer à travailler.

La responsable du syndicat l'engueule, ses collègues sont atterrées par sa décision sauf une, sa seule amie apparemment.

On se doute bien que ses raisons englobent un schéma de pensées beaucoup plus large et que sa décision est quelque chose d'abouti, même si elle se pare d'une certaine naïveté.

On la suit dans son arrivée à Tanger, dans son usine avec ses nouveaux collègues et dans le petit hôtel pension où elle séjourne.

C'est un euphémisme que de dire que rien n'est facile, mais elle s'accroche, en dépit de tout jusqu'au jour où....

C'est un film au ton juste, Sandrine Bonnaire affiche quelque fois un masque de grande dureté qui cède très rarement à un sourire bref qui l'illumine complètement.

C'est très actuel, sans complaisance aucune, j'ai bien aimé ce film, même si ce n'est pas pour autant un chef d'oeuvre, mais comme il n'y a plus beaucoup de chefs d'oeuvre, je suis sortie assez contente de l'avoir vu.

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Message par Aeriale Mer 22 Nov - 19:28

Queenie a écrit:Je l'ai apprécié sans être aussi que vous l'avez été. La fatigue ? Peut-être.
Dommage @Queenie, mais c'est sûr que c'est un film tout en lenteur et sans effets spéciaux. Il faut être en condition sinon on peut s'assoupir et rater des trucs :-)

De mon côté, après We need to talk about Kevin (Excellent) j'attendais celui ci avec impatience. Et...Bof bof.

-A beautiful day-
A l'affiche - Page 14 16956010

Joe est un vétéran marqué par la guerre (d'Irak?) Il vit de boulots illicites (on le devine  tueur à gages) et revient dormir chez sa mère, vieille et à demi folle. On devine une relation étrange entre eux, une enfance traumatisante (des flashs back nous le suggèrent mais rien n'est vraiment explicite) qui a dû laisser des traces vu sa propension aux jeux masochistes. Sa violence masque bien sûr beaucoup de fêlures.

A l'affiche - Page 14 Images12

Un jour, son commanditaire l'appelle pour une sombre histoire de prostitution enfantine. La fille d'un futur gouverneur a été enlevée, il est mandaté pour la ramener. S'ensuit alors une cavalcade infernale, Joe abattant les pions comme d'autres jouent aux échecs. Ca fait beaucoup de morts et surtout de sang.

A l'affiche - Page 14 640_be10

Lynne Ramsay aime le flou, les retours en arrières et les énigmes pas toujours résolues. Elle laisse quelques indices, campe ses personnages habités dans un passé tortueux et laisse le spectateur libre d'interpréter. C'est extrêmement bien filmé, la bande son dissonante de Jonny Greewood (du groupe Radiohead) colle à l'atmosphère lourde et oppressante. On est immergés dans le mental tortueux du héros, au point que la vision en soit parfois difficile.

Alors oui, la mise en scène est royale, et Joachim Poenix grandiose, mais il m'a manqué quelque chose. J'aurais préféré un peu plus de profondeur et un peu moins d'effets. Certains sont inutiles, trop voyants. J'ai vu qu'on le comparait à Taxi Driver ou Drive. Pour moi, il en reste quand même bien loin! Déçue dans l'ensemble silent
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Message par Aeriale Ven 1 Déc - 7:39

-Marvin ou la belle éducation-

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Dans "En finir avec Eddy Bellegueule, Edouard Louis racontait comment il avait fui sa famille, homophobe et frustre, pour devenir un autre. Le film d'Anne Fontaine reprend les mêmes thèmes: exclusion, intolérance, difficulté de vivre sa différence, et nous livre un portait sensible et juste.

Marvin sous les trais de Finnegan Oldfield, retourne sur son enfance au moyen de nombreux flash back auxquels le jeune Jules Poirier apporte beaucoup de fraîcheur et d'émotion. Vincent Macaigne, lui, joue le rôle du protecteur, celui qui va l'aider à se réaliser et l'inciter à raconter son parcours sur les planches (ainsi que Catherine Mouchet, la principale de son collège) Il est épatant, assez loin de ce qu'il joue d'habitude mais incroyablement convaincant. Tous les acteurs le sont plus ou moins d'ailleurs, j'ai juste trouvé que le film s'étirait un peu trop parfois. Mais l'ensemble mérite bien le détour! Un très bon moment.

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Message par Arabella Dim 3 Déc - 18:45

Ex libris / Frederick Wiseman


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Frederick Wiseman s'attaque dans ce documentaire à la New York Public Library. Immense bibliothèque, qui en plus de prestigieux locaux dans le centre, rayonne sur de nombreuses annexes dans des quartiers moins favorisés. Lieu de savoir, mais aussi de partage, assumant un rôle de cohésion sociale et d'ouverture à la société et à toutes les formes d'expression. Mais le film montre à quel point cela peut être fragile : la bibliothèque dépend de financements, dont la moitié sont privés, et qui peuvent à tout moment, surtout les publics, être diminué du jour au lendemain. Il faut donc non seulement faire des choses, mais le faire savoir, démontrer son utilité.

Entre idéalisme, ambition et réalisme, dans une permanente remise en cause, Frederick Wiseman nous livre un portrait fascinant d'un lieu de savoir, de culture, d'émancipation, mais aussi de solidarité et d'accompagnement pour les plus fragiles, à travers des soutiens scolaires, des programmes d'accès à Internet pour tous les publics etc. Nous entrevoyons aussi ce que sont les bibliothèques du XXIe siècle en devenir : les livres certes, mais tellement d'autres missions maintenant, d'autres moyens de permettre l'accès au savoir, à la réflexion. Passionnant.

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Message par kenavo Lun 4 Déc - 5:29

depuis que j'ai lu ton commentaire sur FB, j'ai recherché la BA, des extraits... cela semble être un docu vraiment extra... je vais dénicher où je peux le voir Very Happy

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Message par Arabella Lun 4 Déc - 8:44

Je pense que c'est un film pour toi. Elle fait rêver cette bibliothèque, on aimerait y travailler.

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Message par Arabella Lun 4 Déc - 21:06

Bangkok Nites / Katsuya Tomita



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Nous sommes à Bangkok, dans un quartier de prostitution réservé aux Japonais. Les filles parlent japonais, et rêvent d'un riche client qui leur donnerait assez d'argent pour ouvrir un restaurant. Certaines ont même épousé un Japonais, mais l'idée de partir vivre là-bas ne les emballe pas vraiment.
Luck, une des reines de ce petit monde rencontre par hasard un ex licent, Ozawa. Il est fauché, mais quelque chose l'attache à lui. Au point que lorsqu'il doit partir au Laos pour quelques temps, elle en profite pour l'amener dans son village natal, qui se trouve près de la frontière. Ozawa découvre un autre monde, et une autre Luck. Son voyage au Laos lui fait aussi prendre conscience d'une autre manière de l'histoire de ces pays.

Katsuya Tomita a son style de mise en scène, sa façon de construire un récit, sans grand chose de romanesque, au plus près des gens et de leur quotidien, sans que cela empêche une vision plus large et plus complexe. La plupart des acteurs de son film sont des non professionnels, et en tout premier lieu l'actrice principale qui joue Luck. Le metteur en scène joue Ozawa. Le film a pris plusieurs années pour être tourné, une immersion dans le pays étant la condition nécessaire.

C'est très fort et dense, jamais facile, même si cela semble évident à chaque moment. Un cinéma personnel et signifiant, très loin des stéréotypes et des images touristiques.

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Message par kenavo Mar 5 Déc - 6:03

Arabella a écrit:Elle fait rêver cette bibliothèque, on aimerait y travailler.
c'est ce que je me suis dit pendant que j'ai regardé les extraits Wink

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Message par Aeriale Lun 18 Déc - 15:34

-Le crime de l'Orient Express-

A l'affiche - Page 14 09885310

L'intrigue, tout le monde ou presque la connait. Hercule Poirot embarqué dans l'Orient express alors qu'un meurtre est commis et que le suspect est forcément un des treize passagers. (J'avais par contre oublié l'histoire de l'avalanche, si elle existe réellement dans le roman)

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Je ne m'attendais pas à quelque chose d'extraordinaire, plus ou moins ce que j'y ai vu au travers de la bande annonce, et trouver un film consensuel ( nous étions nombreux) en ce moment n'est pas facile. Je n'ai pas été déçue, donc.

Comme prévu, de très belles images, bien qu'elles fassent parfois carton pâte, mais cela fait partie du jeu. Tout comme le luxe, et la débauche de moyens auxquels Branagh fait appel. Si on ajoute la pléiade d'acteurs, de Johnny Depp à Pénélope Cruz ou Michelle Pfieffer, en passant par William Dafoe, on peut dire que le résultat est plus ou moins garanti. Sans surprise, mais honnête donc. L'univers très chic et la british touch sont bien là.

A l'affiche - Page 14 Le-cri10

Par contre j'ai trouvé le discours de Kenneth Branagh sur la fin un peu neu neu. Il aurait pu terminer sur une pirouette plus malicieuse, comme il en a l'habitude, mais il a préféré nous montrer un héros désabusé et bien pensant, presque à l'opposé de l'image haute en couleurs du Poirot que l'on connait. C'est son droit, ceci dit, mais ça m'a paru tomber à plat!

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